NUMERISATION FORCEE, CONTROLE DES MASSES, CHAOS ET DONNEES EN FUITE.
Le discours officiel sur la transition numérique promet efficacité, modernité et sécurité. Mais à l’épreuve des faits, cette promesse ressemble surtout à un slogan déconnecté du réel, voire à une façade qui masque des défaillances aussi graves que profondes. Pourtant, les choix politiques consistent à accélérer encore la centralisation des données, à interconnecter les systèmes, à rendre le numérique incontournable. Autrement dit, à amplifier les conséquences potentielles de chaque faille et de piratage massif. Et derrière les promesses affichées, se dessine une logique plus préoccupante d’un pilotage par l’objectif politique plutôt que par la réalité technique. On annonce, on déploie, puis on corrige toujours trop tard. Cette inversion des priorités, où la communication précède la sécurisation, alimente une perte de confiance légitime. Car la sécurité ne peut pas être un argument marketing. Elle doit être une condition préalable.
L’argument de l’efficacité, d’abord, mérite d’être sérieusement interrogé. La numérisation était censée simplifier les démarches, réduire les délais, fluidifier les interactions avec l’administration. Or, dans la pratique, elle a seulement déplacé la complexité sans jamais la supprimer avec la multiplication des plateformes, d’identifiants, de procédures en ligne opaques et une dépendance à des systèmes trop souvent indisponibles ou saturés. L’usager devient lui-même opérateur, contraint de naviguer dans des interfaces techniques, sans accompagnement suffisant. Ce n’est pas une simplification, c’est un transfert de charge du service public vers le citoyen.
La promesse de modernité, ensuite, repose sur une illusion entretenue entre innovation technologique et progrès réel. Numériser ce n’est pas moderniser, encore moins si les fondations sont aussi fragiles. Tous les chiffres montrent d’ailleurs l’inverse d’un système maîtrisé avec les violations permanentes de données signalées à la CNIL, (Commission nationale de l'informatique et des libertés), tandis que les intrusions suivies par l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information) ont bondi de plus de 70 % en 5 années. Une "modernité" qui multiplie les points de défaillance sans en garantir la résilience n’est pas un progrès, c’est une fragilisation, une trahison et une mise en danger à grande échelle des citoyens.
Mais c’est surtout sur la sécurité que le décalage devient intenable. Car c’est précisément là que la promesse est la plus forte… et la réalité la plus faible. Des dizaines de millions de Français ont vu leurs données compromises ces dernières années : santé, emploi, identité, coordonnées bancaires, détention d’armes, ... Tout y passe ! Or, ces informations ne sont pas anodines ; elles permettent l’usurpation d’identité, le piratage de comptes, le chantage, la création d’un "clone" numérique ou des fraudes sophistiquées. Et une fois vos données exposées, elles ne peuvent plus être"reprisées", ni reprotégées, car une donnée volée une fois, circule indéfiniment !
Ce constat met en lumière une forme d’irresponsabilité structurelle qui règne chez les dirigeants "Young Global Leaders" lobotomisés par les programmes du WEF et du totalitarisme technocratique en développement pour leur 4éme révolution. Les autorités ne peuvent pas ignorer ces risques puisqu’ils sont documentés, mesurés et répétés. Le faire, l’autoriser, le promouvoir c’est déjà être complice des hackers. Et continuer dans cette direction malgré l’accumulation des alertes ne relève plus de l’erreur ou de l’imprévision, mais clairement d’un choix assumé de privilégier une logique de contrôle totalitaire et d’organisation centralisée toxique au détriment de la sécurité réelle des citoyens.
Car à ce stade, il ne s’agit plus simplement d’erreurs ou de retards, mais d’un enchaînement de décisions qui favorisent objectivement les cybercriminels. Centralisation des données, multiplication des plateformes, dépendance totale au numérique, amateurisme des services et des concepteurs : tout concourt à créer un environnement idéal pour l’exploitation frauduleuse et ceux qui conçoivent et imposent ce modèle en deviennent les facilitateurs. Cette dissonance n’est plus seulement une faute politique, mais une mise en danger assumée.
Il y a là un problème de cohérence, sinon de malveillance. On exige des citoyens qu’ils adoptent des comportements numériques irréprochables — mots de passe complexes, double authentification, vigilance constante, alors même que des infrastructures entières ne respectent pas toujours ces standards élémentaires. Certaines fuites massives ont révélé des lacunes basiques comme l’absence de double authentification généralisée, des comptes compromis ou accès insuffisamment cloisonnés. La chaîne de sécurité est aussi forte que son maillon le plus faible et ce maillon se situe justement au cœur même des systèmes institutionnels.
