LA TENTATION DU CLAIRON

 Il y a quelque chose d’étrange qui flotte dans l’air du temps depuis que l’équipe des mondialistes décadents, représentés par les agents des "Young Global Leaders" mis en place à la tête des pays occidentaux, se fait malmener de toutes parts par le souverainisme Trumpien. Sachant leur temps désormais compté, avec les révélations et les mises en lumière de leur système de prédation et de tyrannie issues du Dossier Epstein - adossé à l’ère numérique que ce soit pour la surveillance des masses, la censure croissante de toute forme d’opposition allant jusqu’à la suppression de la liberté d’expression, la tentative accélères d’enfermer et de racket l’ensemble de nos économies dans leur projet de crédit social et les peuples dans la prison de l’argent numérisé -, ils ont une facilité assez abjecte à parler de guerre dans des pays qui peine déjà à financer leur propre paix intérieure. Les déclarations martiales pleuvent, les postures se durcissent, les formules claquent, mais derrière le verbe creux, que reste-t-il réellement ?

La France aime rappeler qu’elle est une puissance militaire. C’est vrai dans l’absolu puisqu’elle dispose d’une dissuasion nucléaire, d’une industrie d’armement encore disponible - malgré ses industries stratégiques déjà vendues à des puissances étrangères, notamment américaines depuis l’arrivée de Sarkozy et surtout la grande braderie Macronarde -, ainsi que d’une armée professionnelle, certes aguerrie par des opérations extérieures mais pourtant largement amoindrie en nombre comme en stock de munitions efficientes. Le porte-avions Charles de Gaulle est malgré tout un symbole d’autonomie stratégique. Bien que l’armement moderne, allant des drones de combat aux missiles supersoniques, en fait désormais plus une cible qu’un rempart. Malheureusement, une armée moderne n’est pas qu’un symbole flottant. C’est avant tout une chaîne logistique, des stocks conséquents, des munitions adaptées, des réserves humaines et surtout une profondeur industrielle. Autant d’éléments qui nous manquent cruellement et ce d’autant plus que nous avons déjà sacrifié nos capacités militaires au profit du pays le plus corrompu au monde qu’est l’Ukraine.

Notre implication absurde et jusqu’au-boutiste dans la guerre en Ukraine a brutalement rappelé toutes ces vérités que l’on préférait oublier et noyer dans des discours belliqueux creux, une soumission à un projet idéologique suicidaire ne permettant que de préserver les privilèges de cette caste dirigeante médiocre mais devenue ultra riche par ce biais. Dans leur délire d’hybris, ils ont volontairement omis que les conflits de haute intensité consomment des volumes colossaux de matériel et d’énergie. Or, les stocks fondent plus vite que les discours ne s’écrivent. La question n’est donc plus de savoir si la France "a une armée", mais si elle dispose de la masse critique pour soutenir un affrontement prolongé face à une puissance régionale déterminée tout en s’immisçant dans un conflit au Moyen-Orient ne profitant qu’à une colonie illégitime possédant, elle, des armes nucléaires illégales ?

L’illusion de la posture

Parler de confrontation avec l’Iran en soutien d’Israël n’est pas une posture anodine. L’Iran n’est ni un acteur marginal ni un simple pion géopolitique comme a pu le devenir la Palestine au fil des décennies. Il ne s’agit plus de soumettre un peuple armé de lances pierres et de roquettes artisanales, pour aider un projet génocidaire basé sur des idéologies aussi archaïques que sanguinaires. L’Iran est un État puissant, pluriséculaire et doté d’alliés régionaux et internationaux nettement supérieurs à la France - et même à l’Europe Otanisée toute entière, comme le démontre depuis 4 ans la Russie. L’Iran est doté de capacités balistiques significatives et d’une stratégie asymétrique éprouvée ayant déjà fait ses preuves lors de la reddition d’Israël et des USA durant la guerre des 12 jours de 2025, faute de munitions.

