LA SECURITE COMME MENSONGE FONDATEUR DU CONTROLE NUMERIQUE

L’identité numérique n’est pas une mesure de protection. C’est une mesure de mise au pas. Présentée comme une simple vérification d’âge, elle constitue en réalité une rupture historique où, pour la première fois dans l’histoire, l’accès à la parole publique numérique est conditionné à une identité validée, persistante, traçable. Ce n’est pas un détail technique. C’est un changement de régime ! L’État s’arroge le droit de former les consciences très tôt, mais exige des papiers pour critiquer ses choix. Et l’argument de la protection de l’enfance sert ici de bouclier moral. Il permet d’accélérer une transformation que personne n’accepterait frontalement avec la fin progressive de l’anonymat comme condition normale de la liberté d’expression. Qui oserait s’y opposer, dès lors qu’on invoque les enfants ? C’est précisément ce chantage émotionnel qui rend la manœuvre efficace — et profondément malhonnête. Car l’identité numérique vise à réintroduire un contrôle là où le pouvoir l’a perdu. Non pas pour gouverner mieux, mais pour réduire l’espace du dicible. Ce n’est pas la vérité qui est protégée, mais la version officielle des faits.

Le pouvoir panique

Nous vivons un instant charnière où le pouvoir cesse de gouverner par l’adhésion et commence à régner par la contrainte maquillée. Cet instant n’est jamais proclamé mais se dissimule derrière un jargon technocratique, se pare de vertus morales de circonstance, invoque des urgences artificielles pour imposer l’inacceptable et surtout sans débat. L’identité numérique surgit précisément à cet endroit-là. Elle n’est ni une modernisation administrative ni une innovation neutre mais un acte politique brutal, le signe d’un pouvoir qui ne supporte plus la liberté d’expression parce que cette liberté le met à nu, révèle ses mensonges et expose ses malversations. Ce que le pouvoir contemporain redoute n’est pas la violence, ni la haine, ni même l’erreur… il redoute l’intelligence collective. Il redoute la mise en relation des faits, la mémoire numérique, la capacité des citoyens à comparer les discours, à démonter les récits officiels, à prouver l’incohérence. Internet n’est plus un espace de divertissement ; il est devenu un champ politique incontrôlable. Et c’est précisément pour cela qu’il doit être discipliné, domestiqué et neutralisé.

L’argument de la protection comme écran de fumée

On nous répète inlassablement que tout cela « c’est pour protéger ». Protéger les enfants, protéger la société, protéger la santé, protéger la démocratie… Mais derrière ce mot vide de sens, derrière cette pseudo-vertu, se cache un mensonge aussi cruel que systématique. Car « protéger », en réalité, n’est plus qu’un cache-misère sémantique, une façade qui dissimule l’extension implacable du contrôle tyrannique d’une technocratie devenue incontrôlable. Ce mot ne désigne plus une action concrète face à un danger, mais une justification perverse pour une surveillance de masse, là où l’État échoue à assurer ses missions élémentaires.

Regardons les faits, pas les discours. Emmanuel Macron annonce l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, tandis qu’il permet, en toute liberté, aux mêmes jeunes de de changer de sexe, sans l’accord de leurs parents et cela aux frais de la Sécurité sociale. Ce sont là les priorités d’un gouvernement qui prétend protéger, mais qui, en réalité, laisse des familles se déchirer et des enfants souffrir dans des institutions sous-financées et maltraitantes. Lorsque l’État se prétend protecteur en retirant des enfants à leurs familles au nom de leur sécurité, il échoue lamentablement à garantir cette même sécurité. Violences, abus, prostitution, disparitions… Tout est documenté, tout est connu, tout est signalé, mais les moyens pour protéger sont inexistants. Là où la protection nécessiterait courage politique et moyens humains, l’État détourne le regard et se réfugie dans une comédie sécuritaire totalement déconnectée de la réalité.

L’éducation à la sexualité est un instrument de manipulation

L’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité (EVAR/EVARS), dont l’application est rendue obligatoire par la loi du 4 juillet 2001 et renforcée par un programme national en 2025, se présente sous des apparences nobles : enseigner le respect, le consentement, la lutte contre les stéréotypes et les discriminations. Mais sous ce vernis d’“égalité” et de “prévention”, l’État impose aux enfants une exposition précipitée et choquante à des notions sexuelles. De la masturbation à 4 ans, à la fellation à 6 ans, à la sodomie à 9 ans, tout est là pour préparer les jeunes à un monde où la sexualité ne sera plus une question intime mais une norme imposée par une machine éducative aliénante. L’État ne cherche pas à éduquer, mais à conditionner. Il prépare les jeunes à accepter, à normaliser, à se soumettre, tout en brandissant l’anonymat numérique comme une menace à éradiquer. Ce n’est pas l’éducation qui est ici mise en avant, mais la manipulation insidieuse d’une génération entière.

