DE KOUCHNER A ZELENSKY, 50 ANS DE TRAFICS EN TOUS GENRES ET D'IMPUNITE DE LA GAUCHE CAVIAR

Derrière les façades respectables de l’humanitaire, de la culture et du pouvoir républicain, se dessine un entrelacs de relations, de silences et de protections qui interroge la cohérence morale de certaines élites françaises. Autour de figures controversées comme Bernard Kouchner, fondateur de Médecins Sans Frontières et ancien ministre de la santé, gravitent des personnalités issues du monde politique, médiatique et artistique — Jack Lang, Daniel Cohn-Bendit, Pierre Bergé — dont les parcours croisent, à des degrés divers, polémiques publiques, des pétitions sulfureuses et des affaires judiciaires retentissantes. Allant des relations sexuelles décadentes aux trafics d'enfants et d'organes, tout est bon pour cette caste de haute mafia pour qui le profit prime sur la morale.

Je n’entends pas satisfaire ici la chronologie des scandales ni de l’indignation sélective. J’examine la permanence d’un entre-soi, la force des solidarités implicites et la capacité d’un système à absorber les crises sans jamais se réformer en profondeur ni être inquiété par la justice. Des tribunes publiées dans Le Monde ou Libération aux révélations sur l’affaire Olivier Duhamel, des controverses entourant un réseau de prédateurs allant de Kouchner à Zelensky en passant par le Club Le Siècle jusqu'aux ramifications internationales évoquant Jeffrey Epstein, il s’agit de questionner moins des faits isolés que la structure relationnelle qui les relie.

L’enjeu n’est pas seulement moral, il est institutionnel. Comment des cercles où se côtoient ministres, éditorialistes, grands patrons et magistrats ont-ils pu voir surgir, à répétition, des affaires mêlant abus sexuels, complaisances idéologiques, trafics d’influences, d'êtres humains et d'organes, détournements de fonds et silences prolongés ? Pourquoi certaines trajectoires politiques semblent-elles imperméables aux tempêtes médiatiques qui emporteraient n’importe quelle autre carrière ? À travers l’étude de ces réseaux, de leurs points de contact et de leurs zones d’ombre, se pose une question plus large d’un pouvoir occulte mondial qui se protège lui-même, au nom d’une solidarité de caste plus forte que l’exigence de vérité.

Le Réseau d’Influence de Bernard Kouchner

Le parcours de Bernard Kouchner illustre à lui seul la constitution d’un capital d’influence rare dans la vie publique française. Cofondateur de Médecins Sans Frontières en 1971, puis de Médecins du Monde, il a bâti une légitimité morale fondée sur l’humanitaire avant d’entrer durablement au gouvernement comme secrétaire d’État à l’Action Humanitaire (1988), ministre de la Santé (1992-1993, 1997-1999), administrateur civil de l’ONU au Kosovo (1999-2001), puis ministre des Affaires étrangères sous Nicolas Sarkozy de 2007 à 2010. Cette trajectoire transpartisane, allant de la gauche mitterrandienne à l’ouverture sarkozyste, lui a permis de tisser des liens durables au sommet de l’État comme dans les sphères diplomatiques et médiatiques, consolidant une position d’interface entre morale humanitaire et realpolitik.

Cependant autour de lui gravitait un réseau dense mêlant responsables politiques, figures culturelles et acteurs médiatiques controversés comme Jack Lang, Daniel Cohn-Bendit, Frédéric Mitterrand, ou encore Pierre Bergé, copropriétaire du journal Le Monde à partir de 2010. Ce maillage entre pouvoir exécutif, monde associatif, grandes rédactions et mécénat culturel constituait un écosystème où notoriété, respectabilité et relais d’opinion se renforçaient mutuellement mais aussi rempli de pédophiles notoires, dont les actes et les affaires sordides ont été couverts et ignorés par les cercles de pouvoir. Sans qu’il soit nécessaire d’invoquer une quelconque conspiration, c’est bien la logique d’un milieu structuré capable d’imposer ses narrations, de neutraliser certaines controverses et de protéger ses figures centrales qui apparaît en filigrane de ces décennies de vie publique. 

Cohn-Bendit ou quand la transgression devenait doctrine

Daniel Cohn-Bendit, alors député européen est l’auteur d'un texte publié en 1975, où il évoquait son activité d'éducateur dans un jardin d'enfants "alternatif" à Francfort dans ces termes : "Il m'était arrivé plusieurs fois que certains gosses ouvrent ma braguette et commencent à me chatouiller. Je réagissais de manière différente selon les circonstances, mais leur désir me posait un problème. Je leur demandais : "Pourquoi ne jouez-vous pas ensemble, pourquoi m'avez-vous choisi, moi, et pas les autres gosses ?" Mais s'ils insistaient, je les caressais quand même", écrivait-il dans son livre. Un aveu public et pourtant jamais inquiété par la justice. Pourtant, malgré la controverse récurrente autour de ces écrits, il n’a jamais été poursuivi sur cette base et a poursuivi une carrière politique de premier plan, notamment comme député européen, revenant sur la scène française avec une notoriété intacte.

En janvier 1977, une pétition défendant les relations sexuelles entre adultes et enfants a été publiée dans "le Monde", le 26 janvier 1977, mais aussi dans "Libération". Rédigée par Gabriel Matzneff, elle était notamment signée par 69 (sic) personnes, dont Gilles et Fanny Deleuze, Bernard Muldworf (médecin psychiatre et psychanalyste), Philippe Sollers, Simone de Beauvoir, Louis Aragon, Roland Barthes, Guy Hocquenghem, Gabriel Matzneff, Cohn-Bendit, Jack Lang ou encore Bernard Kouchner.  Pourquoi et comment des figures associées à un tel texte ont-elles pu, par la suite, accéder ou se maintenir aux plus hautes fonctions publiques sans que cet épisode n’entrave durablement leur trajectoire ?

