LE VRAI NOM DU MESSIE EST : PROFITS !
La guerre entre Israël, soutenu par les États-Unis, et l'Iran est bien plus qu’un affrontement idéologique ou religieux, comme le prétendent souvent les discours officiels. Elle n’est pas uniquement une lutte pour la sécurité nationale, ni une bataille de civilisations ou de croyances. Alors que les peuples sont rackettés à la pompe à essence, que les familles s’inquiètent du prix de l’alimentation et de l’avenir de leurs enfants pendant que les images des horreurs de la guerre défilent sous leurs yeux avec des innocents sacrifiés dans un conflit sans fin, la réalité géopolitique est bien différente. Derrière ces scènes de violence, ce n'est ni la foi, ni la justice, ni même la liberté qui sont en jeu, mais bien des ressources naturelles vitales et une redistribution des flux financiers. Le monde semble devenir fou, pris dans un tourbillon de violence et de tensions, alors que les dirigeants se vautrent dans l'hybris et les profits.
Les guerres que l’on nous présente ne sont en réalité rien de plus que des manœuvres économiques, un accaparement de richesses et une répartition des profits entre une toute petite frange d'industriels et de décideurs politiques. Ces derniers, loin d’être mus par des considérations spirituelles ou humanitaires, sacrifient l’humanité elle-même sur l'autel du profit.
Dans cette ère de capitalisme débridé, ce sont les intérêts financiers qui dictent les guerres, redéfinissent les alliances et au final, contrôlent les destinées des nations. La guerre, pour ceux qui la déclenchent et en profitent, devient un outil de domination qui permet d’asseoir leur hégémonie et de maximiser leurs bénéfices, quitte à sacrifier tout ce qui est humain dans le processus.
L'illusion messianique est un paravent pour l'ambition géoéconomique
Depuis sa création, la colonisation d’Israël s'est présentée comme le phare d'un projet messianique, une terre promise pour le peuple juif, inscrite dans une vision religieuse de la rédemption et de la restauration de l'Israël antique. Toutefois, derrière cette rhétorique victimaire falsifiée par le sionisme, se cache uniquement une logique géopolitique très pragmatique, où c’est surtout la captation des ressources naturelles et des flux énergétiques qui a joué un rôle bien plus fondamentalement matériel et financier que celui aux relents spirituels, basé sur une revendication historique fantasmée, d’un retour sur un lieu perdu de nombreuses fois, par des conquêtes militaires successives durent 1800 ans.
Ce discours archaïque sur le messianisme, pourtant fer de lance de l’idéologie israélienne est loin d’être l’origine réelle des actions menées par ces colons sanguinaires et ne doit plus être considéré que comme une idéologie de légitimation, puisque ce n’est qu’un outil spirituel dévoyé pour masquer des ambitions beaucoup plus concrètes, économiques et territoriales. En effet, en de nombreux cas, les ambitions territoriales et économiques d'Israël ne se résument pas à un simple désir d’expansion spirituelle ou nationale. Elles sont systématiquement liées à des ressources stratégiques et des infrastructures essentielles à l'économie mondiale, notamment dans les secteurs de l'énergie et des matières premières.
Le Moyen-Orient, en raison de sa situation géographique stratégique, est au cœur des flux énergétiques mondiaux, notamment grâce au détroit d'Ormuz et à la mer Rouge, qui sont des points de passage essentiels pour le pétrole et le gaz en provenance du Golfe Persique. Le détroit d'Ormuz, par lequel transite environ 20 % des exportations mondiales de pétrole, est un point névralgique pour l'approvisionnement énergétique mondial. De même, la mer Rouge, et par extension le canal de Suez, relie l'Europe et l'Asie en un court trajet maritime, permettant la circulation de biens et de ressources à une échelle mondiale. Ces deux routes maritimes font de la région une artère vitale pour l’économie mondiale, faisant du contrôle de ces voies un enjeu géopolitique majeur pour les grandes puissances.
Dans ce contexte, Israël, bien qu'en dehors de ces routes maritimes majeures, tente de bénéficier de cette position géographique privilégiée, permettant un accès direct à la mer Rouge et au détroit de Bab el-Mandeb, qui relie la mer Rouge à l'océan Indien. C’est une raison majeure pour qu’Israël ait ainsi renforcé son contrôle militaire et économique dans la région et veuille se positionner comme acteur central dans la sécurisation de ces routes stratégiques. Sa présence militaire en mer Méditerranée, notamment en liaison avec les opérations dans le Golfe Persique, lui permet de jouer un rôle clé dans la protection des échanges énergétiques et commerciaux, s’accaparer des revenus et profits tout en essayant de garantir ses intérêts économiques à travers des partenariats avec les grandes puissances mondiales. Tout ceci grâce à l’armement et au soutien américain qui voit là une possibilité d’hégémonie.
Avant ces attaques récentes, visant a avoir chacun sa part dans le redécoupage du monde, les relations entre l’Iran, les États-Unis et Israël étaient surtout marquées par des intérêts commerciaux, financiers et géopolitiques bien plus que par des oppositions idéologiques ou religieuses. Ces pays ont, par le passé, coopéré dans des secteurs stratégiques comme l’énergie et l’armement, mais ils se sont désormais engagés dans une compétition intense pour contrôler les ressources énergétiques, les infrastructures et les alliances régionales stratégiques encadrant les flux vitaux d’un monde marchand globalisé.
