PAR ORMUZ CHUTERA LA BÊTE...

Ce 11 mars 2026, l'Iran a prononcé un avertissement qui a figé les salles de marché de la planète entière. Les banques sont désormais des cibles ! Plus seulement les bases militaires américaines ou israéliennes, pas les centres de commandements ou les pipelines. Les banques ! Ces centres nerveux de l'économie mondiale. Et si vous pensez que cela ne vous concerne pas, vous avez tort ! Ce qui se passe là-bas frappe déjà notre portefeuille, notre loyer, le prix du plein d'essence. Et ce que les médias de propagande ne disent pas, c'est exactement ce qu'on va décortiquer maintenant.

Commençons par remettre les pendules à l'heure parce que chaque fois que l’on entend parler de ce conflit, on nous présente l'Iran comme étant l'agresseur. Mais voilà ce que les grands médias passent sous silence. C'est que ce sont les États-Unis et les sionistes qui ont frappé en premier. Le 28 février dernier, les forces américaines et israéliennes ont lancé des frappes coordonnées sur l'Iran dans ce que Washington a appelé l'opération "Epic Fury". Plusieurs villes iraniennes touchées simultanément, en perpétrant dès la première heure des crimes de guerre en bombardant volontairement écoles et hôpitaux, et parmi les cibles il y avait aussi une banque iranienne, où des employés et des clients civils ont été tués à l'intérieur.

L'Iran n’a pas déclenché cette guerre. Bien au contraire, il était assis à la table des négociations à Genève pendant que les américains et les sionistes leur ont mis, une fois encore, un coup de couteau dans le dos. C’est pour cela que l'Iran répond avec une riposte à la hauteur de l’agression subie. Mais ce que n’avaient pas prévus les fous de guerre, c’est que sa réponse persiste et s’amplifie encore, 11 jours après le début des premières frappes et vient redéfinir toutes les règles de ce conflit, d'une façon que personne n'avait anticipé. 

Le porte-parole du quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution iraniens, a publié une déclaration formelle ce mercredi 11 mars, stipulant que : "l'ennemi lui avait donné « carte blanche » pour cibler les centres économiques et les banques appartenant aux États-Unis et à Israël dans la région, après une frappe israélo-américaine qui a tué des employés d'une banque de Téhéran". Encore un crime de guerre ! Et l'agence iranienne Tasnim a également publié une liste de "futures cibles" incluant des entreprises technologiques américaines comme Amazon, Google, Microsoft, IBM, Oracle et Nvidia. Puis est venue une deuxième phrase. Une phrase qui a fait l'effet d'une bombe sur tous les écrans de trading de la planète : "La population de la région ne devrait pas se trouver à moins d'un kilomètre des banques."  Lisez ça encore une fois ! Ce n'est pas de la rhétorique, ce n'est pas de la pression psychologique, c'est un avertissement opérationnel. L'Iran vient d'annoncer officiellement où ses prochaines frappes pourraient tomber et la largeur des cratères à venir, donc des munitions employées. Et en réaction, plusieurs multinationales, dont Deloitte et PwC, ont évacué leur personnel des Émirats Arabes Unis, notamment à Dubaï, tandis que HSBC a fermé provisoirement ses agences au Qatar.

Et pourquoi est-ce que ça change tout ? Parce que jusqu'ici la logique de cette guerre suivait un schéma prévisible et "conventionnel" de la part des iraniens. Semaine 1, ce sont les bases militaires américaines dans cinq pays du Golfe qui sont détruites en représailles de l’attaque illégale et des crimes de guerres commis le 28 février 2026. Semaine 2, ce sont les raffineries, les pipelines et le couloir de navigation commerciale du Détroit d’Ormuz qui sont mis hors service. Mais en ce 11ème jour, ce sont les institutions financières et technologiques qui entrent officiellement dans le viseur. Ce n'est pas de l'improvisation que nous voyons là, c'est une campagne délibérément séquencée, pensée stratégiquement et parfaitement maitrisée de la part de l'Iran. Chaque phase élargit la définition de ce qui est une cible légitime et cette progression révèle quelque chose de beaucoup plus sophistiqué qu'une simple riposte militaire à l’arrogante et ignoble folie sanguinaire d’Israël via les USA.

Ce que l'Iran a compris depuis longtemps, mais que beaucoup d’observateurs n'ont pas encore saisi, c’est qu'il ne veut pas égaler la puissance de feu conventionnelle des États-Unis et d'Israël, et encore moins voir apparaitre des armes nucléaires dans cette zone. Mais gagner l'échange militaire n’est plus le seul objectif ! Leur véritable volonté, à présent, c'est de rendre le coût de la poursuite de cette guerre suffisamment élevé pour que la pression monte partout en occident et ce, depuis des endroits inattendus. Mais qui sont les véritables organes décisionnaires de cette escalade meurtrière. C’est-à-dire, les salles de marché, les banques centrales, les conseils d'administration et le système bancaire frauduleux qui va de New York à Londres. Ainsi, déclarer les banques comme cible est précisément le mécanisme conçu pour générer ce type de pression. Celle que les gouvernements ne peuvent pas absorber en silence ni expliquer dans un communiqué de presse.

