LA FINANCIARISATION DU CHAOS MONDIAL
La financiarisation du système économique mondial est une source de chaos structurel, où la priorité accordée à la rentabilité financière au détriment de la production réelle et du bien commun alimente des déséquilibres persistants. Cette dynamique, exacerbée depuis les années 1980, a conduit à une expansion massive de la sphère financière (les actifs financiers ont doublé depuis la crise de 2007-2008) tout en renforçant la dépendance aux marchés spéculatifs, aux bulles immobilières et aux politiques monétaires accommodantes. Elle a surtout permis l’accumulation de déséquilibres macroéconomiques, comme les déficits publics croissants (ex. la France), les dettes souveraines en expansion (ex. les pays en développement), et une concentration de richesse dans les mains d’une minorité.
Des acteurs comme le FMI, la Banque mondiale, ou les banques centrales ont vu leur influence s’étendre, imposant des politiques d’austérité et d’ajustement structurel qui, selon certains critiques, aggravent les inégalités et menacent la souveraineté nationale. Ces politiques, souvent présentées comme des "sauvegardes", sont perçues par certains comme des outils de recolonisation économique, qui déstabilisent les États et favorisent les multinationales. La survalorisation des actifs financiers révèlent une économie où la finance domine, où la monnaie est de plus en plus financiarisée (ex. la création monétaire par les banques centrales) et où un petit déséquilibre peut provoquer un effondrement en chaîne. Ainsi, le chaos mondial provient de la volatilité croissante des marchés, de la polarisation des soldes extérieurs et de la dépendance aux flux de capitaux instables que génèrent ces acteurs.
Au cœur de ce système de prédation ultime, il y a des noms qui désormais servent de paratonnerres. Ils captent l’attention publique, concentrent l’indignation et permettent au reste du système de continuer à fonctionner dans l’ombre. A l’instar de Jack Lang, son ami Jeffrey Epstein en est l’exemple parfait lorsqu’il est réduit médiatiquement à la figure du prédateur solitaire et traité comme s’il était une anomalie morale. Or, cette représentation commode dissimule en réalité une vérité bien plus dérangeante puisqu’Epstein n’était pas seulement un homme décadent. Il était surtout une fonction, un engrenage permettant de centraliser et de masquer toute une faune de prédateurs hautement toxiques. Notamment tout ce qui touche à la santé avec un système où la logique du profit financier l’emporte sur la stabilité économique, sociale et écologique, rendant les crises non plus exceptionnelles, mais structurelles.
Dans les coulisses du capitalisme globalisé, il agissait comme une sorte de central téléphonique reliant dépravation, finance, philanthropie, diplomatie et industrie biomédicale. Autour de lui gravitaient des acteurs aussi puissants que Rothschild ou Rockefeller, Bill Gates ou les Wexner, la banque JPMorgan Chase ou Palantir, des responsables politiques comme Peter Mandelson ou des têtes couronnées comme Andrew ou Mitte-Marie, ainsi que divers réseaux liés à la gouvernance mondiale dans toutes les strates allant de la santé au transhumanisme en passant par l’armée et les bio-virus de guerre. Ce rôle d’intermédiaire central, doublé d’un espion du Mossad (discret, informel mais extraordinairement efficace) constitue le véritable cœur de ce que l’on pourrait appeler la "machine infernale" du mondialisme, dont les rouages sont basés sur le chantage, la corruption et les délits d’initiés permettant d’enrichir les plus zélés des agents soumis et dévoués à cette idéologie destructrice.
Le courtier des élites
Le mythe veut que les grandes décisions naissent dans les institutions officielles à vocation démocratique et visant le bien-être de l’humanité. Dans la réalité, elles émergent dans des salons privés, autour de dîners soigneusement orchestrés afin de ne profiter qu’à un tout petit groupe de prédateurs, de parasites qui sucent la moelle du monde sans vergogne. Epstein excellait précisément dans cet art.
Par exemple, un courriel daté de 2009 montre Epstein proposant à Bille Gates d’organiser des rencontres à Davos, ce qui confirme un lien professionnel avec le Forum économique mondial, alors même qu’Epstein avait déjà été condamné pour des crimes sexuels en 2008. Dans des courriels datant de 2011, Epstein propose la création d’un fonds de dons sophistiqué pour Gates, basé sur une structure de Donor-Advised Fund (DAF) comportant des branches offshores "spécialement pour les vaccins". La promesse est de créer un mécanisme fiscalement neutre, capable de canaliser des milliards, d’éviter les taxes, tout en échappant largement au contrôle démocratique.