Dans ce même numéro, dans un difficile exercice d'introspection collective intitulé "Libé en écho d'un vertige commun", Sorj Chalandon revenait sur la manière dont Libération avait traité la question de la pédophilie, n'éludant rien du passé. Il rappelait ainsi qu'en juin 1981 était publiée dans Libé une interview d'un certain Benoît, titrée « Câlins enfantins ». Dans celle-ci, il racontait : "Je faisais un cunnilingus à une amie. Sa fille, âgée de cinq ans, paraissait dormir dans son petit lit mitoyen. Quand j'ai eu fini, la petite s'est placée sur le dos en écartant les cuisses et, très sérieusement, me dit "à mon tour, maintenant". Elle était adorable. Nos rapports se sont poursuivis pendant trois ans. » Précédée d'une phrase d'un journaliste, qui écrivait alors : "Quand Benoît parle des enfants, ses yeux sombres de pâtre grec s'embrasent de tendresse." écrivait le journaliste.

Ce qui frappe rétrospectivement, ce n’est pas seulement la publication de tels propos, mais l’écosystème qui les a rendus possibles. Autour de ces tribunes, de ces pétitions et de ces entretiens gravitait une frange d’élites politico-culturelles, la "gauche caviar" se réclamant d’un progressisme mondain, sûre de sa supériorité morale et installée aux commandes des grands médias, des maisons d’édition et des institutions culturelles. Cette gauche des salons, donneuse de leçons sur l’émancipation et la modernité, occupait alors les lieux de légitimation symbolique où elle signait, publiait, commentait et surtout se protégeait.

Dans ce climat idéologique des années 1970-1980, de nombreuses transgressions furent enveloppées d’un vernis théorique — libération des mœurs, critique de la morale chrétienne, refus de l’ordre établi — qui contribua à brouiller les repères fondamentaux. Des textes ignobles furent diffusés, des tribunes ouvertes et des propos relativisés. La frontière entre provocation intellectuelle et irresponsabilité morale fut souvent franchie sans que les gardiens autoproclamés du progrès n’y voient matière à rupture. Or, à ce stade de compromission, ce n’est pas l’existence d’un complot qu’il faut interroger, mais celle d’un milieu, d’un entre-soi culturel et politique capable d’imposer ses codes, de neutraliser les critiques et de redéfinir temporairement l’acceptable. Lorsque l’histoire a fini par trancher, ce même milieu a su réécrire sa propre mémoire, transformant les complaisances d’hier en simples "erreurs d’époque".

Pierre Bergé, le parrain du progressisme mondain

Au sommet de cet entre-soi ne se trouvaient pas seulement des signataires ou des tribuns, mais aussi des figures capables d’articuler pouvoir financier, influence médiatique et autorité culturelle. Car un milieu ne se maintient pas sans pivots et il lui faut des mécènes, des stratèges, des hommes d’appareil en mesure de relier les sphères artistiques, politique et journalistique, à l'instar d'un Epstein. C’est là qu’apparaît une personnalité centrale, dont le rôle dépasse celui d’un simple compagnon de route et qui incarne, à lui seul, la jonction entre argent, culture et pouvoir, tel que Pierre Bergé.

Milliardaire, mécène et compagnon d’Yves Saint Laurent, il a été au cœur de nombreuses controverses au cours de sa vie, notamment liées à des accusations de comportements sexuels inappropriés et à une implication politique affirmée dans certains cercles militants LGBT. Il était également propriétaire, avec Yves Saint Laurent, du Jardin Majorelle à Marrakech, acquis en 1985. Selon des révélations faites par Fabrice Thomas, ancien amant d'Yves Saint Laurent et de Pierre Bergé, dans son livre "Saint Laurent et moi : une histoire intime" (2017), la villa aurait été un lieu de rencontres dépravées, décrit comme une "villégiature sexuelle, une de plus" pour le couple. L’auteur évoque des rapports avec des jeunes hommes marocains, qu’il qualifie de "beaux et gentils", et rapporte une scène où un employé de la villa serait impliqué dans une relation avec un adolescent prépubère. Il cite aussi une déclaration d’Yves Saint Laurent affirmant que le jardin était "les Tuileries de Marrakech", suggérant une fonction de lieu de rencontre libre. Mais des témoignages, notamment de Thomas et d’un ancien chauffeur, décrivent des pratiques sadomasochistes et un environnement de "domination sexuelle" dans le cercle proche de Bergé. Il est décrit comme un homme "malade sexuellement" et "prédateur". Or, durant toute sa vie, Pierre Bergé a bénéficié d’une impunité notable, malgré des allégations graves, en partie due à son influence politique, économique (propriétaire du journal Le Monde), et à son statut de figure emblématique du monde gay et des droits LGBTQ+.

Pierre Bergé,  également fondateur et président de la "Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent", est une figure qui semble se situer à l’intersection de plusieurs scandales. Notamment avec en premier lieu, l’édition d’un livre "la Vilaine lulu". La Vilaine Lulu est un album de bandes dessinées, publié en 1967 par Yves Saint Laurent, présenté comme un recueil de « Contes pour enfants sadiques ou avancés » destinée aux adultes.  L'héroïne, Lulu, est une petite fille capricieuse, narcissique et cruelle, dont les aventures incluent des meurtres, des viols, des tortures, des sacrifices humains, notamment d'enfants, et des scènes d'abus sexuel. L'œuvre met en scène des rituels sataniques, des rites anticatholiques, et des actes de pédocriminalité idéalisés, comme l'exploitation sexuelle d'enfants ou leur enlèvement pour des fins rituelles. L'auteur précise dans une note liminaire que "toute ressemblance avec des personnes qui existent ou qui ont existé est parfaitement voulue. Toutes ces aventures ont été tirées de faits réels", ce qui a renforcé les interprétations selon lesquelles l'œuvre constitue une apologie de la pédophilie et du satanisme.  Bien que certains la présentent comme une satire mordante de la société contemporaine, d'autres, y compris des sites spécialisés, la qualifient d’initiation au satanisme et à la pédophilie, soulignant son contenu extrêmement violent et choquant. Rééditée en 2002 puis 2010, l'œuvre reste disponible en librairie. Comme quoi, il ne faut pas aller bien loin, les réseaux pédophiles sont toujours implantés en France. Pays qui mérite donc cette étiquette de "Pedoland Mondial".