Ainsi, la rivalité actuelle entre ces puissances ne fait que refléter l'évolution de leurs intérêts dans un contexte mondial où les enjeux économiques et géopolitiques dominent, bien plus que les motivations religieuses ou idéologiques.
Israël, le messianisme et le sionisme
Depuis sa création en 1948, l’État d’Israël s’est présenté comme le point culminant d’un projet national visant à offrir aux Juifs un foyer sûr, après des siècles de persécution et de déracinement. Cependant, derrière cette façade politique, un autre discours a émergé, qui lie le sionisme à une vision messianique et religieuse de la terre d’Israël. Un tel discours, loin d’être un phénomène marginal, a surtout servi à légitimer les décisions politiques suprématistes et territoriales expansionnistes d'Israël. Il s'appuie donc sur l'idée archaïque et mensongère d'une terre promise, au cœur des Écritures d’un peuple qui s’est déclaré unilatéralement "élu", censée accueillir la rédemption du peuple juif.
Le sionisme moderne, porté par des figures comme Theodor Herzl, était avant tout un projet laïque, politique et national, fondé sur le principe d’un foyer national juif, bien avant les persécutions et la shoah. Le lien avec la terre d’Israël était certes inscrit dans une mémoire religieuse créée de toutes pièces et orchestrée durant des décennies dont l’objectif n’était pas principalement religieux mais politique. Le sionisme, en son essence, cherchait officiellement à protéger les Juifs du sort tragique qu'ils subissaient en Europe, particulièrement sous l’antisémitisme croissant dont on ira pas, ici, chercher les causes.
En 1862, Moses Hess publie Rome et Jérusalem, un ouvrage fondateur qui appelle à la création d’un État juif sur sa terre ancestrale. En 1890, le journaliste autrichien Nathan Birnbaum crée le terme Zionismus (sionisme), qui devient courant. En 1881, suite aux pogroms instaurés en Russie après l’assassinat du tsar Alexandre II. En 1896, Theodor Herzl publie Der Judenstaat (L’État des Juifs), un manifeste qui propose la création d’un État juif comme solution politique à la question juive. Et en 1897, Herzl fonde à Bâle l’Organisation sioniste mondiale, réunissant 196 délégués de seize pays, marquant ainsi la naissance officielle du mouvement sioniste moderne. En 1917, le Royaume-Uni, par la voix du ministre Arthur Balfour, déclare soutenir "l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif", tout en prétendant protéger les droits des populations non juives.
Cette déclaration s’inscrit dans une stratégie britannique pendant la Première Guerre mondiale visant à attirer le soutien des Juifs dans les pays alliés (notamment aux États-Unis et en Russie), tout en consolidant son influence au Proche-Orient face à l’effondrement de l’Empire ottoman. Elle devient juridiquement contraignante en 1922, lorsque la Société des Nations attribue à la Grande-Bretagne le mandat sur la Palestine et intègre la Déclaration Balfour dans la charte du mandat. Ainsi, le projet d’un foyer national juif en Palestine a été validé politiquement dès 1917, grâce à la Déclaration Balfour, soit plus de deux décennies avant la Shoah. Ce projet aboutira pourtant à la création de l’État d’Israël le 14 mai 1948, après des décennies de colonisation, de mobilisation diplomatique et de lutte pour la reconnaissance internationale.
Le sionisme religieux et sa dérive messianique
Cependant, avec le temps, certains courants religieux se sont progressivement inscrits dans ce projet. Pour ces groupes, l’établissement d’Israël n’est pas simplement un acte politique, mais un accomplissement d’une promesse, présentée comme divine, faite au peuple juif. Un récit toutefois rédigé par les hommes eux-mêmes, en l’occurrence par les auteurs juifs des textes religieux, ce qui en fait une construction humaine plutôt qu’un fait d’origine divine. Cette approche messianique se retrouve dans des discours fanatiques et des politiques coloniales qui prétendent restaurer un Israël antique et parfois même dans les discours des dirigeants politiques qui, tout en étant laïques, n’hésitent pas à invoquer des justifications religieuses fallacieuses pour soutenir certaines de leurs actions, notamment en matière de colonisation ou d'extension territoriale, aux antipodes de leurs 10 commandements.
Ces textes, rédigés en hébreu ancien, sont au cœur de la foi juive et constituent la base religieuse du lien entre le peuple juif et la Terre d’Israël. Ainsi, le texte de la promesse pseudo divine se trouve dans la Bible hébraïque (la Torah), écrite par des auteurs juifs et au fil des siècles, dont les passages fondateurs sont notamment dans la Genèse :
Genèse 12:7 : « L’Éternel apparut à Abram et dit : à ta descendance je donnerai ce pays.»