Les documents révélés en 2026 ont également révélé que Nikolic (conseiller et associé de Bill Gates) avait envoyé à Epstein des informations confidentielles sur les projets de la Fondation Gates, notamment sur la campagne de vaccination contre la polio au Pakistan et au Nigéria. En 2013, fait plus troublant encore, Gates demande à Epstein de le représenter dans certaines négociations par l’intermédiaire de son conseiller scientifique Boris Nikolic. Des échanges privés révèlent une vision déshumanisante où Epstein et Boris Nikolic ont discuté de contourner la méfiance africaine aux vaccins avec des "bougies et petits miroirs", comparant cette stratégie à celle des Européens avec les peuples autochtones. Ce ton moqueur contraste fortement avec le discours public de la Fondation Gates sur la "communauté" et la "santé équitable".
Nikolic, alors toujours associé de Bill Gates, aurait aussi informé Epstein de liaisons extraconjugales de Gates avec deux femmes russes, une joueuse de bridge et une physicienne nucléaire, selon plusieurs sources. Epstein aurait utilisé ces informations pour tenter de peser sur les négociations entourant le départ de Nikolic de la Fondation en 2013, agissant comme médiateur dans un conflit entre Gates et son ancien conseiller.
« Project Molecule » ou la philanthropie comme infrastructure
Dès 2011, Epstein a ensuite joué un rôle central dans la conception d’un mécanisme financier complexe visant à exploiter les pandémies et les vaccins comme outils d’investissement. Ce projet, connu sous le nom de Projet Molécule, était une proposition de JPMorgan pour un fonds caritatif transnational ("Gates & J.P. Morgan Charitable Giving Fund"), conçu pour générer des profits à partir de la santé mondiale. Bill Gates était au cœur de ce réseau, avec Epstein agissant comme intermédiaire entre Gates, JPMorgan, des banques d’investissement, des fondations (comme la Fondation Rockefeller), des laboratoires (Merck, Pfizer) et des entités d’assurance comme Swiss Re. Le projet Molecule n’est pas un simple programme de dons, c’est un dispositif sanitaire mondial.
Autrement dit c’est un pouvoir décisionnel global, exercé par un cercle restreint, sans mandat électif et visant à inoculer des molécules pharmaceutiques aux effets dévastateurs dans les corps des populations pauvres. Dans un monde idéal, la surveillance sanitaire signifie simplement la collecte de données épidémiologiques. Mais dans un monde traversé par les rivalités géopolitiques, la frontière entre santé publique et renseignement peut devenir poreuse.
Ce Projet Molécule prévoyait un fonds de 150 millions de dollars, répartis entre des campagnes de vaccination (Afghanistan, Pakistan, Afrique, Amérique latine) et un "réseau de surveillance au Pakistan" de type renseignement. Ce fonds a évolué en Fonds mondial d’investissement pour la santé (Global Health Investment Fund), avec une garantie de 60 % du capital pour les investisseurs et des rendements visés entre 5 et 7 %. Le philanthrope rencontre alors le banquier. Et la charité devient architecture financière. Et la gouvernance ne relève pas d’institutions publiques, mais de comités privés. On y retrouve notamment Melinda French Gates à la tête des subventions, avec des figures comme Warren Buffett ou Susan Rice.
La répartition envisagée est minutieusement planifiée :
• 40 millions de dollars pour les vaccins oraux contre la polio en Afghanistan
• 40 millions au Pakistan
• 20 millions pour un réseau de surveillance au Pakistan
• 20 millions pour le vaccin MenAfriVac en Afrique
• 30 millions pour les vaccins contre le rotavirus en Amérique latine
Dans les échanges internes, Epstein évoque même "de l’argent supplémentaire pour les vaccins" afin de séduire un Gates qu’il décrit comme "frustré". La projection évoquée dépasse rapidement les centaines de millions pour atteindre plusieurs milliards. Puis, en 2013, il organise une rencontre entre Bill Gates et plusieurs personnalités liées aux Nations unies. Notamment au sujet des pandémies. La philanthropie n’est pas morale ou éthique, elle est structurelle ! Elle montre à quel point l’utilité d’un intermédiaire peut l’emporter sur toute considération publique et devient un levier stratégique.