Malgré l’explosion documentée des cyberattaques, la numérisation forcée ne ralentit pas, elle s’accélère. Une part croissante des démarches administratives (impôts, santé, emploi, identité) devient difficile, voire impossible sans passer par des interfaces numériques. Ce basculement n’est pas neutre puisqu’il impose à des dizaines de millions de citoyens de confier leurs données les plus sensibles à des systèmes dont la vulnérabilité est désormais prouvée, répétée et quantifiée.
Or cette contrainte intervient dans un contexte où les défaillances ne sont plus marginales mais systémiques. Quand des dizaines de millions de dossiers de santé, d’emploi ou d’identité sont exposés, quand les bases publiques elles-mêmes sont compromises, il ne s’agit plus d’incidents isolés mais d’un défaut structurel de sécurisation. Continuer à élargir ce modèle sans en corriger les failles relève, au minimum, d’une imprévoyance grave ou d’une volonté malveillante, plus probable.
C’est ici que la notion de responsabilité entre en jeu. Gouverner, c’est anticiper les risques. Or les signaux d’alerte sont connus depuis des années avec l’explosion des coûts de la cybercriminalité, la professionnalisation des attaques, la circulation massive de données sur les marchés clandestins et les vulnérabilités logicielles en hausse constante. Malgré cela, les choix politiques consistent à centraliser davantage, à interconnecter les bases, à multiplier les points d’entrée… autrement dit à augmenter mécaniquement la surface d’attaque.
Il y a surtout une dimension plus préoccupante qui est celle de la logique de contrôle. La numérisation totale ne sert pas uniquement à simplifier les démarches puisqu’elle permet aussi de tracer, d’agréger et de croiser des données à une échelle inédite. Chaque identité, chaque transaction, chaque interaction administrative devient potentiellement enregistrable, analysable, exploitable. Même sans intention malveillante initiale, un tel système crée de fait un déséquilibre de pouvoir considérable entre institutions et citoyens.
Et c’est précisément ce déséquilibre qui inquiète. Car un système à la fois centralisé et vulnérable cumule les risques avec d’un côté, une capacité de surveillance accrue et de l’autre, une exposition massive aux intrusions criminelles. Les citoyens se retrouvent donc pris en étau entre deux menaces avec l’exploitation institutionnelle de leurs données et leur captation par des acteurs malveillants.
Nos gouvernants prétendent incarner la volonté populaire, mais sur le terrain du numérique, ils agissent comme s’ils détenaient un mandat implicite pour remodeler nos vies sans débat réel. Ce glissement n’a rien d’anodin puisqu’il redéfinit l’accès aux droits, conditionne la participation civique et exclut de fait ceux qui n’ont ni les compétences, ni les moyens, ni simplement l’envie de s’y conformer. On parle d’innovation, mais on pratique surtout l’imposition silencieuse.
Cette transition est souvent présentée comme inévitable, comme si toute contestation relevait de l’archaïsme ou de l’ignorance. En réalité, ce discours masque un choix politique à but tyrannique, masqué par une illusion de privilégier l’efficacité administrative et les logiques technocratiques au détriment de la pluralité des besoins citoyens. Le numérique devient alors un filtre obligatoire entre l’individu et l’État, concentrant pouvoir et données sans véritable contre-pouvoir démocratique. À force de réduire les marges de choix, nos dirigeants ne modernisent pas la société mais ils la contraignent, en contournant précisément ce qu’ils sont censés défendre, comme la sécurité ou la souveraineté du peuple.
On nous impose une dépendance totale à des systèmes dont la vulnérabilité est démontrée quotidiennement, sans aucune consultation publique. Sans aucun consentement citoyen. On a construit une société numérique avant de savoir la défendre. Pire encore, cette transformation n’a même pas permis de réduire les coûts publics. Le citoyen paie donc deux fois ! Une fois pour des services dégradés et une autre pour les conséquences de leur insécurité.
Car les conséquences sont bien réelles. En 2025, plus d’un million de comptes bancaires ont été compromis. Les malwares bancaires, notamment sur smartphone, ont bondi de 50 % en un an. Les faux sites de commerce représentent désormais 48,5 % des vecteurs de phishing financier. Le modèle est simple : vous obliger à tout faire en ligne, puis laisser proliférer les outils qui permettent de vous dépouiller.
La France est aujourd’hui l’un des pays les plus ciblés au monde, classée quatrième derrière les États-Unis, la Chine et l’Allemagne. Pourquoi ? Parce que tout y est numérisé, centralisé, et donc attaquable. Environ 80 % des données personnelles des Français circuleraient déjà sur les marchés clandestins. Autrement dit : l’identité numérique du pays est en libre-service sur le dark web.
L’absurde atteint son comble avec certaines initiatives européennes. Une application de vérification d’âge, censée protéger, s’est révélée piratable en quelques minutes. La logique est renversée : on déploie des outils de contrôle avant même de maîtriser leur sécurité. La cybersurveillance progresse plus vite que la cybersécurité.