Genèse 15:18 : « Ce jour-là, l’Éternel conclut avec Abram une alliance : J’ai donné à ta race ce territoire, depuis le torrent d’Égypte jusqu’au grand fleuve, l’Euphrate. »
Genèse 17:8 : « Je te donne, à toi et à ta postérité, la terre de Canaan comme possession perpétuelle. »
Or, la Torah est vue par les chercheurs comme une compilation rédigée entre le VIIIe et le IIe siècle avant notre ère, notamment durant le royaume de Juda et l’exil à Babylone. Elle repose sur des traditions orales, des récits mythiques et des lois religieuses, mais aucune preuve archéologique directe ne confirme les événements fondateurs comme l’Exode ou la réception des Dix Commandements.
Cependant, des découvertes (comme l’ostracon de Khirbet Qeiyafa) attestent de l’existence de quelques petites communautés hébraïques anciennes, d’origine cananéenne, vivant selon des pratiques conformes à la Torah (interdit du porc, etc.). Ainsi, la Torah n’est qu’une auto-proclamation de droits dans un cadre religieux, mais son historicité n’est pas établie scientifiquement pour les événements les plus anciens.
Il est important de souligner que cette vision messianique n'est ni partagée par tous les Juifs, ni systématiquement intégrée à l'identité israélienne. De nombreux Juifs, y compris au sein de la communauté religieuse, rejettent l’idée d’un État juif fondé sur des arguments messianiques. Certains, comme les ultra-orthodoxes de Neturei Karta, considèrent même que la création d'Israël avant l’avènement du Messie est contraire à la loi juive. Pour eux, le retour à la terre d'Israël ne doit intervenir qu'après la venue du Messie et non à travers un projet politique humain.
De plus, ce rejet n’est pas limité aux seules sphères religieuses. Le sionisme laïque, à ses débuts, a également subi une remise en question par des intellectuels, des militants et des penseurs juifs qui estiment que le projet sioniste a dérivé de ses principes originels. Ils dénoncent l'instrumentalisation de la religion à des fins politiques et estiment que cela constitue une falsification de la véritable vocation spirituelle du peuple juif. Cette évolution a pourtant permis à certains de justifier des politiques d’occupation et d’expansion sur ces bases religieuses, détournant ainsi la question des droits humains et des aspirations des autres peuples, notamment les Palestiniens.
Un prétexte pour l’expansionnisme
C’est précisément dans cette instrumentalisation de la religion que se situe une critique fondamentale du sionisme avec la récupération de la dimension messianique pour justifier des politiques territoriales, racistes et expansionnistes. Si le sionisme avait, au départ, une ambition politique nationale, ses aspects modernes s’appuient désormais sur une réinterprétation religieuse des frontières d’Israël, alimentant ainsi des conflits territoriaux perpétuels qui semblent déconnectés des besoins réels de sécurité et davantage liés à une volonté d’extension d’un territoire. Ainsi, la terre d'Israël, au-delà de son rôle symbolique dans l'histoire du monothéisme, devient surtout un terrain où s'affrontent des visions contradictoires.
D’un côté, une conception laïque et pragmatique d’un État juif et de l’autre, une lecture religieuse qui semble prôner non seulement la rédemption, mais aussi un contrôle total du territoire, quitte à ignorer les réalités géopolitiques contemporaines et les droits des autres peuples qui y vivent. Et ce projet interroge plutôt sur la manière dont la religion a été utilisée pour justifier des ambitions politiques, comme sur la manière dont la vérité historique et spirituelle a été manipulée pour servir des objectifs bien plus matériels que spirituels.
Le Traité de Balfour est une manœuvre économique et hégémonique avant tout
Le Déclaration de Balfour de 1917, par laquelle le gouvernement britannique a exprimé son soutien à l'établissement d'un "foyer national juif" en Palestine, ne doit pas être vue comme une réponse humanitaire ou un geste en compensation des souffrances des Juifs pendant la Shoah. En réalité, cette déclaration s’inscrit dans une logique géopolitique et économique claire, portée par les seuls intérêts britanniques de l'époque.
D'une part, l'influence de la famille Rothschild, qui était un acteur clé des finances britanniques et un fervent défenseur du sionisme, a joué un rôle déterminant dans la pression exercée sur le gouvernement britannique. Les Rothschild avaient des intérêts financiers dans les mines de phosphates et dans d’autres ressources naturelles en Palestine, qui étaient déjà considérées comme stratégiques pour le contrôle des routes commerciales de la région.
D’autre part, cette décision s'inscrivait dans le cadre de l’expansion impériale britannique au Moyen-Orient. Le contrôle de la Palestine, située à un carrefour stratégique entre l'Asie, l'Afrique et l’Europe, était vu comme un atout pour l’Empire britannique, notamment pour sécuriser les routes commerciales vers l’Inde et le Canal de Suez.
L’appui aux aspirations sionistes permettait donc à la Grande-Bretagne de se garantir une influence sur un territoire stratégique, tout en s’assurant la loyauté d’une élite juive en Europe et en Amérique, qui pourrait soutenir ses projets impériaux. Ainsi, la déclaration de Balfour ne peut être interprétée comme une réponse humanitaire à la Shoah, bien antérieure à cette tragédie, mais plutôt comme un calcul stratégique visant à maximiser les intérêts économiques et hégémoniques de la Grande-Bretagne dans un contexte de rivalités impérialistes croissantes au Moyen-Orient.