Et Dubaï est au cœur de tout ça ! Ce n'est pas juste une ville artificielle, faite de gratte-ciel et de désert, où les influenceurs viennent cacher leur argent sans payer d’impôts. C'est surtout la colonne vertébrale financière de tout le Golfe, avec des centaines de bureaux de banques internationales, des fonds souverains gérant des milliers de milliards de dollars. JP Morgan, HSBC, Standard Chartered, etc., et qui sont tous ancrés dans les Émirats. Avant ce 11 mars, Dubaï était proche de cette guerre. Après, Dubaï est dedans. D’ailleurs, deux drones iraniens ont encore frappé près de l'aéroport international de Dubaï ce matin même du 12 mars 2026. Confirmant l’incapacité des américains à protéger ses alliées. Pire, ils les mettent désormais en danger lorsque les infrastructures vitales sont touchées comme avec les usines de désalinisation ou les raffineries. Et on n'a même pas encore parlé de la dimension la plus dangereuse de cette attaque contre les banques ; et aucune caméra ne peut la filmer ou même voir.

Parce que lorsque l'Iran dit que les banques sont des cibles, la plupart des gens imaginent des missiles qui frappent des bâtiments. C'est une version de la menace immédiate que l’on peut voir depuis un satellite, mais ce n'est pas la plus dangereuse. La plus pernicieuse et destructrice - surtout pour Dubaï qui n’existe que pour soustraire les économies publiques occidentales et les rediriger vers des comptes privés - se passe sur des serveurs, dans des réseaux de paiement, sur des lignes de codes algorithmiques ; et elle a déjà commencé. 

Adam Myers, responsable des opérations chez Crowd Strike, a confirmé cette semaine que sa société suit déjà des acteurs alignés, des hackeurs travaillant avec l'Iran, en train d'effectuer des reconnaissances numériques contre des cibles financières. Son évaluation des tentatives était précise. Ces comportements pressentent donc des opérations beaucoup plus agressives. Sophos avait déjà émis une alerte formelle le 1er mars avertissant d'un risque immédiat d'opérations perturbatrices contre les services financiers. L'unité 42 de Palo Alto Networks a aussi confirmé une montée en puissance de l'activité de piratage et averti que des groupes pourraient "escalader" les architectures bancaires dans les prochaines semaines. Et la CISA qui surveille les infrastructures de paiement dans 40 pays a déclaré explicitement cette semaine que des cyberattaques contre les banques du Golfe sont maintenant un scénario de haute probabilité. Pas théorique mais de "haute probabilité".

Alors à quoi ressemblerait concrètement une cyberattaque iranienne contre une banque ? La première passe d’arme, c’est l'attaque par déni de service (DNS). C’est une cyberattaque qui exploite les vulnérabilités du Système de noms de domaine (DNS), un composant essentiel d’Internet qui traduit les noms de domaine (comme "exemple.com") en adresses IP. Ces attaques visent à perturber, compromettre ou détourner la résolution des noms de domaine, ce qui peut entraîner des conséquences graves comme l’accès à des sites malveillants, le vol de données ou la paralysie de services. C’est noyer les serveurs d'une banque sous un tel flux de trafic que des millions de clients ne peuvent plus accéder à leur compte. L'Iran l'a déjà fait. Entre 2011 et 2013, des hackers liés aux Gardiens de la Révolution ont frappé 46 grandes institutions financières américaines avec jusqu'à 140 gigabits de données parasites par seconde. Bank of America, Capital One, le New York Stock Exchange, ont toutes déjà été ciblées. Ces banques ont dépensé des dizaines de millions de dollars en remédiation et en remise en état de leur réseau. Or, c'était il y a plus d'une décennie et les capacités iraniennes ont considérablement évolué depuis.

En matière de piratage, il y a le choix entre le DNS Hijacking, lorsque l’attaquant redirige les requêtes DNS vers des sites frauduleux, souvent pour voler des identifiants ou des informations financières ; ou le DNS Spoofing, lorsque le cache d’un serveur DNS est infecté par des informations fausses, faisant croire à l’utilisateur qu’il accède à un site légitime alors qu’il est dirigé vers un site contrôlé par l’attaquant ; mais aussi, le DNS Flood, lorsqu’un serveur DNS est submergé par un volume énorme de requêtes malveillantes, rendant le service inaccessible ; également, le DNS Tunneling, lorsque les données malveillantes sont encapsulées dans les requêtes DNS pour contourner les pare-feux ou exfiltrer des données ; ou encore, l’attaque DDoS par amplification DNS, lorsque l’attaquant exploite des serveurs DNS ouverts pour générer un trafic massif ciblant une victime, provoquant un déni de service. Mais l'attaque DDoS (Distributed Denial of Service, ou déni de service distribué), c'est presque la version gentille des cyber-attaques, car le DNS, conçu pour la convivialité et non la sécurité, reste une cible privilégiée pour les cybercriminels en raison de son rôle central dans le fonctionnement d’Internet.