Les « espions de la polio »
Le point le plus ambigu du dispositif concerne les 20 millions de dollars destinés à un réseau de surveillance au Pakistan. La Central Intelligence Agency mène au Pakistan, dans les mois précédant l’assaut du 2 mai 2011, une opération désormais célèbre de fausse campagne de vaccination contre l’hépatite B destinée à obtenir l’ADN de la famille de Osama bin Laden. L’opération contribuera à alimenter une méfiance massive envers les campagnes vaccinales et provoquera aussi une résurgence de la polio dans certaines régions. Dans ce contexte explosif, la présence de financements privés pour des réseaux de "surveillance" sanitaire soulève la question de savoir où s’arrête la santé publique et où commence l’infrastructure de renseignement ?
Le texte, mis à jour dans la déclassification des Dossiers Epstein en 2026, n’emploie jamais explicitement le mot "espion". Mais il suggère que certaines initiatives liées à l’éradication de la polio, notamment dans l’écosystème de la Fondation Gates, participaient à un mélange inédit de médecine, de collecte de données et de monitoring géopolitique. Sachant que Gates, lors d’une conférence TEDx de 2010 a réellement dit : "Si nous faisons un très bon travail sur les vaccins, la santé et la santé reproductive, on pourrait réduire la croissance démographique de 10 à 15 %". On peut imaginer le pire !
Les pandémies comme classe d’actifs
Plus troublant encore est le glissement conceptuel qui apparaît dans les échanges internes de 2017 où la pandémie y est décrite comme une catégorie de financement comparable à l’énergie. Autrement dit, c’est une opportunité d’investissement pour Gates. C’est ainsi que des instruments financiers émergent dans cette logique. La société de réassurance Swiss Re développe ainsi des produits à "déclencheurs paramétriques" qui font que lorsque certaines conditions sont remplies, comme par exemple la déclaration officielle d’une pandémie, les paiements s’activent automatiquement. La philanthropie capitaliste de Gates absorbe le risque et le marché récolte le rendement. La pandémie devient alors, pour reprendre la terminologie financière, une classe d’actifs investissables.
Ce glissement est renforcé par des initiatives comme la "Coalition for Epidemic Preparedness Innovations", lancée en 2017 avec le soutien de la Fondation Gates et de plusieurs gouvernements. Officiellement dédiée à la préparation contre les épidémies, cette structure participe aussi à la création d’un marché mondial des vaccins préventifs. Lorsque des marchés entiers se structurent autour d’un risque, ce risque devient alors une variable économique et des intérêts puissants se trouvent positionnés pour en tirer profit lorsqu’il survient. Il ne manque plus que l’agent qui le provoque et tous en tirent des bénéfices, sauf les peuples, évidemment
En 2019 Une simulation de pandémie mondiale nommée Event 201 a effectivement eu lieu le 18 octobre 2019 à New York, organisée par le Centre pour la sécurité sanitaire de l’École de santé publique Bloomberg de l’Université Johns Hopkins, en partenariat avec le Forum économique mondial et la Fondation Bill & Melinda Gates. Ce scénario simulait une pandémie fictive causée par un nouveau coronavirus, transmis d’un porc à l’homme au Brésil, entraînant 65 millions de décès dans le monde en quelques mois. La simulation visait à préparer les gouvernements et les acteurs internationaux à des crises sanitaires majeures, en s’inspirant de précédentes épidémies comme le SRAS (2003) ou le MERS (2012). L’objectif était d’évaluer les réponses institutionnelles, les partenariats public-privé, et les risques de désinformation. Les coïncidences entre la simulation et la réalité (date, type de virus, impact mondial) sont fortes.
Les "2019 Military World Games" ont justement eu lieu à Wuhan du 18 au 27 octobre 2019... Or, Il est bien établi que la DARPA ( (Defense Advanced Research Projects Agency), en français Agence pour les projets de recherche avancée de défense, est une agence du département de la Défense des États-Unis chargée de la recherche et du développement de technologies innovantes pour la sécurité nationale américaine) à allouée des fonds au National Institutes of Health (NIH) qui ont été attribués à l’organisation EcoHealth Alliance, qui collaborait avec le Wuhan Institute of Virology pour étudier des coronavirus de chauves-souris.