Dans cette perspective critique, les agissements d’Israël concernant désormais son expansion entre le tigre et l’Euphrate sont à interpréter seulement comme relevant d’une logique d’expansion ou de contrôle stratégique soutenus par les Rothschild. Ces analyses mettent en avant les dimensions géopolitiques et économiques, en démontrant que les motivations réelles sont essentiellement liées à des intérêts matériels et à la consolidation du pouvoir plutôt qu’à des considérations spirituelles ou messianiques.
La coopération entre l'Iran et les États-Unis
Dans les années 1970, l’Iran et les États-Unis ont entretenu des relations étroites, en particulier dans le domaine de l’énergie nucléaire. Sous le régime tyrannique du Shah d'Iran, soutenu par sa police secrète "la SAVAC", l'Iran était un allié stratégique de l'Occident dans la région et l’une de ses principales priorités était de développer une industrie nucléaire pacifique. Cette coopération a abouti à l'accord "Atoms for Peace" lancé par les États-Unis, qui fournissait à l'Iran la technologie et les matériaux nécessaires pour construire son programme nucléaire civil.
Le projet "Atoms for Peace", lancé par le président américain Dwight D. Eisenhower en 1953, visait à promouvoir l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire tout en limitant sa prolifération militaire. Officiellement, il s'agissait d'une initiative destinée à fournir aux pays du monde entier, y compris ceux en développement, un accès à la technologie nucléaire pour des fins pacifiques comme la production d'énergie ou des usages médicaux. Cependant, derrière cette façade humanitaire, le projet servait aussi les intérêts stratégiques et géopolitiques des États-Unis pendant la guerre froide.
Le Shah d'Iran, Mohammad Reza Pahlavi, qui était fortement soutenu par les États-Unis et les puissances occidentales après le coup d'État de 1953 orchestré par la CIA (l’opération Ajax), s'est vite aligné sur les intérêts américains dans la région. L'Iran, en tant que membre clé du Pacte de Bagdad et de la guerre froide, cherchait à renforcer ses capacités militaires et industrielles tout en étant perçu comme un rempart contre l'expansion soviétique au Moyen-Orient. Le Shah a donc accepté de participer au programme "Atoms for Peace", en permettant aux États-Unis de fournir à l'Iran des équipements nucléaires et de l'assistance technique, tout en consolidant sa position comme allié fiable de l'Occident. Ainsi, sous couvert de développement pacifique, le projet permettait aussi aux États-Unis de maintenir une influence stratégique sur l'Iran, en lui offrant un accès à des technologies avancées tout en renforçant sa dépendance aux puissances occidentales.
Dans les années récentes, un autre exemple de coopération entre les États-Unis et l'Iran a eu lieu autour de l’entreprise Uranium One, une société canadienne impliquée dans l'extraction et le commerce d'uranium. Bien que les liens directs entre Uranium One et l'Iran soient controversés, il est évident que les États-Unis ont eu des relations commerciales dans le domaine de l'énergie nucléaire avec des entités qui opéraient également en Iran avant les sanctions.
Le scandale Uranium One concerne l'acquisition, en 2010, de la société canadienne Uranium One par la société russe Rosatom, via une série d'achats qui ont permis à la Russie de prendre le contrôle de près de 20 % des réserves d'uranium des États-Unis. Cet accord a été facilité par l'approbation de la Committee on Foreign Investment in the United States (CFIUS), un comité intergouvernemental qui examine les investissements étrangers dans les entreprises américaines pour en évaluer les risques pour la sécurité nationale.
L'acquisition a alimenté des spéculations notamment en raison des liens financiers entre les donateurs associés à Uranium One et la Clinton Foundation. Hillary Clinton, alors secrétaire d'État sous Barack Obama, a été critiquée pour son rôle dans l’approbation de l’accord directement lié aux contributions financières des dirigeants du Moyen-Orient, s'élevant à plusieurs dizaines de millions de dollars, dans la fondation. Cependant, cette transaction n'a soulevé que des inquiétudes concernant l'influence de la Russie sur les ressources stratégiques américaines, notamment l'uranium, qui est crucial à la fois pour l’énergie nucléaire et pour des fins militaires. Pour ce qui est de la corruption active : circulez, y a rien à voir !
Comme le projet "Atoms for Peace" dans les années 1950, Uranium One a été perçu comme un moyen pour une puissance étrangère (ici, la Russie) de s'assurer un contrôle stratégique sur des ressources critiques tout en profitant des failles dans les systèmes de contrôle américain et met en lumière les complexités des relations économiques internationales et des enjeux géopolitiques. Et on constate alors que la relation complexe entre l'Iran, les États-Unis et Israël n'a effectivement pas été fondée uniquement sur des divergences idéologiques ou religieuses. Au contraire, ces pays ont entretenu des relations stratégiques et des partenariats économiques au fil des décennies, souvent en fonction d'intérêts financiers et commerciaux, bien plus que de divergences idéologiques.