Une puissance responsable ne se contente pas d’aligner des déclarations à l’emporte pièce dont Macron est coutumier. Elle mesure les conséquences économiques, diplomatiques et énergétiques de ses postures et de ses actions. Or, L’Union Européenne, déjà largement fragilisée par la crise énergétique, n’a absolument aucun moyen d’absorber un choc militaire supplémentaire et financer simultanément sa transition énergétique, sa réindustrialisation, son soutien militaire extérieur et sa stabilité sociale intérieure.

La contradiction énergétique

On promet l’autonomie stratégique tout en affrontant des dépendances énergétiques structurelles. On accélère les renouvelables illusoires — éolien, solaire — qui répondent à des impératifs climatiques fallacieux, idéologiques et absurdes. Mais personne ne peut prétendre sérieusement qu’ils arriveront à alimenter une flotte militaire projetée en opérations extérieures.

La guerre moderne reste non seulement énergivore mais aussi extrêmement polluante – autre contradiction flagrante avec les Accords de Paris, mais nous n’en sommes même plus là. Elle repose surtout sur des quantités de carburants disponibles en abondance et rapidement, sur des chaînes d’approvisionnement mondialisées, ainsi que des composants électroniques complexes. Quand bien même nous avons des bâtiments à propulsion nucléaire comme le Charles de Gaulle, les frégates tournent au gasoil. Or, ce sont les "ennemis" de la caste -  Russie, Iran et Chine - qui fournissent l’essentiel de ces trois éléments vitaux à cet occident belliqueux. Nos dirigeants ayant aussi oublié que la souveraineté ne se décrète pas par des discours mais par des actes ; elle s’achète au prix fort, se planifie et se construit sur des décennies.

Le risque du décalage

Il existe toujours un danger quand la communication stratégique dépasse la capacité réelle. Une puissance moyenne peut jouer un rôle d’équilibre, de médiation, d’influence diplomatique. Mais si elle adopte une posture de grande puissance sans en avoir la profondeur économique et industrielle, elle s’expose à l’épreuve des faits alors que la crédibilité internationale ne se mesure pas au volume des déclarations, mais à la cohérence entre moyens et ambitions.

Il est donc vital de savoir si la France et ses alliés doivent aller défendre un pays aussi corrompu que l’Ukraine et soutenir, dans le même temps, le projet de colonisation perpétuelle des gouvernants fanatisés d’Israël ? Ne ferait-elle pas mieux de tenter de restaurer en premier lieu sa capacité d’influence diplomatique, retrouver un minimum de crédibilité face aux acteurs internationaux, et surtout se concentrer sur ses propres déficits internes que de s’engager à perte dans une mise en abime civilisationnelle telle qu’elle la poursuit depuis plus de deux décennies ? La question centrale de tout ceci étant de savoir juger quelles sont ses priorités vitales. Est-ce que sa sécurité directe - et donc celle de son peuple - est-elle engagée ? Et enfin, dispose-t-elle des moyens financiers, humains et industriels pour soutenir un conflit qui promet de devenir majeur et donc, long et couteux ?

Le patriotisme de façade dont fait preuve Macron - selon ses délires du moment, ou selon les ordres reçus par ses maîtres banquiers - ne consiste pas à applaudir à chaque coup clairon. Il consiste à exiger de la lucidité, de la maitrise et du pragmatisme. Encore trois éléments dont est dépourvu le pantin de l’Elysée. Et la véritable lucidité, stratégique comme économique, commence toujours par une question simple servant à déterminer si nous avons réellement les moyens de nos ambitions.

Le théâtre des grandes déclarations

Il est toujours plus simple de parler de guerre que de la préparer. D’autant plus lorsqu’on sait que l’on n’ira jamais sur le front soi-même. Sacrifier les autres n’est somme toute qu’une gabegie de plus lorsqu’on se vautre depuis des années dans l’irresponsabilité et l’impunité la plus totale. Dans les conférences de presse tenues par des journalistes subventionnés, bien à l’abri de toute forme d’opposition et de danger, les mots claquent et font impression. On invoque la fermeté, la solidarité et la responsabilité historique. On convoque "l’esprit de résistance" et la "crédibilité stratégique". Mais derrière la rhétorique, il y a la réalité froide des budgets contraints, des chaînes industrielles tendues, des stocks comptés et d’une armée professionnelle dimensionnée pour des opérations extérieures très limitées, et donc pas pour une confrontation prolongée contre une puissance régionale. 