C’est d'ailleurs le français controversé Levy, de l’Inserm, qui l’a inauguré et sa femme Agnes Buzyn est devenue ensuite ministre de la santé durant la pandémie, interdisant les médicaments comme l’hydroxychloroquine, ayant pourtant largement prouvée leur efficacité notamment au japon, puis elle a ensuite été recrutée par l’OMS, pour récompense de services rendus. Et lors de son procès pour mauvaise gestion, la justice française a prononcé un non-lieu et un acquittement général pour O.Veran, Salomon et E. Philippe. Démontrant que la santé mondiale s’articule désormais avec la gestion financière des milliardaires, la corruption de la justice et la censure de l’opinion.
Le NIH, dirigé par Anthony Fauci, est spécialisé dans la recherche biomédicale et la santé publique. un courriel titré "méthode de production de l'arme biologique coronavirus" a été présenté comme une preuve de manipulation volontaire. Fauci et le NIH ont toujours nié avoir caché l'origine du virus ou financé illégalement des recherches de "gain de fonction" à Wuhan, bien que des financements à l'Institut de virologie de Wuhan via l'ONG EcoHealth Alliance aient été confirmés. Le NIH finance la majorité de la recherche médicale aux États-Unis, en soutenant des projets à l'intérieur de ses laboratoires et en attribuant des subventions à des chercheurs dans plus de 3 000 établissements aux États-Unis et à l'étranger. En 2022, son budget s'élevait à 45 milliards de dollars, et il joue un rôle clé dans les avancées scientifiques, notamment dans le développement de vaccins,
La DARPA est une agence du département de la Défense des États-Unis qui a pour mission d'investir dans des technologies révolutionnaires pour la sécurité nationale, en privilégiant des projets à fort risque mais à fort potentiel. Son budget est de 4,122 milliards de dollars américains en 2024. La DARPA a été à l’origine de nombreuses technologies transformant le monde comme Internet (via ARPANET), le GPS (système de navigation par satellite), la technologie stealth (avions furtifs comme le F-117 Nighthawk), L'Intelligence artificielle et les interfaces homme-machine (ex. : NLS, premier système hypertexte), les Drones, robots (comme BigDog ou Atlas) et les véhicules autonomes ou encore les vaccins à ARN messager (mRNA) et technologies d’édition génétique, dont le modèle a été initié dans le cadre du programme ADEPT en 2011, menant à l’approbation du vaccin Moderna en décembre 2020.
Le silence organisé
Face à cet ensemble, la question évidente est de savoir pourquoi ce système reste-t-il si peu analysé dans sa globalité ? Selon les critiques du modèle tel qu’ils sont présentés au public, la réponse tient à une stratégie de fragmentation narrative. Le but étant d’épuiser le public et de le noyer dans un flux d’informations continues mettant au même niveau le génocide de Gaza et les résultats d’un match de foot. Les médias dominants traitent ainsi chaque grand scandale comme une simple faute individuelle, une erreur de jugement, une fréquentation embarrassante. Les liens entre Bill Gates et Epstein deviennent ainsi un simple "mauvais choix" plutôt qu’une démonstration d’un complot orchestré de longue date. Ainsi, l’architecture globale disparaît. Les structures privées, les mécanismes financiers et les circuits d’influence restent hors champ.
Dans le même temps, des organisations comme le Center for Countering Digital Hate mènent des campagnes de censure contre ce qu’elles désignent comme la "désinformation". C’est-à-dire que la désinformation, c’est tout ce qui n’est pas écrit par eux-mêmes ! Leur initiative contre la "Désinformation" conduit à des censures immédiates et sans appels de tous les contenus sur internet, ainsi qu’à des pertes de revenus atteignant parfois 90 % pour certains créateurs de contenu. Et surtout l'émergence d'officines de propagandes autoproclamées "Fact-chekeurs" mais financées essentiellement par nos impôts. Depuis quelques années, plusieurs lois et initiatives ont été adoptées pour lutter contre la manipulation de l’information, notamment après des inquiétudes liées aux ingérences étrangères et aux réseaux sociaux. Par exemple avec la loi contre la manipulation de l’information adoptée sous la présidence de Emmanuel Macron en 2018, ou encore des dispositifs européens comme le Digital Services Act.
Les critiques de ces mesures savent qu’elles visent à restreindre certaines opinions ou favoriser une forme de contrôle du discours public. Le musèlement de l’opposition se fait de façon financière en premier lieu, puis en invisibilisant les opposants, voire en les éliminant dans les cas extrêmes de suicides soudains et opportuns pour les pouvoirs en place. Notamment en France ! Dans ce contexte, la frontière entre lutte contre la désinformation et gestion politique du débat disparait et devient une autre forme de tyrannie.