Les intérêts israéliens
Israël et l'Iran ont également eu des relations de coopération dans les années précédant la Révolution islamique de 1979, notamment en matière de technologie nucléaire et de commerce d’armement. Avant 1979, Israël fournissait à l'Iran des technologies militaires avancées et les deux pays entretenaient une relation commerciale forte, notamment dans les domaines de l’armement et de l’énergie.
Après la révolution islamique de 1979 en Iran, les relations entre Israël et l'Iran ont effectivement connu un retournement radical, passant d'alliés stratégiques à ennemis jurés. Avant la révolution, le Shah d'Iran et Israël entretenaient une alliance tacite et coopérative. Israël soutenait en effet le régime impérialiste iranien pour plusieurs raisons géopolitiques, notamment en raison de la guerre froide et de l'hostilité commune envers l'Union soviétique. Cette alliance était également renforcée par des intérêts communs en matière de sécurité et de renseignement, particulièrement en ce qui concerne la surveillance des activités communistes au Moyen-Orient. Israël fournissait des armes et un soutien militaire à l'Iran, et les deux pays coopéraient étroitement dans des domaines tels que la lutte contre les séparatistes kurdes et les groupes révolutionnaires dans la région.
Cependant, après la chute du Shah et l'arrivée au pouvoir des mollahs dirigés par l'Ayatollah Khomeini, l'Iran a rompu brutalement avec Israël. L'ayatollah Khomeini a instauré une république islamique basée sur un régime théocratique, opposé à l'idée d'un Israël en tant qu'État juif dans une région musulmane. Khomeini a rapidement pris des positions extrêmement hostiles envers Israël, dénonçant son existence et qualifiant la création de l'État juif de « complot occidental » destiné à diviser le monde musulman. Cette rupture a marqué le début de la politique iranienne consistant à soutenir des mouvements et des groupes hostiles à Israël, tels que le Hezbollah au Liban et le Hamas dans la bande de Gaza, contribuant à une tension croissante qui perdure jusqu'à aujourd'hui.
Cependant, les intérêts commerciaux et les considérations géopolitiques n’ont pas totalement disparu. Les relations secrètes entre Israël et l'Iran ont été régulièrement révélées, particulièrement dans les années suivantes, notamment en ce qui concerne le commerce d'armement, où des canaux secrets ont permis de maintenir certains liens économiques.
Une opposition avant tout commerciale et financière
L’opposition actuelle entre l’Iran et les États-Unis trouve ses racines dans des différends géopolitiques, financiers et commerciaux. Bien que l'Iran ait été soutenu par les États-Unis dans les années 1970, la relation a évolué à cause de divergences sur l'accès aux ressources énergétiques (notamment le pétrole et le gaz), la concurrence régionale et les alliances internationales. Israël et l'Iran bien qu'opposés sur le plan idéologique et religieux, ont partagé par le passé des intérêts économiques communs, notamment autour des ressources énergétiques et des partenariats militaires. L'opposition entre Israël et l'Iran, bien qu’elle puisse être perçue comme une confrontation idéologique, est en réalité davantage le reflet d'une compétition géopolitique pour l'influence et les ressources dans une région stratégique au niveau mondial.
En effet, la rivalité entre les deux pays ne se résume pas à une opposition religieuse ou idéologique absolue, mais s'inscrit dans un contexte plus large de lutte pour le contrôle des routes énergétiques, des ressources naturelles, et de l'équilibre régional. Le Moyen-Orient, en tant que carrefour énergétique mondial, est essentiel pour les grandes puissances, notamment en raison de ses vastes réserves de pétrole et de gaz, et de son rôle central dans le transit énergétique mondial.
Depuis la révolution islamique en 1979, l'Iran cherche à étendre son influence en tant que puissance régionale, notamment à travers le soutien à des groupes militants et la contestation de l’ordre israélo-arabe établi. Israël, de son côté, cherche à préserver son hégémonie régionale et à sécuriser ses routes commerciales et énergétiques, en plus de maintenir sa supériorité militaire. Cette rivalité s'exacerbe également à mesure que de nouvelles alliances sont formées dans la région, comme celles entre Israël et certains pays du Golfe, ou encore les intérêts convergents entre Israël et les États-Unis. L'opposition entre Israël et l'Iran devient donc un champ de bataille pour la redéfinition des rapports de force au Moyen-Orient, un enjeu de pouvoir et de ressources qui va bien au-delà de simples divergences idéologiques ou religieuses.
La guerre comme moyen perpétuel de contrôle des ressources
Bien que la classe politique israélienne mette en avant ces justifications pour légitimer ses actions, la réalité des guerres menées dans la région est bien plus pragmatique et stratégique. Par exemple, les conflits ont permis à Israël de sécuriser des zones riches en ressources, comme le plateau du Golan, riche en eau et en terre agricole, ou la Cisjordanie, qui dispose de ressources minérales importantes.
De plus, au-delà de la sécurité immédiate, Israël a aussi cherché à renforcer sa position économique et stratégique en accédant à des infrastructures clés, telles que les routes commerciales et les sites énergétiques. Cette volonté de sécuriser des routes énergétiques et des points de passage stratégique s’est renforcée avec l'importance croissante du pétrole et du gaz dans l'économie mondiale.