Contrairement au discours officiel, il n’existe aucune protection réelle de l’enfance dans ce système ; il n’y a que son simulacre. Jamais les enfants n’ont été aussi exposés, aussi vulnérables, aussi livrés à des logiques qui les dépassent. Les structures censées les protéger sont exsangues, les contrôles défaillants, les signalements ignorés, tandis que les responsabilités se diluent dans une bureaucratie sans courage. L’État se montre faible avec les forts — institutions défaillantes, réseaux criminels, prédateurs, intérêts économiques — mais implacable avec les faibles, qu’il surveille, catégorise et contraint sous couvert de protection. Au lieu de sécuriser les environnements réels — familles en détresse, foyers d’accueil, établissements scolaires — il déplace la violence vers le numérique, où l’enfant devient une donnée, un profil, une cible statistique. On prétend le protéger en traçant son identité, alors qu’on l’expose davantage en centralisant ses informations, en les rendant exploitables, piratables, détournables. Cette gouvernance ne protège pas l’enfance, elle la fragilise. Elle ne combat pas les dangers concrets, elle les contourne pour mieux contrôler. Et sous prétexte de sécurité, elle construit un monde où les enfants ne sont ni défendus, ni entendus, mais administrés.

L’identité numérique est un cheval de Troie

L’identité numérique, loin d’être un simple outil de protection, n’est rien de moins qu’un cheval de Troie, habillé des plus nobles intentions, mais conçu pour transformer Internet en une vaste surveillance de masse. Vérification d’âge, biométrie, intermédiaires privés « de confiance » … Tous ces dispositifs ne sont pas destinés à protéger un enfant, mais à tracer, à surveiller et à ficher. À travers cet artifice de la sécurité, ce qui est réellement visé, c’est la liberté d’expression, la possibilité de critiquer et de penser en dehors des cadres imposés. L’objectif est clair visant à ce que chaque parole, chaque commentaire, chaque opinion doit être soumise à un contrôle. Car l’État ne craint pas la sexualisation sur Internet ni même la violence. Ce qu’il craint par-dessus tout, c’est la dissidence, la critique et l’échange libre d’idées. Si un enfant peut changer de sexe sans l’accord parental, mais doit présenter sa pièce d’identité pour poster un message en ligne, l’hypocrisie devient alors criante. Le contrôle de l’identité numérique n’a rien de protecteur puisqu’il s’agit d’une arme visant à museler la liberté de parole.

L’État impuissant et tyrannique

Hier, on scannait un QR code pour entrer dans un café. Aujourd’hui, c’est pour publier sur les réseaux sociaux. Demain, ce sera pour exister socialement. Ce qui était supposé être temporaire est devenu structurel. Ce qui devait être ciblé est désormais universel. Ce qui devait être sanitaire est devenu politique. Les violences domestiques, les abus dans les institutions de protection de l’enfance, les dérives en tous genres restent invisibles, sous-financées et largement impunies. Mais dès qu’une voix dissonante ose s’élever, dès qu’un commentaire dérange, l’État déploie des armées numériques pour censurer, traquer et sanctionner. La contradiction est flagrante ! L’État est impuissant là où il devrait assurer la sécurité, mais il se fait tyrannique là où il peut surveiller. L’anonymat n’est pas une menace, il est la condition même de la dissidence. Mais c’est précisément cela que l’État ne peut tolérer.

Bruxelles et la censure sous couvert de démocratie

La technocratie tyrannique de Bruxelles, dans sa panique devant la montée de la contestation populaire, déploie des mécanismes de contrôle de plus en plus serrés. La plateforme “W Social” — avec sa vérification humaine obligatoire, sa photo d’identité, et son traçage total — n’a qu’un seul objectif : transformer la liberté d’expression en un privilège soumis à la surveillance. Le réseau « X », la liberté ; le réseau « W », l’idéologie totalitaire du wokisme, avec amendes et sanctions à la clé pour ceux qui oseraient défier la version officielle. L’identité numérique n’est pas un simple outil, c’est une arme ! Une arme utilisée pour museler la parole, pour mettre en cage la pensée, pour asservir la liberté sous couvert de démocratie.