Ce qui doit vraiment inquiéter les occidentaux, c'est le mot que les experts en cybersécurité prononcent à voix basse depuis le début de ce conflit : Wiper. Un "wiper" est un type de logiciel malveillant dont l'objectif principal est de détruire définitivement les données sur un système informatique, rendant les fichiers inaccessibles et souvent le système entier inutilisable. Contrairement au "ransomware", qui chiffre les données en échange d'une rançon, un wiper ne vise pas à générer un profit, mais plutôt à causer des dommages irréversibles, souvent dans un but de sabotage, de destruction de preuves ou de perturbation stratégique. Un logiciel malveillant de type "wiper" ne vole pas tes données. Il ne les chiffre pas pour demander une rançon, il les détruit définitivement. Il efface directement tous les systèmes bancaires de base et rend toute récupération impossible sans reconstruction totale. C’est un outil de destruction informatique irréversible.

L'Iran possède aujourd'hui plus de 15 familles distinctes de malwares wiper selon la société Anomali. Ces outils ont déjà été déployés contre Saudi Aramco, les réseaux gouvernementaux albanais et des sociétés énergétiques israéliennes. Les noms de ces armes numériques sont ZeroCleare, Meteor, Dustman, Deadwood. Et la CISA, une certification internationale reconnue dans le domaine de l’audit, du contrôle et de la sécurité des systèmes d’information. Elle est délivrée par ISACA (Information Systems Audit and Control Association), une organisation fondée en 1969 et présente dans plus de 180 pays. Elle a défini le scénario de risque maximum, le déploiement d'un wiper contre une institution financière du Golfe ou n'importe quelle perturbation de la connectivité SWIFT - Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication - un réseau de messagerie sécurisé utilisé par les banques et institutions financières comme des chambres de compensation, des bourses et des négociants en valeurs mobilières du monde entier pour échanger des messages liés aux transactions financières, notamment les virements internationaux. 

SWIFT est une coopérative bancaire créé en 1973 (suite, comme par hasard, au choc pétrolier) détenue par ses membres, qui élisent un conseil d’administration de 25 membres pour diriger l’organisation. Le réseau relie 11 000 institutions financières dans 200 pays. Il est supervisé par les banques centrales des pays du G10 (Allemagne, Belgique, Canada, États-Unis, France, Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suisse, Suède), la Banque centrale européenne et la Banque nationale de Belgique, qui en est le superviseur principal. Or, SWIFT, c'est la tuyauterie par laquelle circulent tous les paiements internationaux et particulièrement ceux de l’occident. Si cette tuyauterie est perturbée dans le Golfe, ça ne restera pas dans le Golfe !

Petit aparté pour bien comprendre les mécanismes financiers et la dette qu’ont les USA envers les sionistes : Le choc pétrolier de 1973 n’a pas seulement secoué l’économie mondiale, il en a surtout redessiné l’architecture. La crise générée par Israël a, de fait, contraint le reste du monde à avaler la pilule des pétrodollars d’un mécanisme financier et géopolitique patiemment structuré par les États-Unis.

La "Guerre de Yom Kippour" d’octobre 1973 n’est intelligible qu’à la lumière du précédent de 1967. Depuis la "Guerre des 6 jours", Israël occupe illégalement le Sinaï égyptien et le plateau du Golan syrien grâce aux armes et au soutien des américains qui veulent annexer la zone afin de venir voler le pétrole (déjà !), imposant un statu quo territorial que ni l’Egypte ni la Syrie ne peuvent accepter durablement. L’offensive lancée le 6 octobre 1973 apparaît donc comme une riposte à l’agression israélienne et une tentative de briser une situation d’occupation illégale devenue politiquement intenable et diplomatiquement bloquée. Le Caire et Damas cherchent avant tout à forcer une réouverture du jeu stratégique et à contraindre les Etats-Unis, principal soutien d’Israël, à s’impliquer dans un règlement. Mais le conflit dépasse rapidement le cadre militaire en mobilisant l’arme pétrolière via l’OPEP puisque les États arabes transforment la guerre en levier géopolitique mondial, révélant combien l’équilibre régional, l’énergie et l’ordre économique international sont désormais étroitement imbriqués et vitaux aux USA.