Selon des déclarations de l'état-major de l'Armée de terre, il faut compter "environ 6 000 hommes et 1 500 véhicules armés pour tenir 20 kilomètres de front". En l'état actuel des choses, l'armée française est en capacité de déployer un corps armé de 25 000 hommes. Une mobilisation qui permettrait donc, selon ses calculs, de "tenir 83 kilomètres de front "… Et dans une situation de guerre, l'Armée de l'air pourrait fournir "jusqu'à 45 avions de chasse", et la Marine nationale, "son groupe aéronaval", le porte-avions Charles-de-Gaulle et son escadre, "hors arrêt technique majeur", comme l'indique la loi de programmation militaire. Des forces spéciales et des capacités cyber s'y ajouteraient, mais cette perspective pourrait amener l'armée à se réformer.

La France possède quelques atouts, bien sûr. Le porte-avions Charles de Gaulle, à propulsion nucléaire, symbolise une ambition rare en Europe. La dissuasion nucléaire demeure aussi sa carte maitresse et l’armée est expérimentée, bien qu’elle ait perdu toutes ses positions en Afrique. Cependant une capacité symbolique ne fait pas une stratégie soutenable.

La guerre est un gouffre financier 

Soutenir sans réserve une escalade militaire contre l'Iran, en soumission à Israël, reviendrait à ignorer la réalité de la guerre moderne. A moins que cela ne corresponde à l’irrépressible envie de Macron d’achever son travail de démolition contrôlée de la France dans une sorte d’Armageddon suicidaire. La guerre est un gouffre sans fond engloutissant des ressources vitales comme du carburant, des composants électroniques, des missiles guidés de haute précision et d'innombrables heures de maintenance. Mais ce qui la caractérise par-dessus tout, c'est l'argent ! Et il s’agit là d’une somme colossale. En 2025, la France, déjà en proie à une dette publique dépassant les 3 500 milliards d'euros, ne peut plus se permettre de poursuivre des aventures militaires mégalomaniaques sans mettre en péril l’intégralité de ses priorités domestiques. En effet, la pression fiscale n'a jamais été aussi lourde et les besoins en investissements dans des secteurs cruciaux comme l'énergie, la santé, l'éducation ou encore la ré-industrialisation n'ont jamais été aussi urgents.

Il serait naïf de croire qu'on peut simultanément défendre une politique étrangère agressive tout en garantissant la souveraineté énergétique et accélérer une transition écologique ambitieuse. En mars 2022, Macron annonçait encore l'objectif illusoire de "neutralité carbone" pour 2050, alors même que la France engageait des dépenses militaires pour soutenir l'Ukraine, évaluer la stabilité du Sahel (perdu depuis) et se préparer à une confrontation potentielle au Moyen-Orient. Pour y parvenir, la France devrait non seulement augmenter ses investissements dans les énergies renouvelables, et non plus dans les "moulins à vent" et les "miroirs aux alouettes", mais également financer la modernisation de son secteur industriel en totale déliquescence depuis 15 ans, tout en réduisant sa dépendance aux énergies fossiles.

Alors dans ce contexte, peut-on réellement "réarmer massivement" tout en poursuivant les "en même temps" de ces ambitions écologiques et économiques ? Peut-on réellement continuer à soutenir l'entreprise suicidaire de l’Otan en Ukraine, tout en garantissant la stabilité de nos frontières et la défense de nos intérêts ? Ce n'est même plus une question morale, mais une question strictement arithmétique. Chaque missile tiré, chaque armement envoyé, chaque déploiement de forces militaires coûte une somme faramineuse, de l'ordre de milliards que nous n’avons pas et n’aurons plus pour longtemps après le passage du "Mozart de la finance" et de son requiem pour la France. Mais alors, où trouver cet argent lorsque les finances publiques sont déjà en péril et que les priorités internes s'accumulent ? Et bien dans les poches des générations futures et les bas de laines des générations passées… 