La guerre des Six Jours de 1967 représente un exemple clé de la manière dont les conflits israélo-arabes ont transcendu la simple question de la défense nationale pour s’inscrire dans des objectifs stratégiques plus larges, notamment en matière de contrôle des ressources naturelles et des infrastructures essentielles. Outre la logique de défense contre une coalition de pays arabes, l'occupation des territoires de la Cisjordanie, de Gaza, du Sinaï et du plateau du Golan a permis à Israël de s'assurer un contrôle direct sur des ressources vitales. Le plateau du Golan, par exemple, contient d’importants réservoirs d'eau, cruciaux pour l'agriculture et les besoins industriels d'Israël, qui souffrait alors d'une pénurie chronique de ressources hydriques. Cette occupation a ainsi permis à Israël de sécuriser une partie de ses approvisionnements en eau, tout en renforçant sa position stratégique face à ses voisins.
De plus, les acquisitions territoriales de 1967 ont ouvert à Israël l'accès à des zones riches en ressources énergétiques, notamment dans le bassin méditerranéen et autour du Golan, où des gisements de pétrole et de gaz ont été découverts ou exploités plus tard. Ces ressources sont devenues cruciales, non seulement pour répondre aux besoins énergétiques internes d'Israël, mais aussi pour assurer sa position dans le jeu géopolitique régional, où le contrôle des infrastructures énergétiques est un facteur déterminant de pouvoir. L'occupation des territoires du Sinaï a également permis de sécuriser des routes maritimes et des passages stratégiques, qui sont d'une importance capitale dans la dynamique des échanges commerciaux et énergétiques du Moyen-Orient.
La guerre du Kippour de 1973, bien que motivée par des considérations de revanche et de restauration de la dignité après la défaite de 1967, a également eu des répercussions économiques et géopolitiques profondes. En réponse à l'attaque surprise lancée par l'Égypte et la Syrie contre Israël, les pays arabes producteurs de pétrole ont réagi en imposant un embargo pétrolier, entraînant une crise énergétique mondiale et un krach sur les marchés des matières premières. Cette guerre a ainsi mis en lumière le rôle stratégique du pétrole dans la géopolitique de la région. Le contrôle des ressources énergétiques, déjà une priorité pour Israël, a pris une dimension encore plus critique, en particulier face à l'usage des prix du pétrole comme levier politique par les pays arabes.
Cette guerre a révélé la vulnérabilité des puissances occidentales, dépendantes du pétrole arabe, et a renforcé la position d'Israël sur la scène internationale en tant que puissance capable de sécuriser des ressources stratégiques. Elle a également contribué à redéfinir les rapports de force régionaux et à entériner l'importance du contrôle des zones stratégiques, non seulement pour la sécurité nationale, mais aussi pour les équilibres économiques mondiaux. Le krach pétrolier a bouleversé l'économie mondiale, mais il a aussi renforcé l'idée qu'Israël, par sa position géographique et son contrôle de certaines ressources, était désormais un acteur incontournable dans la dynamique énergétique et géopolitique du Moyen-Orient.
Ainsi, ces deux guerres illustrent bien que les enjeux géopolitiques et économiques, notamment le contrôle des ressources naturelles et des infrastructures stratégiques, ont joué un rôle central dans la conduite des conflits israélo-arabes, souvent bien au-delà des motivations de sécurité pure.
pipeline Eilat-Ashkelon : un contrôle stratégique sur les routes énergétiques
L’inauguration du pipeline Eilat-Ashkelon en 1968 constitue l'une des réalisations géopolitiques majeures d'Israël dans le domaine énergétique. Ce pipeline, reliant la mer Rouge à la Méditerranée, permet de contourner le canal de Suez, un passage stratégique vital mais vulnérable, surtout pendant les périodes de tensions géopolitiques. Alors que le canal de Suez a été fermé à plusieurs reprises au cours des conflits israélo-arabes, le pipeline offre à Israël une alternative directe pour le transport du pétrole, réduisant ainsi sa dépendance à des routes maritimes risquées. Initialement conçu pour acheminer le pétrole iranien vers Israël, ce projet a rapidement pris une importance géostratégique plus large, servant de lien direct entre l'Asie, l'Europe et Israël, et devenant ainsi une artère énergétique cruciale pour plusieurs acteurs internationaux.
La gestion du pipeline a été confiée à la Europe Asia Pipeline Company (EAPC), une joint-venture israélo-iranienne formée dans les années 1960, avant que la révolution islamique de 1979 n'entraîne la rupture diplomatique entre Israël et l'Iran. Malgré cette rupture, le pipeline a continué à fonctionner, illustrant la manière dont Israël a su utiliser cette infrastructure pour conserver une position stratégique dans le transit énergétique mondial. Bien que des détails précis sur son fonctionnement soient protégés par la censure militaire israélienne, il est évident que le pipeline Eilat-Ashkelon représente un levier économique et géopolitique puissant pour Israël, en lui permettant de jouer un rôle-clé dans la gestion du transport de pétrole entre les continents, tout en sécurisant ses propres intérêts énergétiques et commerciaux. Cette infrastructure, loin d’être un simple projet logistique, est devenue un outil stratégique dans les relations internationales et un symbole de la capacité d’Israël à utiliser ses ressources géographiques et infrastructurelles pour renforcer sa position sur la scène mondiale.