Avant 1973, les grandes compagnies pétrolières internationales, appelées les "Sept Sœurs" (parmi lesquelles figuraient des géants comme Exxon, Mobil, BP, Shell et Chevron), contrôlaient une grande partie de l'extraction et de la vente du pétrole saoudien, ainsi que des autres réserves pétrolières du Moyen-Orient. Elles concluaient des accords de partage de production avec les pays producteurs, ce qui leur permettait de toucher une part importante des revenus générés par l’exploitation du pétrole. Mais après le choc pétrolier de 1973 et l’embargo pétrolier décrété par l’OPEP, une partie du pouvoir a été transférée aux pays producteurs, notamment l’Arabie Saoudite, qui a commencé à jouer un rôle beaucoup plus direct dans la gestion de ses propres ressources.

En octobre 1973, l’embargo décrété par l’OPEP en réaction à la guerre de Yom Kippour fait donc exploser le prix du baril passant de 3 à près de 12 dollars en quelques mois - il coute 10 fois plus 50 ans plus tard ! - La planète découvre brutalement sa dépendance énergétique et dans le même mouvement, les pays exportateurs accumulent des montagnes de dollars - ces fameux "pétrodollars" - dont le principal bénéficiaire officiel est l’Arabie Saoudite. Mais on touche là un point fondamental de la puissance nouvelle des Etats-Unis et des Barons Voleurs, qui doivent tant à Israël pour ces perpétuelles agressions de ses voisins et l’explication du soutien inconditionnel des USA. Car si l'Arabie Saoudite et les autres pays producteurs de pétrole de l’OPEP ont vu leurs revenus exploser avec la hausse des prix du pétrole en 1973, c’est surtout les États-Unis qui, en tant que "monde central" du système financier international, ont tiré le plus grand profit de l’ensemble du mécanisme des pétrodollars. 

Voici comment cela fonctionne : En 1974, suite à l'accord secret entre les États-Unis et l'Arabie Saoudite, Riyad accepte de vendre son pétrole exclusivement en dollars américains. Cette décision crée une demande mondiale continue pour le dollar, puisque tous les pays achetant du pétrole doivent d'abord acquérir des dollars pour effectuer leurs transactions. Une fois que les pays de l'OPEP, notamment l'Arabie Saoudite, accumulent des montagnes de dollars grâce à la vente de leur pétrole, ces excédents sont réinvestis dans les Bons du Trésor américain, mais aussi dans la protection militaire et la ventes d’armes contre cette règle d’or. Autrement dit, l’argent généré par la vente de pétrole retourne directement aux États-Unis sous forme de prêts à faible coût, permettant au gouvernement américain de financer ses déficits budgétaires sans recourir à des emprunts extérieurs plus coûteux. 

Et ce recyclage des pétrodollars bénéficie directement à l’économie américaine à plusieurs niveaux puisque le dollar devient la monnaie de référence mondiale, utilisée pour le commerce du pétrole et de nombreuses autres transactions internationales. Cela garantit aux États-Unis une stabilité économique et un pouvoir d’achat global qui repose sur leur contrôle fallacieux et abusif de la monnaie mondiale. Grâce à cet afflux continu de dollars, les États-Unis peuvent financer leurs déficits budgétaires sans avoir à recourir à des emprunts extérieurs coûteux ou à imprimer de la monnaie de manière inflationniste. Et en tant que "garde-fou" du système pétrodollar, les États-Unis exercent un contrôle indirect sur les économies mondiales. Et c’est là que le système SWIFT entre en jeu, puisqu’il joue un rôle central dans ce mécanisme et dans l'imposition de la domination du dollar dans le commerce mondial. L’influence américaine devient donc structurellement liée au système financier global, renforçant leur position dominante. La boucle est bouclée et le monde est à genoux depuis ce jour-là !

Ce système fait partie d'une architecture économique et financière mafieuse qui assure aux États-Unis une forme d’hégémonie car non seulement les pays doivent acheter du pétrole en dollars, mais ils doivent aussi passer par un système contrôlé en partie par les États-Unis pour réaliser leurs transactions. La connexion entre SWIFT, les pétrodollars et la domination du dollar constitue un triangle géopolitique qui verrouille l'économie mondiale dans un réseau de dépendance où les États-Unis tiennent les clés.

En marge du vaste réseau de messagerie financière internationale SWIFT, certains États se trouvent durablement à l’écart, soit en raison de sanctions internationales, soit parce qu’ils ont développé des circuits financiers parallèles pour contourner ces restrictions. Ainsi, l’Iran fut en grande partie exclu du système en 2012 dans le cadre des sanctions liées à son programme nucléaire, marquant l’un des premiers cas majeurs de déconnexion bancaire à l’échelle d’un pays. La Russie a connu une situation comparable à partir de 2022 : plusieurs de ses principales institutions financières - telles que VTB, Rossiya Bank, Otkritie ou VEB - ont été coupées du réseau à la suite de l’invasion de l’Ukraine, même si certaines banques comme Sberbank ou Gazprombank furent temporairement épargnées afin de maintenir les paiements internationaux liés aux exportations d’énergie. 