C’est ainsi que l'illusion d'une posture belliqueuse sans conséquence économique s'effondre sous le poids de la réalité. À force de promettre à la fois la souveraineté énergétique et la transition écologique, un réarmement massif et une politique étrangère expansionniste, la France risque de se retrouver dans un cul-de-sac, sinon dans les poubelles de l’Histoire et reléguée à un pays du tiers-monde par la faute du petit Rothschild de service. La multiplication des engagements internationaux ne fait qu'ajouter à la spirale de cette dette frauduleuse, créant une pression dorénavant insupportable sur les finances publiques et sur le quotidien des Français.

En 2026, on ne peut plus se contenter de simples discours belliqueux et de déclarations spectaculaires destinées uniquement à occuper l’espace médiatique. Les réalités géopolitiques et économiques doivent être confrontées aux impératifs de la gestion nationale. Il est temps de replacer les enjeux dans un cadre logique et réaliste parce que les ressources ne sont vraiment pas infinies, sinon dans la tête des technocrates fanatisés par le mondialisme.

La tentation de la posture

Il existe toujours un risque pour une puissance devenue moyenne, sinon médiocre, de vouloir parler comme une grande puissance globale sans disposer de la base économique correspondante. Une stratégie responsable suppose d’aligner le pays derrière des objectifs clairs et vitaux. Pas de multiplier les lignes rouges théoriques. La crédibilité internationale ne repose pas sur l’intensité du discours, mais sur la cohérence entre objectifs, moyens et acceptation du coût par la population. Et à ce titre, Macron passe pour le pire des pantins à travers la planète entière et ce, depuis des années déjà. Nous sommes la risée du monde entier et le pays dont la décadence, soulignée par tous les observateurs internationaux, est déjà actée. Or la société française, déjà exsangue, n’est pas apte à endurer encore plus de sacrifices économiques prolongés pour assurer une couverture médiatique à son président fantoche, ni une hausse massive des budgets militaires couplée à des tensions énergétiques et financières supplémentaires.

Sur la scène internationale, Macron donne de plus en plus l’impression d’un acteur condamné à surjouer pour faire oublier que la pièce est vide. Les déclarations martiales, les conférences solennelles et les poses étudiées tiennent lieu d’action, comme si le bruit des mots pouvait masquer l’absence de résultats durables. Propulsé à une vitesse fulgurante dans la vie politique, il paraît aujourd’hui prisonnier de cette ascension artificielle et transformer cette manipulation éclair en véritable stature. Alors il compense par beaucoup de lumière, beaucoup de gestes inutiles, beaucoup de commentaires insipides et de postures théâtrales mais, derrière ce décor médiatique, il représente une influence qui s’étiole et un sillage diplomatique creux.

La véritable grandeur d’une nation telle que la France, n’est pas de se placer au centre de chaque crise mondiale et de les alimenter, mais bien au contraire de faire preuve de mesure et de diplomatie, afin d’apaiser les conflits où qu’ils soient. Elle consiste à choisir ses combats, préserver ses forces, renforcer son autonomie industrielle et énergétique, et surtout agir là où ses intérêts vitaux sont réellement engagés. Car la guerre n’est pas un symbole, ni une posture médiatique. C’est une mécanique lourde, coûteuse et dont l’issue est toujours incertaine.

C’est une chose d’être un acteur médiocre, encore mal dégrossi, guidé par un professeur de théâtre et cherchant sa place dans les dîners mondains ; c’en est une tout autre de prétendre engager la vie de soldats dans des conflits internationaux. Entre la comédie des salons et la gravité des décisions militaires, il y a un gouffre que ni les effets de scène ni les postures étudiées ne suffisent à combler. Alors avant de sonner le clairon, une gouvernance lucide commence surtout par vérifier si elle a un véritable chef de la nation et de guerre, et surement pas un post adolescent hermaphrodite, aussi misanthrope que capricieux !

Phil BROQ.


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