Il est intéressant de noter qu'aucun des acteurs majeurs impliqués dans les conflits du Moyen-Orient — l'Iran, Israël ou les États-Unis — n'a jamais cherché à détruire ou à perturber le pipeline Eilat-Ashkelon, malgré les tensions politiques et militaires multiples qui ont secoué la région au fil des décennies. Cela témoigne de l’importance stratégique de cette infrastructure, non seulement pour Israël, mais également pour les puissances internationales concernées par le transit énergétique mondial. Le fait que ce pipeline, même après la révolution islamique en Iran en 1979, ait continué à fonctionner et à être protégé, démontre que les intérêts économiques, notamment liés aux ressources énergétiques, l'emportent souvent sur les considérations idéologiques ou religieuses.
Alors que les discours publics autour des conflits israélo-arabes ou des tensions entre Israël et l'Iran sont souvent alimentés par des justifications religieuses ou idéologiques — comme la défense de la terre promise ou la lutte contre l'ennemi sioniste — la réalité géopolitique et économique révèle un autre aspect de la situation. Le business, en particulier celui du pétrole et des infrastructures énergétiques, reste un moteur principal de la politique internationale. Israël, les États-Unis et l'Iran savent pertinemment que perturber une infrastructure clé comme le pipeline Eilat-Ashkelon aurait des répercussions dramatiques sur l'approvisionnement énergétique global, affectant des économies bien au-delà de la région. En somme, cette situation met en lumière la façon dont les enjeux économiques et stratégiques sont souvent bien plus déterminants que les préoccupations idéologiques ou religieuses, souvent invoquées pour justifier des actions violentes. Ce double jeu — où les intérêts économiques passent avant les principes moraux ou idéologiques — est une caractéristique marquante de la géopolitique du Moyen-Orient et du monde en général.
L’urbanisation et le projet immobilier : domination territoriale et expansion économique
L'extension des implantations israéliennes en Cisjordanie, la construction de nouveaux quartiers à Jérusalem-Est et l'annexion progressive des hauteurs du Golan ne peuvent être réduites à de simples mesures militaires ou sécuritaires, comme elles sont souvent présentées dans les discours politiques. En réalité, ces actions font partie d’un projet plus vaste, une stratégie géopolitique visant à intégrer économiquement ces territoires dans le système israélien. Ces régions sont progressivement transformées en véritables zones économiques et industrielles, avec la construction de nouveaux complexes immobiliers, de zones commerciales et d’infrastructures vitales. Ce processus d’intégration économique vise non seulement à renforcer le contrôle israélien sur ces territoires, mais aussi à les exploiter à des fins de rentabilité économique, en tirant parti de ressources naturelles et d'opportunités commerciales.
Des entreprises comme Delek Group, un conglomérat israélien majeur dans les secteurs de l'énergie et de l'immobilier, jouent un rôle crucial dans cette dynamique. Delek est impliqué dans des projets immobiliers d'envergure, mais également dans des projets énergétiques stratégiques, notamment les gisements gaziers offshore de Leviathan et Tamar. Ces gisements représentent un levier stratégique majeur pour Israël, qui cherche à se positionner en acteur central de l’énergie dans la région. L’implication de Noble Energy, un acteur américain qui a collaboré avec Delek dans l'exploitation de ces ressources, puis son rachat par Chevron en 2020, démontre l’importance croissante des partenariats internationaux dans l'exploitation des ressources israéliennes. Ce réseau de collaborations économiques renforce la position d'Israël sur la scène énergétique mondiale, tout en consolidant son contrôle sur des territoires stratégiques. Ainsi, au-delà des dimensions politiques et sécuritaires, ces projets immobiliers et gaziers illustrent une volonté claire d’intégration économique, visant à rendre ces territoires économiquement indissociables du système israélien, et à sécuriser les ressources naturelles de la région.
Le rôle d'Israël dans la diversification énergétique régionale
Les Accords d'Abraham signés en 2020 entre Israël et plusieurs pays arabes, comme les Émirats Arabes Unis et Bahreïn, illustrent un tournant géopolitique majeur où l'argent, et non la religion ou les idéologies, devient le véritable moteur des relations internationales. En réalité, ces accords n’ont pas pour objectif de résoudre des différends religieux ou culturels, mais bien de permettre un rapprochement économique, particulièrement dans le secteur énergétique. Israël, grâce à ses gisements gaziers offshore, notamment ceux de Leviathan et Tamar, offre désormais aux pays européens une alternative sérieuse à l'approvisionnement en gaz russe. Cette normalisation des relations a permis à Israël de renforcer son influence dans des projets énergétiques tels que la construction de pipelines ou de centres de stockage de gaz, et de devenir un acteur clé de l'exportation d'hydrocarbures vers l'Asie et l'Europe, contournant les routes maritimes traditionnelles comme le détroit d'Ormuz ou le canal de Suez. Le secteur de l'énergie, au-delà de toute question idéologique, devient donc un levier stratégique et économique, où les intérêts financiers surpassent les considérations religieuses ou politiques qui alimentent les discours de haine.