La belle fable de l’Occident "défenseur de la démocratie" s’effrite dès qu’on regarde la carte des cibles. Iran, Russie, Syrie, Corée du Nord, Cuba, Venezuela… curieusement, ce sont exactement les mêmes pays dont les banques ont été expulsées, ou presque, du réseau SWIFT. Simple coïncidence, bien sûr. En réalité, les grandes croisades "humanitaires" et "pro-démocratiques" de ces trente dernières années suivent avec une régularité glaçante le même schéma visant à punir, sanctionner, bombarder ou étrangler économiquement ceux qui refusent de plier devant le monopole occidental sur les flux monétaires internationaux. SWIFT n’est pas un simple outil technique ; c’est l’arme bancaire de destruction massive de la souveraineté. On vous coupe l’accès, votre économie s’effondre et vous devenez beaucoup plus conciliant, ou vous disparaissez.

La ressemblance n’a rien d’anodin et elle dérange tous les médias de propagande. Dans le "Livre de l’Apocalypse", Jean de Patmos décrit un ordre où "nul ne peut acheter ni vendre" sans porter la marque de la Bête exigée par le pouvoir dominant. Deux mille ans plus tard, l’économie mondiale fonctionne elle aussi par le truchement d’un sésame inventé par les marchands du Temple où l’accès aux infrastructures financières centrales, au premier rang desquelles le réseau bancaire SWIFT est conditionné à cette soumission. Être connecté, c’est commercer, payer, encaisser, exister économiquement. Être déconnecté, c’est voir ses banques mises au ban, ses transactions figées, son commerce étranglé et en somme, être rayé de la carte des échanges. La comparaison et la démonstration de ce qui conditionne toutes les guerres modernes, a le mérite, certes brutal mais nécessaire, de mettre à nu ce que le langage diplomatique préfère envelopper. Ainsi, dans l’économie contemporaine, cette bête des enfers, la liberté "d’acheter ou vendre" ne dépend plus tant de la souveraineté des États que de l’accès aux réseaux financiers des banquiers apatrides dominants. Lorsqu’un pays peut être quasi effacé du commerce mondial par une décision technique prise à des milliers de kilomètres, la vieille vision de l’Apocalypse cesse de passer pour une fantaisie mystique. Elle ressemble soudain à une menace d’une modernité troublante, surtout lorsque les conflits prennent, eux aussi, des accents d’ultime bataille eschatologique.

Ainsi, derrière les discours larmoyants sur les droits humains et la "règle de base de l’ordre international " - dont Israël se fout comme de sa première kippa -,il y a surtout une obsession brutale et très concrète pour que plus aucun État ne puisse commercer, investir ou rembourser ses dettes sans passer par la caisse d’autorisation de Washington et de ses vassaux. Les guerres modernes ne sont pas menées pour la liberté ; elles sont menées pour que personne ne puisse échapper à la soumission bancaire. Point. Et on sait aussi qui tient les banques ! Voici d’où vient la véritable connivence entre les USA et les colons sanguinaires qui se présentent comme victimes éternelles. Et c'est ce qui rend ce scénario encore plus difficile à avaler pour les israéliens comme pour les américains, s’ils perdent en même temps les revenus dus aux pétrodollars et cette hégémonie bancaire du SWIFT, à cause des cyberattaques iraniennes. Le reste n’est que storytelling pour les opinions publiques et les prix Nobel de la paix distribués en prime !

De plus, l'Iran n'a pas besoin d'utiliser ses propres claviers. Il a passé des années à construire un réseau de groupes proxy opérant hors du pays. La Cyber Islamic Resistance coordonne plusieurs équipes simultanément. Le groupe Handala, lié par Sophos au ministère iranien du renseignement, a déjà revendiqué des attaques en Jordanie depuis le début de ce conflit. La Fatim se spécialise précisément dans les malwares wiper et la destruction permanente de données. Ce ne sont pas des hackers indépendants qui évacuent leur frustration, ce sont les instruments d'une campagne coordonnée et multicouche. Et il est quasiment impossible de contrer ce genre d’attaques coordonnées. 