Pierre Bergé, pendant des années, a aussi partagé sa vie avec Madison Cox, un paysagiste américain d’origine française, dont le rôle dans l’aménagement de l’île d’Epstein - à la fois lieu de prédation et de corruption - n'a été que partiellement exposé. Madison Cox, héritier et veuf de Pierre Bergé, figure bien dans le célèbre "petit carnet noir" de Jeffrey Epstein, avec plusieurs numéros de téléphone et une adresse professionnelle à New York. Cette présence témoigne d'une connaissance ou d'un contact social au sein des cercles élitistes que fréquentait Epstein. Cox, qui a été vice-président de la "Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent", a joué un rôle dans cette île maudite, un terrain où les pratiques illégales, les abus sexuels et les manipulations ont eu lieu sous l’égide d’Epstein. Quelle a été la véritable nature de leur partenariat et quel rôle ces individus ont-ils joué dans l’exploitation d’innocentes victimes ?

Jack Lang entre scandales médiatiques et silences judiciaires

Jack Lang aussi est régulièrement associé à des rumeurs liées à la pédophilie, à des affaires compromettantes comme celle de la villa Majorelle à Marrakech, propriété d’Yves Saint Laurent et de Pierre Bergé, dans des contextes de supposées fêtes pédophiles. Ces déclarations ont émergé principalement en 2011, après les déclarations de Luc Ferry sur Canal+, affirmant qu’un ancien ministre français avait été surpris dans une "partouze" avec des mineurs au Maroc. En 2013, le magazine VSD a publié un article basé sur un rapport d’enquête non classée, affirmant que des témoignages, dont un prêtre français, avaient évoqué des "prostitution de mineurs" à la villa Majorelle, où Jack Lang était "régulièrement invité", mais l’enquête a été classée sans suite en 2012. Un lieu de rencontres discrètes et controversées pour l'élite internationale, soulève pourtant des questions persistantes sur ses liens avec des activités occultes et des réseaux de prédation sexuelle.

Bien que le nom de Jack Lang ait été cité directement par le Général Holleindre, l’accusant d’avoir participé à un viol ainsi qu’un meurtre sur un enfant retrouvé la tête enfouie dans un sceau d’excréments, il n’est jamais devenu la cible principale de la justice. Mieux, ce parasite mondain et décadent, au même titre que sa fille Caroline, abondamment mentionné par Epstein, s’est vu offrir la présidence de l’IMA (Institut du Monde Arabe) - un poste opportunément transformé en sinécure à 9 000 euros mensuels - avec une générosité nouvelle et suspecte, puisque son prédécesseur, Renaud Muselier, assumait la fonction à titre bénévole. 

Déjà en 1982, des enfants venus du Coral sont recueillis par une voisine et parlent de pratiques pédophiles où était mêlé Jack Lang. Le Coral (centre autogéré accueillant enfants et jeunes adultes en difficulté encadrés par des professionnels aux méthodes éducatives alternatives ) installé dans une ancienne exploitation agricole à Aimargues, dans le Gard, à 30 km de Nîmes, se retrouve au cœur d’une affaire judiciaire. Le Coral est fondé au milieu des années 1970, à l'initiative du psychiatre Jean-François Reverzy, par Claude et Marie Sigala, ainsi que Gilbert Mignacca. Des actes de pédophilie s’y seraient déroulés. En juillet 1977, Marc, un jeune pensionnaire de dix ans, a été découvert sans vie, la tête immergée dans un seau rempli d'eau d’excréments. Une expertise médicale a déterminé qu'il avait été sodomisé, il présentait également des vertèbres cervicales cassées. Malgré les soupçons désignant Jean-Pierre Lanez, l'affaire est classée sans suite. Une plainte est déposée par des parents de pensionnaires. 

Un homme, Jean-Claude Krief, qui a séjourné en observation dans ce lieu de vie, évoque même l’existence d’un véritable réseau pédophile. Selon lui, la pédophilie serait largement pratiquée au Coral, et le centre accueillerait également des pervers venus de divers horizons, qui viendraient y abuser des mineurs hébergés. Krief accuse Claude Sigala et deux autres éducateurs de pratiques sexuelles sur des mineurs séjournant au Coral. Selon ses dénonciations, un trafic de photos pédopornographiques transiterait par le Coral, ou y serait organisé. La rumeur parle bientôt d'abus sexuels commis, en particulier, sur des mineurs trisomiques. Jean-Claude Krief transmet aux policiers une liste de personnalités, politiques ou intellectuelles dont il prétend qu'elles sont liées à l'affaire du Coral. Jack Lang, alors Ministre de la Culture, fait partie des personnes citées, de même que le Magistrat Jean-Pierre Rosenczveig, conseiller au cabinet de la secrétaire d'État à la Famille Georgina Dufoix. La presse s’empare de l’affaire, et l’on parle vite des "ballets bleus du Coral", des noms de personnalités apparaissent dans le dossier, et l’opinion s’émeut. La justice, quant à elle, ne cherche pas bien loin les responsables.

Les liens entre Jack Lang, la villa Majorelle, Jeffrey Epstein et Pierre Bergé restent entourés de suspicion, notamment en raison de la générosité présumée d’Epstein envers Lang et sa famille, et du fait que sa fille Caroline a voyagé dans la villa d’Epstein à Miami en 2014. Caroline Lang a fondé en 2016, avec Jeffrey Epstein, une société offshore, Prytanee LLC, domiciliée aux Îles Vierges américaines. Cette entreprise, révélée par les documents du dossier Epstein publiés par Mediapart, était censée servir à l’acquisition d’œuvres d’art de jeunes artistes. Les parts de la société étaient réparties à 50 % entre Epstein et Caroline Lang, bien que les fonds proviennent uniquement de Epstein via sa société, la Southern Trust Company.

