L' AGONIE ET LE VICE
Depuis quelques jours, des documents franchement embarrassants, sinon incriminants, circulent. Officiellement, bien sûr, rien de "concluant". Officieusement, rien de vraiment étonnant non plus. Des listes, des liens, des fréquentations. Des carnets d’adresses qui respirent moins la justice sociale que le champagne tiède, la cocaïne et les fins de soirée imbriquées entre gens très recommandables. Mais surtout, surtout, pas de conclusions hâtives. Il ne faudrait pas réfléchir trop fort. Penser, recouper, relier les points serait déjà un comportement douteux. Presque une faute civique. L’exercice critique est toléré tant qu’il reste abstrait, théorique, inoffensif. Dès qu’il commence à désigner des cercles, des noms ou des habitudes alors là, il devient subversif. Il n’y a pourtant rien de subversif dans tout cela. Aucun appel à la violence. Aucune haine. Seulement des faits, des documents, des correspondances et des questions. Et si ces éléments suffisent à déclencher la censu...