Maintenant, parlons du Détroit d'Ormuz ; parce que c'est là que le conflit arrête d'être une histoire géopolitique et commence à devenir votre histoire économique personnelle. Le Détroit d'Ormuz est effectivement fermé ; pas officiellement, pas par un blocus naval formel, mais fermé dans tous les sens qui comptent pour les marchés pétroliers, les compagnies maritimes et les banques centrales. Donc pour tous les flux de revenus occidentaux ! Et l'Iran n'a pas eu besoin de couler une flotte de pétroliers pour y parvenir. Il a fait quelque chose de beaucoup plus simple. Il a fait simplement fuir les assureurs. (Voir mon billet précédent où j'explique le rôle de la lloyd

Et c'est exactement ce qui s'est passé. Le 1er mars 2026, les grands assureurs maritimes anglo-saxons ont émis simultanément des avis d'annulation contre les risques de guerre. Les primes de risque de guerre étaient à 0,125 % de la valeur d'un navire par transit avant le 28 février. En 48 heures, elles ont bondi à 1 %. Un seul voyage devenait plus coûteux de près d'un million de dollars par pétrolier. Puis les Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (CGRI) ont officiellement déclaré le Détroit fermé le 2 mars dernier. Le marché des assurances a cessé d'offrir des termes bloquant ainsi quelques 150 navires ancrés devant le Détroit en quelques jours selon MarineTraffic. Le trafic de pétroliers a chuté de 70 %, puis a continué jusqu'à zéro. Le Détroit est effectivement fermé malgré le fait qu'il soit techniquement ouvert. Le retrait des assureurs fait le travail qu'un blocus physique ne ferait pas.

Et les analystes de Kpler l'ont décrit sans ambiguïté. - Kpler étant une entreprise de data intelligence spécialisée dans les matières premières, fondée en 2014 par les ingénieurs François Cazor et Jean Maynier. Elle fournit des outils d'intelligence en temps réel pour les marchés mondiaux, couvrant plus de 40 marchés, notamment l'énergie, les minerais, le gaz naturel liquéfié (GNL), et la logistique maritime. L'entreprise, dont le siège social est à Bruxelles (Belgique), dispose de bureaux dans plusieurs pays, dont Paris, Houston, Londres, Dubaï, Singapour et Tokyo, et compte plus de 700 employés. Kpler est également propriétaire de MarineTraffic et FleetMon, deux leaders en matière de suivi des navires.

L'Iran a donc fermé le point de passage le plus important du monde pour le pétrole - avec des drones suffisamment bon marché pour faire cligner des yeux les souscripteurs de Londres. Les chiffres donnent le vertige. Le Détroit d'Ormuz transporte environ 20 % de la consommation mondiale quotidienne de pétrole selon l'EIA. 19 % des flux mondiaux de gaz naturel liquéfié, 14 % du commerce mondial de produits raffinés. L'alternative maximale, via les pipelines saoudiens et émiratis, est de 2,6 millions de barils par jour. Le flux normal d'Ormuz, 20 millions. Et ce gouffre financier et énergétique n'a pas de substitut dans le monde ! De plus, L'Irak et le Koweït ont déjà commencé à réduire leur production. Même Saudi Aramco, dont l'action a grimpé sur la crise, ne peut plus déplacer ses barils à travers un détroit fermé. Le Brent s'est stabilisé à 94 dollars le baril ce 12 mars, selon l'EIA (Energy Information Administration, qui est une Agence fédérale américaine, rattachée au Département de l'Énergie). Le WTI (West Texas Intermediate, une référence majeure pour le prix du pétrole brut, principalement utilisée sur le marché américain) a brièvement touché 119 dollars au pic de volatilité. Et pour le prix de l'essence en France, on commence à le sentir à la pompe. Bien que seulement 10 % de notre consommation viennent du Détroit d'Ormuz...

Voici donc maintenant le coup de théâtre stratégique que personne, dans les grands médias occidentaux, n'explique vraiment tant les retombées sont féroces. L'Iran n'a pas fermé le Détroit à tout le monde. Le 4 mars 2026, Téhéran a annoncé que les navires chinois pouvaient transiter librement. Un vraquier de Shanghai est passé le 5 mars. Un pétrolier turc transportant du GNL est également passé en affichant son appartenance à un armateur musulman. Et l'Iran a précisé que la fermeture s'applique aux navires américains, israéliens et à leurs alliés occidentaux, et donc pas à tous les pavillons. Ce que cela  a créé n'a aucun précédent dans l'histoire maritime moderne. Un détroit majeur ouvert à certaines nationalités et fermé à d'autres, trié non pas par type de cargaison ou par route, mais par alignement géopolitique ! L'Iran vient d’enfoncer un clou dans le cercueil entre les nations occidentales et leurs partenaires asiatiques qui ont des raisons urgentes de les contourner. 

Et ça nous amène à la question qui détermine à quel point les dégâts économiques vont être graves. Combien de temps ça peut durer ? Parce qu'au onzième jour, le tableau diplomatique ne se dirige pas vers une résolution, il va même dans la direction opposée. Le ministre iranien des affaires étrangères Abbas Araghchi a dit à NBC News cette semaine, "Nous ne demandons pas de cessez-le-feu et nous ne voyons aucune raison de négocier." Son raisonnement était précis et ferme puisque l'Iran a déjà tenté de négocier par deux fois avec les États-Unis en 2025 et début 2026. Et les deux fois, Washington a frappé l'Iran au beau milieu des négociations. Ces tables de négociation furent donc un piège et les américains ne sont toujours pas fiables.