Xavier Niel - entre Silences éditoriaux et puissances financières

À la suite de Pierre Bergé, Xavier Niel a aussi repris le flambeau du Monde, ce journal si souvent brandi comme référence morale, mais qui n’a jamais daigné publier autre chose que des discours soigneusement alignés sur les intérêts de ses milliardaires actionnaires – sans jamais creuser leurs petites affaires croustillantes. Quant Bill Gates, a largement soutenu le titre via des financements conséquents de sa fondation pour Le Monde Afrique (environ 500 000 € par an pendant des années), une manne qui, coïncidence heureuse, semble avoir garanti l’absence totale d’enquêtes fouineuses sur ses propres "folies" philanthropiques ou vaccinales. L’indépendance de la presse, ça se sanctuarise parfois à coups de 5 000 euros mensuels en liquide non déclarés, qui l’eût cru ?

Evoquons donc aussi cette autre figure de ces réseaux, Xavier Niel, qui a bâti son empire sur le "Minitel rose" avant de révolutionner les télécoms avec Free, a encore dans son CV une petite virée carcérale à la Santé en 2004, où il a goûté un mois de préventive pour proxénétisme aggravé lié à ses investissements dans des peep-shows parisiens et strasbourgeois – accusation balayée par un non-lieu en 2005, ouf de soulagement. Reste qu’en 2006, le Tribunal correctionnel de Paris l’a quand même condamné à deux ans avec sursis et 250 000 euros d’amende pour recel d’abus de biens sociaux, après avoir tranquillement palpé des liasses en cash prélevées sur des recettes non déclarées de sex-shops. Pas de quoi fouetter un chat pour un milliardaire qui, entre deux deals, a épousé la fille de Bernard Arnault, histoire de s’installer confortablement dans le gotha du CAC 40.

Et cerise sur le gâteau ou comble du cynisme, la société Free, l'opérateur de Xavier Niel – ce même Niel qui a fini par posséder Le Monde pour mieux sermonner sur la vertu républicaine –, se retrouve pointé du doigt comme l'un des plus gros hébergeurs mondiaux de contenus pédopornographiques, avec des accusations récurrentes (notamment d'ONG comme le NCMEC ou des rapports IWF) selon lesquelles dl.free.fr et d'autres services abriteraient une part massive des images et vidéos d'abus sur enfants signalées globalement, plaçant la France parmi les pires pays européens pour l'hébergement de ces horreurs.

Et pendant ce temps, ce sont les internautes lambda, les parents, les ados, qui se voient imposer des vérifications d'identité et de majorité ultra-intrusives pour accéder à des sites de réseaux sociaux – tout ça au nom de la " protection de l'enfance en danger". On protège les enfants en traquant les citoyens ordinaires, mais on laisse traîner des années durant des millions de fichiers criminels sur des serveurs français sans que l'État ne semble pressé de forcer un nettoyage radical. Priorités inversées, morale à géométrie variable, censure des contenus, identification des alerteurs, mais liberté totale pour les promoteurs de la pédophilie… Bienvenue dans la France du XXIe siècle, où le business du haut débit prime sur la morale publique qu'on prétend défendre. 

Kouchner et Olivier Duhamel dans un Scandale de Pédocriminalité à Haut Niveau

Pour revenir à Kouchner, il est important aussi de noter que cette affaire prend une ampleur encore plus grave avec les révélations concernant Olivier Duhamel, chroniqueur et homme politique français, accusé d’avoir abusé d'Victor Kouchner, fils de Bernard Kouchner. Le politologue Olivier Duhamel, président du club depuis novembre 2019, a dû démissionner précipitamment après que sa belle-fille, Camille Kouchner, a publié "La Familia Grande" (Seuil, 7 janvier 2021), l’accusant d’avoir commis des agressions sexuelles incestueuses sur son frère jumeau adolescent dans les années 1980. Ce témoignage a révélé que plusieurs proches d’Olivier Duhamel, dont les administrateurs Marc Guillaume (préfet, secrétaire général du gouvernement) et Jean Veil (avocat), connaissaient ces faits depuis des années sans jamais alerter ni agir au sein du cénacle. Ces deux derniers ont également démissionné du conseil d’administration en février 2021 mais n’ont jamais été inquiétés par la justice.

Il faut rappeler que, légalement, des fonctions comme celles d’avocat ou de préfet entraînent une obligation stricte de signaler tout crime ou délit dont ils ont connaissance, sous peine de sanctions pénales pouvant aller jusqu’à trois ans de prison et 45 000 € d’amende (article 434-1 du Code pénal). Dans le contexte de l’affaire Duhamel, le fait que des administrateurs du Club des juristes, en l’occurrence Jean Veil et Marc Guillaume, aient été informés des abus présumés sans alerter la justice, illustre l’enjeu non seulement éthique mais aussi juridique où le silence de ces figures publiques, même dans un cadre privé ou associatif, pose la question de la responsabilité directe de ceux qui détiennent le pouvoir de protéger les victimes et de faire respecter la loi.

L’affaire, bien que prescrite pénalement, a provoqué un séisme médiatique et symbolique, renforçant l’image d’un entre-soi élitiste protégeant ses membres même face aux crimes les plus graves. Ce scandale, qui a éclaté en 2020, est l’un des plus terrifiants de la décennie, car il met en lumière l’impunité de figures influentes, au sein de cercles élitaires et politiques, qui ont longtemps opéré dans l’ombre. L’impact de cette affaire a été d’autant plus profond que Duhamel était président du très sélect club Le Siècle, qui réunit des figures majeures du monde politique, économique et médiatique français.

Derrière les dîners feutrés du Club Le Siècle, où ministres, patrons et éditorialistes se pressent pour sceller alliances et protections mutuelles, se cache un écosystème plus sombre de la "gauche caviar". Ici, l’argent et le sexe ne sont pas des accessoires, mais des moteurs  où primes gonflées, flux financiers opaques, détournements de fonds et comportements sexuels reprochés circulent librement dans des réseaux fermés, où les grandes écoles et clubs parisiens dictent les règles de l’accès et de la protection. Face à ces pratiques, la justice ne reste pas neutre puisqu'elle s’oriente, prescrit et classe sans suite, effaçant les conséquences pénales des affaires les plus graves.