L’identité numérique n’est donc pas une réponse à un danger précis, mais bien une infrastructure, une base, un socle conçu pour être étendu, réorienté et recyclé au fil du temps. Hier, elle se justifiait sous le prétexte sanitaire. Aujourd’hui, elle se camoufle derrière une morale publique. Demain, elle pourrait bien se muer en un outil politique de contrôle total. Un pouvoir légitime, véritablement démocratique, n’a pas besoin de savoir qui parle, ni de traquer les identités derrière chaque mot. Il n’a pas peur de l’anonymat. Un pouvoir démocratique respecte le désordre, l’imprévisibilité de la parole libre parce qu’il sait que c’est dans l’incertitude que réside la vitalité d’un débat véritable. Mais quand l’État préfère tracer plutôt que convaincre, identifier plutôt que répondre, conditionner plutôt que débattre, il ne protège plus la démocratie. Il protège sa propre emprise !

La prison invisible

L’identité numérique n’est pas une garantie de sécurité, c’est une prison invisible. Car dès que chaque mot peut être tracé, relié à un individu, les citoyens s’auto-censurent. Ils anticipent la sanction, réduisent leurs propos, abandonnent la complexité de la pensée pour se conformer à la norme. Le contrôle le plus redoutable n’est pas celui qui frappe, mais celui qui formate les esprits. Il transforme le débat en un couloir étroit, la dissidence en un crime invisible, la mémoire collective en un fichier sous surveillance. L’État n’est plus un acteur de protection ou de conviction. Il est devenu un geôlier. Un geôlier de l’esprit, avant même de l’être des corps.

La fin de la liberté

Ce n’est pas la fin de la violence ou de la haine, c’est la fin de la liberté d’expression, de la mise en lumière de la vérité. Ce n’est pas la fin du danger sur Internet, c’est la fin de l’imprévisibilité démocratique. Les enfants sont exposés, les protections institutionnelles sont inexistantes, mais la machine à contrôler la parole tourne à plein régime. Chaque citoyen est suspect. Chaque mot devient compromettant. Chaque pensée doit être légitimée. La question n’est pas : "Avez-vous quelque chose à cacher ?". La question est : "Jusqu’où laisserez-vous faire avant de devoir demander la permission de penser à voix haute ?"

Là où les données papier imposaient des obstacles matériels, des délais, des limites physiques qui rendaient la captation massive complexe et coûteuse, les données numériques sont, elles, offertes aux quatre vents. Centralisées, interconnectées, stockées à distance, elles deviennent instantanément accessibles à tous ceux qui savent forcer une porte numérique — hackers, mafias cybercriminelles, puissances étrangères ou institutions malveillantes. Ce qui exigeait autrefois du temps, des moyens et des risques se fait désormais à grande échelle, en silence, en quelques lignes de code. La numérisation n’a pas renforcé la sécurité, elle a supprimé les frictions, aboli les barrières et transformé chaque citoyen en cible potentielle. Et l’État, incapable de protéger ces données qu’il exige pourtant de collecter toujours plus, prétend encore que cette exposition permanente serait un progrès. Ce n’est pas une modernisation, c’est une mise à nu organisée.

Alors NON ! L’identité numérique n’est pas un progrès mais le début d’une dérive totalitaire. Nous ne parlons plus de protection des données, mais de pillage pur et simple. De Pôle emploi au ministère de l’Intérieur, de la banque postale à la CPAM aucune de nos informations personnelles n’est plus à l’abri. Et pourtant, on voudrait nous faire croire que cette numérisation et ce contrôle d'identité omniprésent serait la solution à tous nos maux, la panacée du XXIe siècle. Mais la vérité, c’est qu’elle est un acte d’accusation silencieux de l’État contre ses citoyens. C’est une déclaration de guerre contre la mémoire, contre la critique, contre la liberté. Le numérique ne protège rien, il assujettit tout. Il expose la fragilité d’un pouvoir qui, incapable de remplir ses fonctions élémentaires, choisit de régner par le contrôle avant même de tenter de convaincre. Car une fois enfermés dans ce carcan numérique, les individus n’ont plus aucune ressource. Leur parole est traquée, leur identité réduite à un numéro, leur pensée réduite à ce qu’on leur permet de dire. Ce n’est pas la protection qui est visée ici, mais l’asservissement. Ce n’est pas la liberté qui est renforcée, mais l’enfermement. Ce pouvoir, incapable de protéger, préfère gouverner en neutralisant l’esprit, juste avant d’oser s’attaquer à l’humanité elle-même.

Phil BROQ.

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