Avec beaucoup de morgue, mais de moins en moins de possibilités réelles, Trump a répondu le 5 mars dernier qu'il était trop tard pour parler. Puis, il a publiquement encouragé les membres des Gardiens de la Révolution à faire défection en promettant l'immunité. Cet échange révèle où en sont réellement les deux parties. Pourtant, selon le New York Times, l'Iran contactait discrètement la CIA via un pays tiers pour explorer des termes possibles. La réponse rapportée de Trump : "La plupart des gens que nous avions en tête sont morts." Cette phrase prononcée, presque en passant, capture le problème central. Même si l'Establishment iranien voulait négocier, il est de moins en moins clair qu'il peut faire respecter un accord.

En effet, le crime de guerre subit par l’Iran dès le 28 février 2026 a effectivement assassiné les leaders politiques, militaires et religieux iraniens, mais ils ont été remplacés immédiatement - notamment par le fils de Khamenei - et eux sont nettement moins enclins à discuter ! Et plus la chaîne de commandement iranienne est dégradée, plus il devient difficile de trouver un interlocuteur qui peut s'engager sur un cessez-le-feu et le faire tenir sur le terrain. 

A présent, voici pourquoi ce conflit nous concerne tous. L'inflation en France, qui stagnait déjà autour de 4,5 % en début d’année 2026, s'est accélérée à la suite de la hausse des prix du pétrole ; le prix de l’essence ayant franchi la barre des 2€ le litre à la pompe, avec des hausses supplémentaires attendues dans les prochains mois. Cette explosion des prix du carburant a provoqué une inflation en domino, impactant non seulement les consommateurs, mais aussi l’ensemble des secteurs industriels.

Les coûts de production des entreprises françaises ont bondi de 7 à 12 % en moyenne, en raison de l'augmentation des coûts du transport et de l'énergie, essentiels à la fabrication de produits de base. Certaines industries, comme l'automobile, la logistique et les transports, sont déjà en difficulté. Les PME sont particulièrement vulnérables, avec près de 25 % d'entre elles risquant la faillite dans les six prochains mois, si cette tendance se poursuit. Les petites entreprises, qui n'ont ni les ressources ni la flexibilité des grandes multinationales, sont les premières à être étouffées par cette hausse des prix.

La pénurie de matières premières s'aggrave également, notamment en raison de la crise énergétique mondiale. L'impact sur l'approvisionnement en métaux, composants électroniques et matières plastiques est palpable. Par exemple, le prix du cuivre a grimpé de 14 % depuis le début de l’année 2026, et les fabricants de produits électroniques sont contraints d'augmenter les prix de vente de leurs produits, affectant les consommateurs et retardant la production. Les secteurs agricoles sont également frappés par l'augmentation des coûts de l'énergie et du carburant, entraînant une hausse de 10 à 15 % des prix alimentaires dans les mois à venir.

Les conséquences sur le pouvoir d'achat des français sont dramatiques. Selon les dernières estimations de l’INSEE, le revenu disponible réel des ménages devrait chuter de 3,5 % cette année, avec un impact particulièrement lourd sur les ménages modestes, qui consacrent une part importante de leur budget aux dépenses énergétiques et alimentaires. Le PIB de la France est d'ores et déjà sous pression, et la croissance prévue pour 2026 a été révisée à la baisse, ne devant atteindre que 0,7 %, contre 1,3 % initialement prévu. Cette récession légère pourrait se transformer en un ralentissement plus profond si la hausse des prix du pétrole persiste. Les économistes estiment que les entreprises de taille intermédiaire (ETI) et les secteurs les plus dépendants des matières premières sont particulièrement exposés.

Ainsi, la fermeture prolongée du Détroit d'Ormuz pourrait créer un véritable chaos économique pour la France et l'Europe dans son ensemble. Et si Israël, dans son délire expansionniste aux relents de messianisme, continue ses agressions perpétuelles contre ses voisins, et en particulier contre l'Iran, cela pourrait entraîner des conséquences dramatiques pour la France à moyen terme. Une hausse des prix du pétrole, une pénurie de matières premières, des perturbations des chaînes d'approvisionnement mondiales, et une instabilité géopolitique accrue risquent de plonger l’économie, française et mondiale, dans une récession sévère, avec des conséquences sociales et diplomatiques majeures. La France devrait naviguer avec précaution, trouver des solutions diplomatiques pour éviter une escalade et, parallèlement, diversifier ses sources d'approvisionnement énergétique et renforcer ses alliances stratégiques. Mais étant dirigée par Macron, le pire est à craindre...