Gauche caviar, entre-soi et impunité 

La "gauche caviar" n’a pas seulement érigé l’entre-soi en règle puisqu’elle a transformé les marches du pouvoir en machine à protéger ses membres. Harcèlement, agressions et abus sexuels sont abonnés aux classements sans suite, prescriptions et non-lieux. La justice, loin d’être aveugle, se plie aux réseaux et à la notoriété, effaçant systématiquement les conséquences pénales. Flux financiers opaques, primes gonflées, recrutements abusifs et comportements sexuels déviants circulent dans un réseau fermé de grandes écoles, clubs et cercles médiatiques parisiens. Ici, argent et sexe ne sont pas de simples moteurs, mais des garanties de survie et de promotion sociale. La notoriété et l’endogamie suffisent à protéger les carrières, maintenir invisibles les pratiques scandaleuses et consolider un entre-soi où le pouvoir se reproduit et s’abrite derrière le vernis de la respectabilité, impunément.

Dès les années 1990, l’affaire de la MNEF éclabousse Dominique Strauss-Kahn, mis en cause en 1999 pour des rémunérations contestées (il sera finalement relaxé en 2001) ; une décennie plus tard, en 2011, l’affaire du Sofitel de New York précipite sa chute du FMI et pulvérise les ambitions présidentielles de celui que tout un réseau médiatico-politique présentait comme l’évidence réformiste. 

Quand à Bertrand Delanoë - qui a fait son coming-out publiquement le 22 novembre 1998 dans l’émission "Zone interdite" sur M6 -, il était très soutenu politiquement par Pierre Bergé aux élections municipales à Paris en 2001 et 2008. La mécanique de l’entre-soi de la gauche caviar s’exprime encore pleinement puisque les collaborateurs sont issus des mêmes grandes écoles, clubs et réseaux parisiens, formant un écosystème fermé où les irrégularités financières (primes excessives, recrutements abusifs) restent sans sanction pénale. Le contraste est saisissant entre le discours public de rigueur et les pratiques internes tolérées puisque les critiques administratives et les rapports financiers existent, mais la légitimité politique et médiatique du microcosme demeure intacte, et la circulation des acteurs à travers ces réseaux élitistes continue sans obstacle.

L’affaire Denis Baupin illustre à nouveau ce fonctionnement de l’entre-soi au sein d’une gauche urbaine et élitiste. Entre 1998 et 2014, huit élues et collaboratrices d’Europe Écologie Les Verts ont dénoncé harcèlements et agressions sexuelles, des témoignages rendus publics le 9 mai 2016 par France Inter et Mediapart, et corroborés par la présence de nouvelles plaignantes comme Véronique Haché, ancienne conseillère de Bertrand Delanoë. La révélation a déclenché une onde de choc ; alors Baupin, photographié quelques mois plus tôt participants à une campagne contre les violences faites aux femmes, démissionne de la vice-présidence de l’Assemblée Nationale et se met en retrait du groupe écologiste tout en conservant son mandat de député. Malgré la gravité des accusations et le dépôt de plusieurs plaintes en juin 2016, le parquet de Paris ouvre seulement une enquête préliminaire et, le 6 mars 2017, l’affaire est classée sans suite pour prescription.

L’exemple de Nicolas Hulot illustre également une dynamique similaire puisqu’il fut mis en examen en 2022 pour agression sexuelle, harcèlement et abus d’autorité ; et l’ancien ministre de l’Écologie voit l’enquête classée sans suite en 2023 pour prescription. Aucun jugement n’a été rendu, et les faits n’ont pas donné lieu à condamnation. Comme dans d’autres affaires touchant des personnalités de la gauche urbaine et médiatique, cela montre comment, dans ces cercles très exposés mais fortement connectés, des accusations graves peuvent rester sans conséquence pénale.

Dans ce marécage, les dîners annuels du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France) ne sont qu’un exemple parmi d’autres de l’entre-soi parisien. Ministres, chefs de partis, éditorialistes et grands patrons s’y pressent chaque année, transformant un événement communautaire en passage obligé du pouvoir et de l’influence. À l’image du club Le Siècle, ces lieux fonctionnent selon la même logique où chacun protège l’autre, du moment qu’il est adoubé par ses pairs et intégré au réseau. Les alliances, indulgences et protections mutuelles qui s’y nouent échappent au regard des électeurs, et instaurent un système où notoriété, endogamie et approbation sociale suffisent à neutraliser critiques, scandales et contraintes judiciaires. Dans ce microcosme, les règles de la morale et de la loi ne s’appliquent qu’au-dehors ; à l’intérieur, elles sont modulables selon le rang et le cercle d’appartenance.

L’affaire Alain Jakubowicz illustre cruellement le décalage entre prestige moral et choix professionnels. Alors président de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme de 2010 à 2017, il a accepté de défendre Nordahl Lelandais, déjà identifié comme principal suspect dans l’enlèvement et le meurtre de la petite Maëlys, âgée de huit ans. Défendre un pédocriminel de cette gravité, au moment où l’affaire occupait l’ensemble de l’attention médiatique, a provoqué un choc moral considérable ! Comment un avocat jusque-là identifié à la lutte contre les discriminations pouvait-il légitimer la défense d’un assassin pédophile ? Ce choix met en lumière le cynisme du microcosme élitiste où la notoriété et les réseaux peuvent neutraliser le poids moral des actes, et rappelle que dans cet entre-soi, même la défense des pires crimes peut se justifier par la protection du statut et des affiliations sociales.