Là où des discours opposant Israël aux pays arabes ont longtemps dominé, ces accords montrent qu'une fois l'argent en jeu, les barrières idéologiques s’effritent rapidement. Personne ne parle plus d'opposition religieuse quand les contrats de pipelines et les partenariats énergétiques commencent à générer des flux financiers considérables. Les tensions qui existaient autrefois, souvent nourries par des idéologies religieuses ou nationalistes, semblent désormais être reléguées au second plan. En haut de la pyramide, l'argent arrange toutes les discordes, et ces rivalités historiques sont vite oubliées lorsqu’il s’agit de tirer profit des ressources stratégiques de la région. Les peuples sont encore souvent instrumentalisés par des discours idéologiques de pacotille, utilisés pour entretenir la haine de l'autre, mais dans les coulisses, ce sont les intérêts financiers qui dictent véritablement la politique. Ces accords économiques soulignent la réalité que, dans le monde contemporain, ce sont les relations économiques et les investissements financiers qui redéfinissent les rapports de force bien plus que les idéologies religieuses ou politiques.
L’illusion messianique au service d’un projet géoéconomique
Bien que le discours messianique et les visions religieuses soient effectivement présents dans certains courants israéliens, ces idéologies ne peuvent pas être considérées comme la seule motivation derrière les politiques israéliennes. Derrière le rideau idéologique qui utilise la sécurité et la religion comme justification, se cache en réalité un projet géoéconomique bien concret. L'annexion progressive des terres stratégiques au Moyen-Orient, qu'elles soient en Cisjordanie, à Jérusalem-Est ou sur le plateau du Golan, ne repose pas seulement sur des préoccupations sécuritaires ou religieuses, mais surtout sur des intérêts immobiliers, financiers et énergétiques. En contrôlant ces territoires, Israël peut exploiter des ressources naturelles vitales, développer des zones économiques et renforcer son influence sur des infrastructures clés pour l'économie mondiale.
Dans cette dynamique, la guerre, loin d’être une fin en soi, devient un moyen stratégique de redéfinir les cartes géopolitiques et de sécuriser des ressources économiques essentielles. Le contrôle des pipelines, des territoires riches en ressources naturelles comme le gaz et l'eau, ainsi que des routes commerciales stratégiques permet à Israël de se positionner comme un acteur clé dans la géoéconomie mondiale. Cette volonté de contrôler ces axes stratégiques dépasse largement les préoccupations de simple défense ou de sécurité nationale. Il s'agit avant tout de garantir des intérêts économiques majeurs et de prendre position sur le marché mondial de l'énergie et des ressources. Ainsi, bien que la sécurité et les idéologies religieuses soient utilisées pour justifier certaines actions, la réalité est que ces politiques servent principalement des objectifs géoéconomiques, où l’enjeu est avant tout de se sécuriser une place de choix dans l’équilibre économique mondial En effet, les peuples sont souvent floués dans ce jeu géopolitique, où la réalité des enjeux est largement cachée derrière des discours idéologiques et religieux. Les médias jouent un rôle central dans l'exacerbation de cette propagande, alimentant des récits de conflits entre civilisations, de lutte pour la foi ou de défense d'une identité nationale. Ces récits sont soigneusement cultivés pour maintenir la population focalisée sur des oppositions superficielles, souvent empreintes de haine et de peur, pendant que les véritables enjeux — ceux qui concernent les intérêts financiers — restent hors de portée du regard du grand public.
En réalité, les intérêts financiers sont ceux qui dirigent le monde, loin des idéologies religieuses ou nationalistes que l'on nous vend. Le profit est la véritable idéologie qui dicte les décisions prises dans les coulisses de la géopolitique. Les puissances économiques, les multinationales de l'énergie, de l'immobilier et des infrastructures, comme Delek Group ou Chevron, façonnent les politiques mondiales bien plus que les discours politiques ou les arguments religieux. Ce monde de faux-semblants, où l'on nous dit que les peuples se battent pour des idéaux, est en réalité un système où les grandes entreprises et les acteurs économiques détiennent le véritable pouvoir. Ils manipulent les événements, jouent avec les peurs et les croyances des peuples, et exploitent les ressources naturelles et humaines sans scrupules. La guerre, la politique et les conflits deviennent des outils dans leur boîte à outils pour redistribuer le pouvoir et le profit, tout en maintenant une illusion de choix et de justification morale.
Les peuples, pris dans ce tourbillon de propagande, ne voient souvent que l'ombre du conflit, tandis que les vrais architectes du système — ceux qui profitent des ressources et des guerres — sont dans l'ombre, tirant les ficelles. C'est cette hiérarchie de l'argent qui dirige véritablement le monde, là où la guerre et les idéologies ne sont que des instruments utilisés pour masquer la quête incessante de contrôle économique. Et derrière les discours sur le messianisme, la défense des identités religieuses ou nationales, et les justifications idéologiques de telle ou telle guerre, ce qui prime en réalité, c'est l'appétit insatiable pour l'enrichissement et le contrôle des ressources. Le profit devient la véritable "religion", celle qui dicte la politique mondiale, les alliances et même les conflits.
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