L’économiste du MIT, Simon Johnson, a averti récemment : "Le monde est désormais sur une ligne de crête. Si les prix du pétrole continuent de grimper, il n'y a aucune réserve suffisante pour compenser les effets sur l'industrie et les économies nationales." Ses propos soulignent l’ampleur du défi économique auquel la France et ses voisins européens seront confrontés en 2026, avec une économie de plus en plus vulnérable face à des chocs externes qu’ils ne maîtrisent pas. La directrice du FMI, Kristalina Georgieva, a quantifié la transmission. Chaque hausse de 10 % du prix du pétrole, si elle se maintient, pousse l'inflation mondiale de 0,4 % et réduit la production mondiale jusqu'à 0,2 %.

L'ancienne secrétaire au Trésor, Janet Yellen, a elle aussi été directe. La situation iranienne paralyse davantage la Fed. L'inflation était à 2,4 % avant le conflit et le choc pétrolier se cumule par-dessus ça. Evercore ISI a calculé qu'à 100 dollars le baril de pétrole, la hausse des prix de l'essence efface le bénéfice net des baisses d'impôts de Trump de 2025 pour 70 % des Américains. Seuls les 30 % les plus riches verraient encore un gain. Voilà l'arithmétique politique qui rend cette guerre véritablement explosive pour l'administration américaine. La promesse économique centrale était des prix plus bas. La trajectoire actuelle livre l'exact opposé !

De plus, ce que la Chatham House a publié cette semaine mérite aussi qu'on s'y arrête. Un conflit court avec le pétrole autour de 80 dollars le baril ajoute environ 0,5 point de pourcentage à l'inflation mondiale. Une perturbation soutenue à 100 dollars le pousse à un point de pourcentage complet ou davantage. Ce point semble modeste en chiffre mais il ne l'est pas dans la réalité. Il signifie que des centaines de millions de personnes, dans des économies dépendantes des importations qui absorbent des hausses des coûts alimentaires et énergétiques, que leurs gouvernements ne pourront pas entièrement compenser. Ce que nous regardons en ce moment entre les déclarations contre les banques, la cyberguerre, la fermeture d'Ormuz, le gel de la Fed et l'impasse diplomatique, ne sont pas des histoires séparées, mais bien une seule et même histoire. 

Un conflit, qui a commencé comme une opération militaire avec un crime de guerre contre l’Iran, est devenu, en 11 jours, un test de stress en direct pour l'architecture du système financier mondial. Et ce test est toujours en cours...

Vous avez maintenant le choix de continuer à consommer les titres de presse subventionnée qui vous disent que toute cette folie ne se passe que là-bas ! loin de chez vous... Ou comprendre que ce qui se joue dans le Golfe Persique, en ce moment, va façonner le prix de notre vie durablement à cause de l’énergie, faire baisser la valeur de nos économies et impacter les décisions de la banque centrale pour les mois à venir. Car ce conflit n'est pas une parenthèse. C'est peut-être le moment charnière qui redéfinit comment le monde fonctionnera après lui. Et la seule façon de ne pas être pris par surprise, c'est de comprendre ce qui se passe vraiment. Pas en lisant les titres mais en comprenant la réalité des faits. Alors cessons immédiatement de cautionner ces colonies sanguinaires et cette hégémonie américaine, car cela nous impacte tous et durablement !

Pour aller plus loin sur le sujet, je vous invite à comprendre ces rouages, ces institutions frauduleuses telles que SWIFT, Chattam House, Fed, Banque Centrale et l'ensemble du schémas de la finance mondialiste qui nous étrangle depuis au moins 200 ans, en vous procurant mon dernier livre :

  "Les Barons Voleurs du Nouvel Ordre Mondial- de Rothschild à Zelensky- "

Phil BROQ.

Blog de l'éveillé








Commentaires

  1. Un billet à partager le plus possible. Merci à vous mon Cher Phil pour votre lucidité et votre engagement de tous les instants !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, absolument, c’est énorme.

      Supprimer
    2. Oui, absolument c’est énorme !

      Supprimer
  2. Merci pour cette analyse très fine. Je partage

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

NUMERISATION FORCEE, CONTROLE DES MASSES, CHAOS ET DONNEES EN FUITE.

LES MAFIAS, LES BANQUIERS APATRIDES ET NOS DIRIGANTS COMMANDITES / Jean-Michel Vernochet et Philippe Broquère

J.KUZMAROV - L’INTERVIEW INÉDITE QUI LÈVE LE VOILE SUR LES STRATÉGIES DES ÉLITES

LE DOSSIER EPSTEIN EST UN FIL ROUGE VERS ISRAËL ET UN COMPLOT MONDIAL

HOMMAGE A FREDERIC CHAUMONT, LE COMBATTANT DE LA VERITE SUR LA CHAINE JASPER MADER