La financiarisation de la catastrophe
Ce phénomène apparaît déjà dans certains échanges attribués à Epstein lors des décisions prises au cours de l’épidémie d’Ebola virus d en 2014. Dans ces messages, il évoque non seulement les conséquences sanitaires, mais aussi les implications politiques et électorales aux États-Unis. La pandémie était déjà analysée comme une force systémique capable de modifier les marchés, les gouvernements et donc l’opinion publique. Une telle vision n’a rien de marginal. Elle est devenue centrale dans les milieux de la prospective stratégique.
La simulation mondiale Event 201 en 2019 illustre parfaitement cette approche. Organisée avec la participation d’acteurs publics et privés, elle explore les effets d’une pandémie fictive de coronavirus sur les chaînes d’approvisionnement, l’économie mondiale et l’écosystème médiatique. Le plus frappant n’est pas l’existence de ces simulations, qui sont courantes dans la planification stratégique, mais leur focalisation croissante sur la gestion de l’information. Dans ces scénarios, la pandémie n’est pas seulement un problème médical, c’est surtout un problème de communication, de contrôle narratif et de stabilité sociale.
Le verrouillage du récit
C’est ici que la dimension médiatique devient centrale. Dans l’univers contemporain, le pouvoir ne réside pas seulement dans la capacité d’agir. Il réside aussi dans la capacité de définir ce qui peut être discuté. Des organisations comme le Center for Countering Digital Hate se sont donc donné pour mission de lutter contre la désinformation en ligne. Un peu à l’image de l’ARCOM ou du DSA en France. Leur action a conduit plusieurs plateformes à restreindre la visibilité ou la monétisation de certains créateurs accusés de diffuser des récits contraires à la DOXA. Alors le tout est de savoir qui arbitre la frontière entre critique légitime et discours interdit ?
Le débat devient d’autant plus sensible lorsque des journalistes ou des chercheurs affirment avoir subi des pressions juridiques transnationales pour des propos pourtant légaux dans leur pays d’origine. Et la gouvernance de l’information se globalise, tout comme la tyrannie mondialiste qui n’a surtout pas besoin de l’émergence de la vérité pour accomplir ses desseins.
Une architecture d’incitations
Il serait tentant de réduire tout cela à une simple théorie du complot, comme bien souvent ou a de l’antisémitisme (vu l’origine récurrente des protagonistes dans l’ensemble de ces schémas ) si la version complotiste ne fonctionne pas. Ce serait pourtant manquer le point essentiel. L’intérêt de ce dossier ne réside pas dans la preuve d’une intention criminelle directe. Aucune démonstration solide n’établit que ces acteurs auraient fabriqué des crises sanitaires. Le véritable enjeu est plus subtil et peut-être plus inquiétant puisqu’il concerne l’architecture des incitations.
Lorsqu’un petit réseau privé contrôle à la fois le financement de la recherche biomédicale, les infrastructures de vaccination, certains instruments financiers liés aux pandémies et une partie du discours public sur la santé mondiale, alors il se trouve dans une position extraordinairement avantageuse pour influencer l’avenir biologique de la planète. Sans contrôle démocratique. Sans responsabilité politique.
Epstein, dans cette perspective, n’apparaît plus du tout comme un scandale isolé. Il ressemble plutôt à un symptôme d’un système où la fausse philanthropie, la finance et la gouvernance mondiale se sont entremêlées au point de devenir presque indistinguables. Et la véritable question n’est donc pas tant de savoir qui a conspiré ? (Ce sont toujours les mêmes personnes, et trop souvent de la même obédience). Non ! La vraie question est beaucoup plus dérangeante puisqu’elle démontre qui gouverne réellement ce monde et au nom de qui…
En réalité, pour comprendre la logique profonde de cette architecture mondialiste, il faut renoncer à une tentation intellectuelle très répandue de chercher un "cerveau" unique. Les systèmes de pouvoir contemporains ne fonctionnent plus comme les conspirations du XIXᵉ siècle initiées par les "Barons Voleurs". Ils ressemblent davantage à des écosystèmes d’intérêts convergents. Et c’est précisément là que le rôle de Jeffrey Epstein devient révélateur. Il n’était pas le maître du jeu, Il était le facilitateur, à l’instar de sa complice Ghislaine Maxwell, la fille de l’espion du Mossad.