Plus proche de nous, il y a les affaires sexuelles des membres de la communauté "Gauche Caviar", systématiquement classées sans suite, comme celles de Patrick Bruel (Maurice Benguigui de son vrai nom) qui a fait l’objet en 2019 de plaintes pour exhibition sexuelle et harcèlement. L’enquête préliminaire a été classée sans suite en 2021 faute d’infraction caractérisée. Celle aussi de Richard Berry (Richard Élie Benguigui, de son vrai nom lui aussi) qui a été mis en examen en 2021 après des accusations d’inceste formulées par sa fille. En 2022, la justice a prononcé un non-lieu, estimant les faits prescrits et les charges insuffisantes ; ou encore celle concernant Ari Abittan, mis en examen en 2021 pour viol mais pour qui en 2023, la justice a aussi prononcé un non-lieu, considérant que les éléments ne permettaient pas de caractériser une infraction pénale. 

Et que dire de cette collusion concernant Gabriel Attal et Stéphane Séjourné qui ont été en couple par le passé. Et dont Séjourné a été nommé ministre de l’Europe et des Affaires étrangères en janvier 2024, au moment où Attal devenait Premier ministre. Mais ils n’étaient plus en couple au moment de ces nominations, et aucune procédure ni enquête ne vise l’un ou l’autre… Normal ! Puisque la magistrature française est tenue par le Syndicat de la magistrature, qui est classé très à gauche et revendique une vision progressiste de la justice. D'ailleurs en 2013, l’affaire du "mur des cons" éclate concernant ce syndicat après la diffusion d’images montrant dans ses locaux un panneau satirique affichant entres autres des personnalités politiques, principalement de droite. L’affaire provoque un scandale majeur sur l’impartialité perçue d’une partie du corps judiciaire.

Pris isolément, chaque épisode peut sembler anecdotique ou juridiquement soldé ; mis bout à bout, ils dessinent le portrait d’un écosystème où la frontière entre vertu proclamée et confort personnel se brouille sans cesse. On s’indigne publiquement, on moralise à l’Assemblée, on convoque les grands principes puis l’on se retrouve aux mêmes tables, dans les mêmes dîners, au sein des mêmes cercles, pour protéger les siens et préserver la mécanique d’un pouvoir socialement homogène. Cette "gauche caviar" ne règne pas par la clandestinité, mais par la cooptation permanente d'une élite qui parle au nom du peuple tout en vivant, décidant et se couvrant entre pairs.

Les réseaux secrets de la nomenklatura française

Le Club Le Siècle, fondé en 1944, réunit chaque mois 500 à 600 membres triés sur le volet : hauts fonctionnaires, patrons du CAC 40, dirigeants médiatiques, politiques et magistrats. Derrière ses salons feutrés de l’Automobile Club de France, place de la Concorde, se tisse depuis des décennies le cœur discret de la nomenklatura française, un réseau où cooptation, pantouflage et collusions politico-médiatiques façonnent le pouvoir réel. Critiqué pour son opacité et son rôle dans les conflits d’intérêts structurels, Le Siècle n’a jamais cessé d’alimenter les suspicions  entre financements occultes, protections mutuelles, et, selon certains observateurs, couverture d’affaires scandaleuses.

Plus qu’un simple club, c’est une machine de reproduction sociale et politique, où chaque invité ou membre valide le statut des autres et scelle la protection mutuelle. Les scandales judiciaires ou médiatiques s’y diluent entre les affaires de corruption, de détournements de fonds ou même d’abus graves sont tolérées, neutralisées par la hiérarchie implicite et la notoriété des participants. Le Siècle fonctionne comme un miroir hexagonal du groupe Bilderberg avec confidentialité stricte, échanges informels entre décideurs, influence invisible, mais à échelle nationale et permanente. Ici, le pouvoir n’est pas contesté mais se célèbre, se protège et se transmet.

Le réseau s’étend au-delà des frontières et plusieurs membres sont liés à des intérêts économiques en Ukraine, depuis Total Energies, BNP Paribas, Vinci, jusqu’aux grands groupes médiatiques comme Lagardère ou Dassault. Avant et après l’invasion russe du 24 février 2022, ces acteurs ont soutenu politiquement et économiquement la souveraineté ukrainienne, tout en préservant des positions stratégiques et des flux financiers dans la région. Les médias détenus ou influencés par Le Siècle ont contribué à façonner un narratif occidental dominant : soutien inconditionnel à Kiev, critique systématique de Moscou, consolidation de l’hégémonie culturelle et économique de leurs réseaux.

En définitive, Le Siècle incarne l’archétype de l’entre-soi français élitiste, un pouvoir invisible, opaque et impuni, où argent, influence et alliances personnelles dictent la marche des affaires nationales et internationales, et où chaque scandale ou conflit d’intérêts se dissout dans le maillage serré d’une élite qui parle au nom du peuple tout en se protégeant entre pairs.

Tout comme lors des diners annuels du CRIF, derrière les tables garnies et les discours convenus, se joue une mécanique d’entre-soi qui garantit la reproduction des réseaux d’influence, la circulation fluide des carrières et la protection des siens face aux scandales. Et les alliances nouées lors de ces dîners influencent les décisions politiques et économiques, façonnant un pouvoir informel mais total, où le poids de la notoriété et des relations l’emporte sur la loi et la morale.

Au fil des années, ces rendez-vous sont devenus un passage obligé pour quiconque aspire à l’élite française avec présence médiatique garantie, approbation sociale, et validation symbolique de son intégration au cercle du pouvoir. L’entre-soi de ces réseaux fonctionne sur le même modèle que celui révélé par l’affaire Epstein : confidentialité stricte, circulation des acteurs au sommet, validation sociale réciproque et neutralisation implicite des critiques. Là où Epstein concentrait le pouvoir sur des opportunités sexuelles et financières personnelles, le CRIF, Le Siècle et leurs dîners structurent l’influence politique, médiatique et économique, mais la logique de l’élite fermée et auto-protectrice reste comparable. Et les membres de ces clubs  partagent des connexions transnationales qui traversent les frontières de la France, s’étendant à l’Europe, et jusque dans des zones d’instabilité comme l’Ukraine. 