Dans ce contexte, envisager un euro numérique relève de l’inconscience. Confier l’intégralité des transactions, des identités et des historiques financiers à des infrastructures déjà poreuses, c’est créer une cible parfaite. Aujourd’hui, un pirate peut voler des identifiants. Demain, il pourrait potentiellement accéder à des portefeuilles entiers, suivre des comportements, manipuler des transactions. La centralisation multiplie les risques au lieu de les réduire.
Ce n’est pas un scénario hypothétique. Les précédents existent déjà avec nos coordonnées bancaires exfiltrées, nos comptes piratés et nos identités usurpées. Chaque fuite devient une brique supplémentaire dans un écosystème criminel qui s’industrialise. Et face à cela, les réponses restent fragmentaires, tardives, et toujours inefficaces. Même les experts le reconnaissent qu'aucune organisation n’est réellement à la hauteur. Ce décalage entre connaissance du risque et décisions prises pose une question légitime : est-ce de l’incompétence, du laxisme, une forme de fuite en avant technocratique ou une volonté malsaine d’exposer tous les citoyens à une prison numérique ? Car les faits sont têtus. Ils nous imposent le tout numérique sans pouvoir garantir la moindre sécurité. Ils promettent la simplification mais complexifient les démarches. Ils annoncent la sécurité et nous exposent davantage. Ils nous parlent de modernisation alors que leurs infrastructures accumulent toutes les failles.
Les exemples récents sont accablants. Des millions de Français touchés par le piratage de plateformes publiques : titres sécurisés, emploi, santé, éducation, détention d'armes... Tout est déjà piraté ! La fuite Viamedis/Almerys a exposé les données de 33 millions de personnes. Celle de France Travail, jusqu’à 43 millions. Le secteur médical n’est pas épargné : jusqu’à 15 millions de dossiers chez Cegedim, avec des informations d’une sensibilité extrême. Même les mineurs sont concernés, avec plus de 1,5 million d’élèves exposés via l’UNSS.
L’État lui-même n’est pas capable de protéger ses propres systèmes avec de nombreuses intrusions dans les services numériques interministériels, des piratage massifs de bases liées aux prestations sociales, des fuite de données d’agents publics, pourtant censées être protégées par le racket des impôts. Et c’est ce même État qui prétend centraliser encore davantage les informations via des dispositifs d’identité numérique ou de vérification généralisée.
Le résultat est limpide avec un système numérique imposé, coûteux, vulnérable, et de plus en plus dangereux pour nos libertés comme nos données personnelles. Mais les citoyens sont toujours sommés de faire confiance à des infrastructures qui échouent perpétuellement à les protéger. Ce qu'ils font sans jamais rechigner, du reste. Et pendant ce temps, leurs données circulent déjà entre les mains de groupes criminels.
Refuser l’identification numérique obligatoire et la monnaie entièrement dématérialisée, ce n’est pas refuser le progrès, c’est refuser la concentration excessive de pouvoir. Quand chaque acte du quotidien (payer, se déplacer, accéder à des services) dépend d’un système centralisé, traçable et potentiellement contrôlable, on bascule d’un espace de liberté, de plus en plus restreint, vers un espace de permission sous conditions. En Clair, on entre dans un système carcéral...
L’histoire nous montre que les outils conçus pour l’efficacité peuvent facilement devenir des instruments de surveillance s’ils ne sont pas encadrés par des garanties solides, transparentes et réellement opposables. Une société libre repose sur la possibilité d’agir sans être constamment observé, profilé ou conditionné. Or, tout le monde sait désormais ce qu'est l'Union Européenne et sa caste mafieuse.
La monnaie numérique centralisée et les systèmes d’identification généralisés posent donc un problème démocratique fondamental puisqu'ils déplacent le pouvoir de décision vers des structures technocratiques éloignées de tout contrôle citoyen direct. Sans garde-fous stricts, ils peuvent permettre de restreindre des droits de manière automatisée, comme bloquer un compte, limiter des transactions, filtrer des accès, invisibiliséer et punir, sans débat ni recours effectif.
Refuser ces dispositifs en l’état, ce n’est pas rejeter toute innovation, mais exiger des systèmes qui respectent la vie privée, la pluralité des choix et l’équilibre des pouvoirs, au lieu de créer des infrastructures susceptibles d’enfermer les individus dans des cadres rigides et opaques.
Au final, leur discours officiel ne tient que tant qu’on ne le confronte pas aux faits. Efficacité très relative, modernité discutable, contrôle absolu sur les individus et sécurité défaillante sont autant d’écarts entre la promesse et la réalité. Or, leur agression contre nos libertés n’est plus marginale mais systémique. Et tant que cet écart persiste, chaque nouvelle étape de la numérisation de nos vies érode un peu plus nos libertés. Et persister à vouloir tout numériser, jusqu’à la monnaie elle-même, revient à transformer chaque citoyen en cible permanente dans ce cirque dictatorial.
Phil BROQ.
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