CHRONIQUE D’UN MONDE EXPLIQUE DE TRAVERS

Dans cette période où chaque incident diplomatique devient un cataclysme annoncé, les géopolitologues de comptoir se dressent comme les prophètes du chaos quotidien. Micro à la main, webcam bien calibrée ou clavier sous les doigts, ils transforment chaque nouvelle en apocalypse imminente, persuadés que leurs scénarios effrayants définissent la réalité. Mais derrière le spectacle, la complexité stratégique du monde réel leur échappe totalement.

Ces autoproclamés intellectuels des conflits… On les reconnaît au premier coup d’œil, avec leur air grave et hautain, comme s’ils venaient de décrypter la prochaine apocalypse nucléaire entre deux cafés serrés. Champions du cataclysme quotidien, défenseurs acharnés du « chaos, toujours plus proche, toujours plus spectaculaire ». Chaque matin, fidèles au rituel, ils s’installent derrière leur micro ou leur caméras et annoncent, avec la certitude d’un voyant sous ultra caféine, la fin du monde pour… mardi prochain !

Leur logiciel de pensée est obsolète depuis au moins la chute du mur de Berlin, mais pourtant ils restent figés dans leur marbre intellectuel, n’ayant jamais subi une mise à jour depuis, ni même un patch correctif. Mais pourquoi réformer quand on peut continuer à nourrir le festin du sensationnalisme, à transformer le moindre incident diplomatique en apocalypse globale et à remplir les pages de titres qui font frémir les mamies et les moutons ?

Comment peut-on se prétendre dissident ou géopolitologue en ne regardant que des dépêches AFP ou Bloomberg, les titres racoleurs de journaux subventionnés ou un fil d’actualité X ou Telegram ? C’est comme prétendre naviguer sur l’océan avec un compas cassé et une carte d’antan ! Le résultat est que l'on tourne en rond, on voit les vagues, mais on ignore totalement la profondeur, le courant et le vent. Ces pseudo-analystes s’inventent une expertise quotidienne sur la base de bribes filtrées, de résumés tronqués et de hashtags sensationnalistes.

Ils croient comprendre le monde parce qu’ils peuvent réciter des chiffres, répéter des titres ou retweeter des opinions alarmistes. Mais la vraie géopolitique, celle qui change la vie des nations, ne se lit pas dans un fil d’actualité ou un communiqué officiel. Elle se voit dans les logiques stratégiques, les calculs de coûts et de risques, les alliances invisibles, les mouvements économiques et technologiques. Ignorer cela et continuer à vociférer à la télévision, sur des chaines You tube ou sur les réseaux sociaux, revient à applaudir un spectacle de marionnettes en se croyant maître du théâtre.

Et pourtant, depuis une décennie, l’échiquier mondial a connu une succession de crises graves – Ukraine, Moyen-Orient, Soudan, RDC, tensions indo-pakistanaises, repositionnements politiques en Amérique du Sud – qui, dans leur esprit embué, ne semblent jamais reliées. Mais dans le vrai monde, celui des stratèges sérieux, tout converge vers la perspective terminale d’un affrontement Chine–États-Unis, le fameux piège de Thucydide. (Le « piège de Thucydide » est un concept popularisé par le politologue américain Graham Allison à partir des écrits de l'historien grec Thucydide. Il désigne la dynamique dangereuse qui apparaît lorsqu'une puissance émergente menace de supplanter une puissance dominante. Thucydide expliquait ainsi que la montée en puissance d'Athènes et la peur qu'elle inspira à Sparte rendirent la guerre presque inévitable.) 

Le danger du piège de Thucydide n'est pas qu'il annonce mécaniquement une guerre mondiale, mais qu'il décrit un enchaînement de méfiances, de démonstrations de force, d'alliances concurrentes, de sanctions économiques et d'erreurs de calcul pouvant conduire les grandes puissances à l'affrontement, ce à quoi poussent les fanatiques sanguinaires qui dirigent Israël ou l’Ukraine ( ce sont les mêmes !), alors même qu'aucune d'elles ne le souhaiterait initialement. 

Toutefois, de nombreux "chercheurs géopolitiques" contestent une vision trop déterministe de cette théorie et rappellent que les interdépendances économiques, la dissuasion nucléaire et les institutions internationales distinguent profondément la situation actuelle des conflits de l'Antiquité. Mais pour,   Et quand la réalité vient bousculer leurs prédictions, les géopolitologues de canapés perfusés à Google-Heath haussent simplement les épaules, ajustent leurs micros-cravates et repartent au combat de l’audience avec leurs titres putaclic… avec la même conviction, la même incertitude, mais surtout, le même plaisir à faire trembler l’internaute boulimique.