Ces clubs, en tant que réseau élitiste transpartisan (milliardaires, hauts fonctionnaires, dirigeants politiques, diplomates), reflète globalement le consensus occidental dominant soutenant plus la souveraineté ukrainienne que française, et l'aide militaire et humanitaire via l’UE/OTAN, tout en persistant avec des sanctions contre la Russie qui ont pourtant ruinée l'industrie européenne. Plusieurs membres ou anciens membres occupent ou ont occupé des postes clés influençant la politique française vis-à-vis de l’Ukraine. Et des patrons de grands groupes français actifs en Ukraine avant et pendant la guerre (Total Energies, BNP Paribas, Vinci, etc.) maintiennent des intérêts économiques là-bas, même si beaucoup ont réduit leurs activités post-2022 en raison des sanctions et des risques.

À des milliers de kilomètres, le MEGAGROUP dirigé par Leslie Wexner, et rendu tristement célèbre par la proximité avec Jeffrey Epstein, fonctionne selon un principe similaire : rassemblement d’élites extrêmement riches et influentes dans un espace fermé, validation mutuelle des statuts et des privilèges, protection interne des membres, et manipulation des opportunités financières et sociales. Le parallèle avec les clubs français tels que le CRIF ou encore Le siècle est saisissant puisque dans tous ces cas, la règle est la même et l’entre-soi prime sur la loi, la notoriété sur l’éthique, et le réseau protège ses membres, qu’il s’agisse de ministres français, de grands patrons ou de multimilliardaires américains. Les frontières entre sphères publique et privée s’effacent ; l’opacité devient la norme, et les scandales, qu’ils soient financiers, politiques ou moraux, se diluent dans le tissu serré du réseau. La concentration de pouvoir et de privilèges est totale, et le regard extérieur, qu’il soit judiciaire, médiatique ou citoyen, peine à pénétrer ces cercles.

Et les connexions entre ces clubs et les élites ukrainiennes, notamment au sein du gouvernement de Zelensky, ne sont pas accidentelles. Le passage de certaines figures de ces "Clubs" dans les cercles du pouvoir ukrainien a été facilité par des intérêts communs et des objectifs géopolitiques partagés. La question qui se pose est de savoir quel est le rôle exact de ces réseaux dans la montée au pouvoir de Zelensky et l'ascension de ses conseillers les plus proches, comme Andriy Yermak, un homme aux allures de chef de guerre, mais dont les connexions avec des pratiques occultes soulèvent plus d'interrogations qu’elles ne résolvent de mystères ?

Rappelez-vous que les réseaux d’influence de Bernard Kouchner ne se limitaient pas à la diplomatie ou à l’humanitaire classique ; ils se prolongent dans les zones de conflit où se mêlent intérêts politiques, économiques et humanitaires. Ces connexions transnationales, tissées avec des décideurs européens, des ONG et des acteurs privés, offrent un accès privilégié à des informations stratégiques mais aussi à des situations où la vulnérabilité extrême des populations peut être instrumentalisée. Le scandale de "la Maison Jaune" au Kosovo illustre tragiquement ce mécanisme où des kidnappings, assassinats et trafic d’organes de prisonniers de guerre ont été rendus possibles dans un contexte où des réseaux internationaux pouvaient fermer les yeux ou manipuler les flux d’information. 

De même, les crises récentes en Ukraine montrent que ces chaînes d’influence se prolongent dans d’autres zones de guerre, où trafics, corruption et exploitation humaine continuent de prospérer, souvent sous le regard complice ou distrait d’élites politiques et financières, dont certains membres sont du même cercle que Kouchner. Cette continuité révèle une logique systémique  entre les réseaux humanitaires et diplomatiques, quand ils s’entrelacent avec des intérêts privés et stratégiques, et deviennent des vecteurs involontaires ou directs de zones grises où l’impunité et les abus se côtoient.

Mais le scandale du dossier Epstein ne s’arrête pas aux frontières américaines puisque l’ombre du Royaume-Uni, d'Israël et de leurs services de renseignement planent lourdement sur le dossier, tandis que des connexions troubles affleurent du côté de l’Ukraine et de l’Iran, dessinant une cartographie inquiétante des complicités silencieuses. En France, la riposte semble tristement familière puisqu'on cherche un fusible commode, tel Jack Lang, pour préserver le cœur d’une caste qui se serre les coudes. Cette mécanique rappelle furieusement l’époque post-Kosovo, lorsque les zones d’ombre entourant l’action de Bernard Kouchner furent ensevelies sous des couches de dénégations diplomatiques et d’indignations sélectives. À force de faire bloc pour étouffer ce qui dérange, l’Europe rejoue le même scénario d’opacité et d’autoprotection, au risque d’un retour de flamme brutal, sachant que chaque affaire dissimulée creuse un peu plus le fossé entre les institutions et des citoyens déjà lassés des vérités à géométrie variable.

La Maison Jaune fut le premier Épicentre du trafic d’organes

Le nom de Maison Jaune désigne une installation située à proximité de Rath et Kukës, une région du nord du Kosovo, qui aurait servi de site pour des opérations de trafic d'organes, impliquant des civils albanais et serbes, en grande partie des prisonniers de guerre. Le lieu a été surnommé "la Maison Jaune" en raison de sa couleur vive, utilisée comme centre opérationnel pour la mise en place de réseaux d’exploitation humaine.

Les déclarations selon lesquelles des prisonniers de guerre, des civils et des réfugiés auraient été kidnappés, tués, et leurs organes prélevés pour être vendus sur le marché noir sont au cœur de ce scandale. En 2008, le Conseil de l’Europe, sous la direction du rapporteur Dick Marty, a publié un rapport accablant affirmant que des membres de l'Armée de libération du Kosovo (UCK), alliée de l’OTAN durant le conflit, étaient responsables de ce trafic. Selon le rapport, des organes, dont des reins et des cœurs, ont été extraits de manière illégale et ont été vendus à des prix exorbitants dans des cliniques privées en Europe de l’Ouest et dans d’autres pays. 