Ces personnes étaient des courtiers de réseaux, capables de faire circuler les idées, l’argent et les personnes entre des mondes qui officiellement ne devraient jamais se rencontrer. Entre la banque d’investissement, la diplomatie internationale, la philanthropie milliardaire et l’industrie biomédicale, leur véritable compétence n’était pas financière mais relationnelle. Car dans cet univers, dans cette caste de nantis, l’influence ne se mesure pas seulement en capital mais en capacité de mise en relation.
La philanthropie comme gouvernement parallèle
Le phénomène est particulièrement visible dans la transformation de la philanthropie au XXIᵉ siècle. Autrefois, la charité se limitait à financer des œuvres sociales. Aujourd’hui, certaines fondations disposent de budgets comparables à ceux d’États moyens et orientent des politiques publiques globales.
La Bill & Melinda Gates Foundation en est l’exemple emblématique. Par ses investissements massifs dans la vaccination mais aussi dans l’agriculture, les ressources vitales comme l’eau, la technologie, le transhumanisme ou la santé mondiale, elle exerce une influence considérable sur l’agenda mondialiste. Cette influence s’étend notamment à des institutions comme l’Organisation mondiale de la santé, dont elle est devenue l’un des principaux contributeurs financiers privés. Or, lorsqu’un acteur privé finance massivement une politique publique mondiale, où se situe la souveraineté démocratique ?
Dans un système classique, les décisions globales devraient être débattues par les États et leurs citoyens. Dans ce nouveau paradigme, elles émergent d’un triangle informel entre les fondations philanthropiques, les institutions internationales et les acteurs financiers. Le tout articulé par des intermédiaires capables de faire circuler l’information et les projets. Autrement dit : par des figures comme Epstein ou Maxwell.
Le paradoxe Epstein
Le scandale Epstein a été présenté comme la chute d’un homme déviant, symbole d’une décadence morale des élites. Pourtant, en focalisant l’attention sur ses crimes personnels, bien réels et profondément choquants, le débat public a peut-être évité une question plus vaste. Car si Epstein disparaît, la structure qui lui donnait son utilité demeure. Les fondations continuent de financer les politiques globales. Les banques continuent de structurer les flux philanthropiques. Les paradis fiscaux continuent d’alimenter financièrement les protagonistes. Les marchés continuent de transformer les crises en instruments financiers. Les plateformes continuent de réguler l’espace du débat. Autrement dit, la machine fonctionne toujours. Et c’est peut-être là le véritable scandale.
Non pas l’existence d’un intermédiaire sulfureux, mais la normalisation progressive d’un système où le gouvernement mondial où crises, surveillance, délits d’initiés et rétro commissions s’organisent dans un espace hybride, à mi-chemin entre la finance apatride, la philanthropie de façade et la diplomatie privée entre caste de nantis. Un espace où l’autorité ne procède ni du suffrage ni du droit public, mais de la concentration des ressources, des réseaux et de l’expertise.
Une question pour le XXIᵉ siècle
Le problème posé par cette configuration n’est pas seulement moral. Il est politique au sens le plus profond. Depuis deux siècles, la légitimité des décisions collectives repose théoriquement sur la souveraineté populaire. Or la gouvernance des grandes questions sociales se déplace progressivement vers des structures transnationales largement privées. Et ce déplacement n’est pas le fruit d’un complot unique mais bien le produit d’une transformation lente du capitalisme contemporain.
Un capitalisme dans lequel les crises deviennent des marchés, la philanthropie un levier d’influence et les intermédiaires, tels que Jeffrey Epstein ou Maxwell, les rouages invisibles d’un système beaucoup plus vaste qu’eux. Et si les décisions qui orientent l’avenir de l’humanité émergent de réseaux privés globaux, quel espace reste-t-il pour la délibération démocratique ? Et surtout, qui aura, demain, la légitimité de décider de la manière dont le monde affronte ses prochaines crises ?
C’est ce que je vois propose d’étudier et de comprendre en lisant mon dernier livre : "Les Barons voleurs du nouvel ordre mondial – De Rothschild à Zelensky" en vente chez Thebookedition.com.
Seule la vérité nous rendra libre et le connaissance est à la fois une arme, mais surtout le véritable Pouvoir…
Phil BROQ.
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