Appliqué au XXIᵉ siècle, ce concept sert à décrire une certaine rivalité jugée croissante, entre Chine et les États-Unis, avec d'un côté, une puissance montante qui accroît continuellement son poids économique, technologique, militaire et diplomatique ; de l'autre, une puissance établie par la force et le mensonge du pétrodollar, qui cherche à préserver sa position dominante dans l'ordre international. Dans cette lecture, nombre de crises contemporaines — qu'elles concernent l'Europe de l'Est, le Moyen-Orient, l'Indo-Pacifique ou les ressources stratégiques — ne sont pas des événements isolés mais bien les manifestations périphériques d'une confrontation systémique beaucoup plus vaste. 

Cependant, les États-Unis et la Chine sont liés par une interdépendance structurelle profonde puisque Pékin détient une part importante de la dette américaine, notamment via les bons du Trésor, tandis que l’économie chinoise reste fortement dépendante des marchés de consommation occidentaux pour ses exportations. Malgré leurs rivalités stratégiques, aucune des deux puissances ne peut aujourd’hui se découpler sans coûts économiques majeurs, ce qui rend leur affrontement autant limité par la concurrence que contraint par la nécessité d’échanges.

Mais pour ces chroniqueurs du malheur, le président des États-Unis est un fou. Un Psychopathe. Surement porteur d’une bombe nucléaire personnelle dans sa poche de veston et toujours prêt à l’utiliser a la moindre contrariété après un repas trop épicé. Peu importe qu’ils n’aient jamais mis les pieds dans un quartier sensible d’Ukraine ou de Taïwan, ni compris le fonctionnement du systéme financier, car leur expertise repose avant tout sur la lecture accélérée et en diagonale d’articles de presse subventionnée, l’observation des hashtags Twitter et, surtout, sur la capacité de tirer des plans sur la comète avec un compas en plastique.

Ils adorent imaginer Vladimir Poutine en héritier de l’URSS, brandissant à nouveau le marteau et la faucille pour conquérir l’Europe à marche forcée, comme si les réalités économiques, démographiques et militaires n’avaient jamais évolué depuis 1991. De la même manière, Xi Jinping est souvent caricaturé en « directeur d’usine du monde » tout-puissant, un lord mégalomane de l’ancienne impérialité britannique transformée en mondialisme, pour qui chaque nation ne serait qu’une colonie et chaque population un simple pion à déplacer ou à éliminer. Dans cette vision dramatique, les pays émergents, les alliances régionales, les flux commerciaux et énergétiques sont réduits à de simples accessoires d’un plan monolithique et paranoïaque, et la complexité du jeu diplomatique disparaît derrière le rideau du sensationnalisme. Ces représentations, absolument ridicules pour quiconque suit les stratégies réelles, permettent surtout à nos « experts » de continuer à jouer aux Cassandre modernes, annonçant l’apocalypse tous les quatre matins, tout en restant confortablement installés dans leur fauteuil, avec l’air grave et les yeux brillants d’angoisse performative.

Ces experts de bacs à sable, autoproclamés dissidents pour certains, restent perpétuellement figés, fascinés par leurs propres graphiques Excel construits sur des données obsolètes, incapables de comprendre que les opinions publiques, désinformées et médusées, assistent à cet immense théâtre d’ombre dont ils ne saisissent plus ni les règles ni les acteurs. Les médias dominants sont plus que jamais sous contrôle et pourtant dénoncés par ces pseudos « journalistes citoyens » complices de ce désastre informationnel, transforment chaque micro-incident en apocalypse imminente pour mieux remplir leurs colonnes et garder le troupeau serré par la peur qu’ils générent.

Pendant ce temps, dans le monde réel, les cartes sont redistribuées avec une précision qui ferait pâlir nos prophètes du café du commerce. Les grands gagnants actuels des conflits télévisés sont bien entendu l’Iran, la Russie, mais aussi les États-Unis de Trump et plus généralement les BRICS – Inde, Brésil, Venezuela – la Turquie et l’Algérie pointant aussi leur drapeau dans ce nouveau découpage du monde, débarrassés des Barons voleurs des siècles derniers et de leur système financier carcéral basé sur la dette. Les grands perdants évidents sont de fait l’Angleterre, la France et l’Allemagne, - n’ayant pas compris que nous étions entré dans le 21éme siècle - leur proxy et lessiveuse d’argent sale redistribué dans leurs paradis fiscaux qu’est l’Ukraine (pays le plus corrompu au monde, soutenu uniquement par les techno gangsters de la mafia européiste aux ordres des magnas du complexe militaro-industriel dépassé par la guerre hybride), et bien entendu les bires de la city de Londres que sont les États du Golfe et surtout Israël, le bébé Rothschild devenu un sale adolescent aussi grossier que violent. 