Au-delà des responsables immédiats au Kosovo, le scandale de la Maison Jaune mettait déjà en lumière des réseaux d’élites européennes et israéliennes ayant bénéficié de ce commerce sordide. Les grandes puissances internationales impliquées dans la guerre du Kosovo ont, d’une manière ou d’une autre, fermé les yeux sur les atrocités commises. Le nom de Pierre Bergé a aussi été lié à des affaires de manipulation politique en Europe et de trafic d’organes, notamment par son engagement avec des personnalités controversées et des réseaux financiers. De plus, des accusations font état de l’implication de Kouchner dans un réseau d’intérêt personnel qui l’a amené à se lier à des personnalités suspectes.

Cette affaire n’est pas isolée, mais représente l’un des nombreux cas où des réseaux d’influence politiques et financiers ont exploité des situations de guerre pour alimenter des pratiques criminelles et des réseaux de prostitution. Le trafic d’organes, la vente de corps et la disparition d’enfants au Kosovo ne sont que des exemples parmi tant d’autres dans des zones de guerre où les puissants jouent avec la vie des plus vulnérables.

De la Maison Jaune à l’île Saint James

Les parallèles entre la Maison Jaune (Yellow House) au Kosovo et l’île de Little Saint James (l’île d’Epstein - mer des caraïbes) sont frappants et révèlent des mécanismes similaires de prédation humaine à l’échelle internationale, souvent évoqués dans les analyses critiques ou les enquêtes géopolitiques. Les deux sites sont des espaces isolés, soigneusement choisis pour leur discrétion et leur inaccessibilité. Une ferme reculée en pleine campagne près de la frontière albanaise pour la Maison Jaune, une île privée fortifiée dans les Caraïbes pour Little Saint James. Cette isolation physique garantit le secret et le contrôle absolu des activités qui s’y déroulent, empêchant toute intrusion extérieure et limitant les risques de divulgation.

Dans les deux contextes, ces lieux ont fonctionné comme des hubs de trafic et d’exploitation extrême d'humains. Dans les deux cas, les corps sont transformés en marchandises. Soit en organes, soit en services sexuels, mais réduisant l’humain à une valeur économique ou symbolique. Cette analogie met en lumière une logique systémique où la déshumanisation est organisée et protégée par des réseaux d’impunité. Les acteurs qui dirigent ces sites ne sont pas de simples criminels isolés ; ils opèrent à l’intersection de l’argent, du pouvoir et de la diplomatie, bénéficiant de soutiens ou de complicités au sein des élites locales et internationales. Les victimes, au contraire, restent invisibles et vulnérables, tandis que les opérateurs de ces hubs exploitent les crises — guerres, instabilités politiques, isolement géographique — pour consolider leur pouvoir et leur richesse.

Ainsi, que ce soit au Kosovo ou dans les Caraïbes, en France ou en Ukraine, ces lieux incarnent une même logique de prédation globale où l’horreur est organisée, normalisée et protégée, et les élites qui gravitent autour de ces réseaux continuent à bénéficier de leur prestige et de leur respectabilité, tout en fermant les yeux sur les crimes qu’ils facilitent. Cette continuité de méthodes et de protection des coupables montre que les scandales du Kosovo et de l’île d’Epstein ne sont pas des anomalies, mais des exemples de ce que l’on pourrait appeler un écosystème transnational de prédation humaine.

Et ces scandales ne sont pas des épisodes isolés ou récents. Ils s’inscrivent dans au moins cinquante ans de trafics d’êtres humains, d’enfants et d’organes, un continuum qui dépasse largement les affaires Epstein ou Kouchner. Derrière les visages médiatiques et les institutions respectables se cache un réseau d’acteurs de l’ombre, constamment renouvelé, capable d’adapter ses méthodes et ses relais pour rendre chaque conflit ou crise encore plus profitable. 

Tout comme Bernard Kouchner, d'autres figures politiques et économiques - dont beaucoup sont d’obédience juive (ce sont les faits et non une opinion) - et ayant eu des liens avec des personnes puissantes, font l'objet de graves soupçons concernant des liens avec ces réseaux criminels. Il est aussi important de rappeler que la logique de ce trafic dépasse le cadre de quelques affaires individuelles puisque certains rapports et enquêtes sur le marché noir des organes suggèrent que des réseaux transnationaux - en grande partie contrôlés par des acteurs issus de communautés juives dans le secteur médical et financier - ont constitué ce que certains qualifient de la plus grande banque d’organes au monde, alimentant à la fois les transplantations illégales et un commerce extrêmement lucratif. Ce constat illustre à quel point ces réseaux criminels se sont sophistiqués, se réinventent constamment et prospèrent dans l’opacité, en tirant profit de conflits. 

Du Kosovo à l’Ukraine, en passant par Gaza, les mêmes réseaux de décideurs, diplomates, patrons de grandes entreprises et acteurs humanitaires jouent un rôle dans des circuits opaques où se croisent intérêts financiers, trafic d’influence et, selon des rapports et témoignages, pratiques criminelles extrêmes. Les populations les plus fragiles — prisonniers, réfugiés, enfants — deviennent alors des marchandises, des corps ou des données à monnayer, tandis que les élites se repaissent de ces crises pour consolider leur pouvoir, étendre leurs connexions et transformer l’horreur en profit.

Le trafic d’organes, la disparition d’enfants, la manipulation humanitaire ne sont pas des anomalies isolées et représentent l’expression la plus cynique d’un système où les vices et les profits se nourrissent mutuellement. Les guerres, les catastrophes et les instabilités politiques sont exploitées comme des instruments de pouvoir et de gains, et l’impunité qui entoure ces réseaux garantit la reproduction d’un cycle sans fin.

Dans ce monde, les prédateurs ne sont pas seulement des criminels isolés, ils sont intégrés à un écosystème global, capable de masquer, protéger et normaliser l’exploitation humaine sous le vernis de l’humanitaire, de la diplomatie et de l’influence politique. Il est grand temps de mettre en lumière ces prédateurs invisibles, de dévoiler leurs circuits et leurs complicités, afin de comprendre l’ampleur réelle d’un système qui prospère depuis des décennies sur la misère et la vulnérabilité humaine.

Phil BROQ.

Blog de l'éveillé







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