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LE DERNIER ROYAUME TERRESTRE - III -

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Si les deux premiers billets cherchaient à comprendre qui possède le pouvoir et comment ce pouvoir se finance, le troisième va nous conduire dans un territoire autrement plus vertigineux avec celui du contrôle du réel lui-même. Car dans le brouillard de guerre qui enveloppe désormais la planète, il est temps de connaitre qui cherche à définir le monde dans lequel nous allons devoir vivre — et surtout, qui cherche à définir la manière dont nous allons le percevoir ? Nous avons appris à reconnaître les guerres lorsqu'elles prennent la forme de chars, de missiles, de bombardements ou de frontières qui se déplacent. Nous avons appris à identifier les rapports de force lorsqu'ils opposent des armées, des États ou des alliances. Nous avons également commencé à comprendre que derrière les conflits militaires se cachent surtout des intérêts économiques, énergétiques, financiers et stratégiques. Mais il existe une guerre plus discrète. Une guerre qui ne nécessite pas nécessairement de s...

LE DERNIER ROYAUME TERRESTRE - II -

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Dans le premier billet, nous avons posé une question simple mais vertigineuse pour savoir qui possède réellement le pouvoir lorsque les citoyens ne contrôlent plus les mécanismes dont dépend leur existence ? Nous avons regardé derrière le théâtre politique, derrière les indignations médiatiques et derrière les guerres de récits. Mais regarder le pouvoir ne suffit pas. Il faut maintenant regarder ce qui le nourrit. Car le pouvoir politique a besoin d'argent. Les États ont besoin de crédit. Les entreprises ont besoin de capitaux. Les infrastructures ont besoin d'investissements. Les guerres ont besoin de financements. Les reconstructions aussi. Et derrière chacun de ces besoins circulent des milliards, changent de mains, produisent des intérêts, créent des dépendances et redistribuent, parfois silencieusement, le pouvoir. C'est ici que la dette devient bien plus qu'un chiffre inscrit dans les comptes publics. Elle devient un rapport de force. Lorsqu'un État s'ende...

LE DERNIER ROYAUME TERRESTRE - I -

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Il existe une étrange contradiction au cœur de notre époque où nous vivons dans des sociétés où l'on nous répète que le pouvoir appartient au peuple. Nous élisons des gouvernements, nous changeons de dirigeants, nous débattons publiquement, nous votons, nous protestons. Tout semble indiquer que nous sommes maîtres de notre destin. Et pourtant, quelque chose nous échappe. Les gouvernements changent, mais les plans des puissances économiques demeurent. Les majorités se succèdent, mais les mêmes contraintes financières reviennent. Les crises éclatent, les peuples paient, puis les marchés se réorganisent. Les frontières politiques peuvent être redessinées en quelques heures ; les concentrations de capitaux, elles, peuvent survivre pendant des générations. Alors il est temps de se demander si nous ne nous trompons pas de lieu lorsque nous cherchons le pouvoir ? Nous le cherchons dans les palais présidentiels, les parlements, les élections, les conférences de presse. Nous regardons les d...

QUAND BRUXELLES INSTRUMENTALISE L’HISTOIRE POUR SERVIR SES GUERRES

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Il arrive un moment où les discours sur les «valeurs européennes» doivent être confrontés à leurs propres contradictions. L’Union européenne se présente comme une sentinelle inflexible face au nazisme, au fascisme, à l’antisémitisme et au révisionnisme historique. Elle invoque la mémoire de la Shoah, condamne la glorification des collaborateurs et prétend défendre une Europe définitivement vaccinée contre les démons de son passé. Mais que valent ces principes lorsqu’ils se heurtent aux intérêts géopolitiques de Bruxelles et de ses alliés ? C’est cette contradiction qu’il faut avoir le courage de regarder en face. Car l’Histoire ne devrait pas changer de sens selon celui que l’on désigne comme ennemi ou comme allié. On ne peut pas exiger une vigilance absolue contre la réhabilitation du nazisme ici, tout en fermant les yeux ailleurs lorsque certains symboles, figures ou héritages historiques deviennent politiquement embarrassants. On ne peut pas non plus réécrire la Seconde Guerre mondi...