Et voilà comment s'achève lentement, en temps réel, le règne de toute une génération de gestionnaires malveillants du monde ancien. Ces Young Leaders formatés dans les mêmes écoles de pensée du 4éme Reich dirigé par le Forum Economique Mondial – qui ne représente que lui-même- , formés au sein de réseaux transatlantiques comme la French-American Foundation, issus des mêmes circuits de pensée globalisés, et portés par une vision figée de l’ordre post-guerre froide ; ces héritiers financiers des anciennes élites persuadées que l'histoire était terminée, ces agents de l’ombre fatigués et conditionnés par des réflexes obsolètes de la guerre froide et des certitudes d'un ordre occidental présenté comme éternel, voient le décor en trompe l’œil qu’ils ont construit vaciller sous leurs pieds. 

Pendant des décennies, ils ont cru que les peuples pouvaient être administrés comme des tableaux Excel, que les nations n'étaient plus que des marchés à piller, que les identités devaient s'effacer devant les impératifs d'une mondialisation conçue dans quelques cercles fermés de milliardaires nonagénaires. Ils ont tellement parlé de leur « démocratie » biaisée par leur haine de la liberté, tout en contournant systématiquement les besoins et envies des peuples, de diversité tout en uniformisant les sociétés, de prospérité tout en organisant leur déclassement. Les grandes figures de l’influence internationale, à l’image de George Soros et des réseaux qui gravitent autour des fondations, think tanks et structures d’influence politique, sont désormais l’objet de contestations publiques accrues, scrutées avec une intensité nouvelle dans un climat de défiance généralisée envers les élites décisionnelles. Ce qui semblait hier encore intangible — la légitimité de ces cercles et leur monopole de l’expertise — est désormais remis en question dans un monde qui se recompose à grande vitesse.

Et sur la scène de leur grand théâtre géopolitique, patiemment mis en place et entretenu au fil des décennies, les rôles ont toujours été soigneusement distribués : les puissances dites “responsables” d’un côté, les “menaces” de l’autre, les alliés vertueux et les adversaires systématiquement réduits à des caricatures commodes. Les récits dominants ont été répétés, amplifiés, relayés jusqu’à devenir des évidences supposées incontestables, tandis que toute lecture divergente était marginalisée, disqualifiée ou rangée dans la catégorie des hérésies intellectuelles. Dans ce dispositif, la complexité du réel était souvent simplifiée à l’extrême pour maintenir la cohérence d’une narration stable et lisible pour l’opinion publique.

Mais ce décor, longtemps tenu pour intangible, se fissure désormais. Le rideau de velours s’est affaissé, les projecteurs vacillent, et la mise en scène révèle peu à peu ses mécanismes avec les coulisses visibles, les contradictions accumulées, les effets de narration, orchestrés par McKinsey et consort, trop grossiers pour continuer à passer inaperçus. Le public, progressivement, ne se contente plus d’assister au spectacle, mais commence à percevoir les fils, les poulies, les éclairages orientés et les artifices de production qui fabriquaient l’illusion d’un récit fluide et maîtrisé. Et dans cette prise de conscience lente mais irréversible, c’est tout un rapport au discours géopolitique qui se transforme, laissant place à une lecture plus fragmentée, plus critique, et moins captive de ses anciennes certitudes.

Car le monde qui émerge n'obéit plus aux scripts écrits dans les années 1980. Les centres de puissance se multiplient. Les nations refusent d'être de simples figurants. Les peuples réclament le droit de défendre leurs intérêts propres plutôt que de servir ceux d'empires économiques ou idéologiques en déclin. Ce monde nouveau n'aspire pas à l'hégémonie d'un bloc sur un autre. Il aspire d'abord à l'équilibre, à la souveraineté, à la coopération entre civilisations différentes, à des partenariats fondés sur l'intérêt mutuel plutôt que sur l'obéissance. Là où les anciens ne voyaient que rapports de domination, beaucoup cherchent désormais des rapports de collaboration. Car on ne fait pas de commerce avec un pays que l’on a ruiné ou détruit, comme on ne s’allie pas avec celui qui vous a humilié.

Vu sous ce prisme, les États-Unis ont finalement joué un jeu magistral depuis l’arrivée de Trump – et son équipe – en prenant d’énormes risques, perturbant toutes les règles et équilibres artificiels, (organisés par les banquiers apatrides et mondialistes contre les peuples depuis plus de 200 ans et menant le monde à leur guise selon leurs seuls besoins), tout en instrumentalisant la folie d’Israël et en transformant la réaction iranienne en levier formidable contre les États du Golfe. Mais la vieille Europe de l’Ouest reste aveuglée, perdant à tous les niveaux et sur tous les tableaux – approvisionnement énergétique, marchés stratégiques, influence géopolitique, capacité militaires et technologiques...

Alors oui, il est nécessaire d’annoncer clairement que le succès stratégique états-unien de Trump est réel. Israël est piégé dans sa folie haineuse, l’Otan est morte autant que l’Ukraine surenchérissant dans un rôle qui n’est plus le sien, l’ancien empire anglo-saxon devenu mondialisme est ruiné et coupé de ses financements, l’Europe est effondrée par une monnaie factice désormais inutile… et la France à tout perdue, tragiquement spectatrice avachie de son propre déclassement, grâce à 30 ans de trahison des élites corrompues et d’un peuple exsangue, dont Macron n’est que l’ultime marionnette achevant son histoire…

Et pourtant, nos experts continuent de répéter leurs refrains : « Regardez, c’est la guerre !» Comme c’est le cas depuis 100 ans !... Ou « c’est la fin de la démocratie ! » Qui n’a jamais existée depuis l’arrivée de la république, ou encore « C’est la fin de l’économie mondiale ! » Cette illusion basée sur le racket des peuples, l’arnaque des marchés et la manipulation des cours à outrance. Alors même que les vrais stratèges orchestrent un ballet complexe de gains et de pertes dans les salles de marché à Londres et Wall-Street. 

Le plus fascinant demeure peut-être ce que ces analystes de pacotille n'ont jamais envisagé une autre vision que la leur. Pas un instant ils ne se demandent si les déploiements militaires américains pouvaient répondre à des préoccupations plus complexes que celles racontées sur les plateaux de télévision ou l’AFP. Pas un instant ils n'envisagent que certaines opérations aient pu viser à contenir des alliés autant que des adversaires. Le monde, chez eux, tient dans une bande dessinée géante où chacun joue éternellement le même rôle.

De la même manière, ils continuent à décrire Vladimir Poutine comme un conquérant insatiable rêvant de reconstituer l'Union soviétique, sans jamais s'interroger sur une évidence géographique et démographique : pourquoi un dirigeant rationnel chercherait-il à absorber des populations hostiles, des territoires coûteux à administrer et des problèmes supplémentaires à gérer ? La question mérite au moins d'être posée, même si la réponse ne leur plaît pas.

Quant à Xi Jinping, ils le dépeignent alternativement comme un empereur rouge omnipotent ou comme un maître espion planétaire surveillant chaque respiration de l'humanité. Là encore, aucune nuance. Aucune réflexion sur la possibilité que la priorité fondamentale de Pékin soit d'abord la stabilité intérieure, l'élévation du niveau de vie de centaines de millions de citoyens et la montée en gamme technologique d'un pays qui cherche à sortir définitivement du statut d'atelier du monde pour devenir une puissance scientifique et industrielle de premier rang.

Mais la nuance n'est pas rentable. La complexité ne fait pas vendre. L'analyse prudente attire moins de clics que les prophéties catastrophistes. Alors ils continuent, imperturbables, à distribuer les bons et les mauvais points, à annoncer l'imminence de la troisième guerre mondiale et à expliquer les intentions secrètes de dirigeants qu'ils ne connaissent qu'à travers quelques dépêches et leurs propres préjugés. Pendant ce temps, le monde réel, lui, poursuit sa route avec une indifférence presque cruelle à l'égard de leurs certitudes.

Pour eux, tout doit être monolithique, agressif, mégalomaniaque. Dans leur univers médiatique, les dirigeants ne sont que fous, tyrans ou stratèges d’un jeu de conquête universelle, et chaque crise devient l’apocalypse annoncée, chaque déplacement militaire un signe de guerre mondiale. La nuance, la stratégie rationnelle, le souci du peuple… tout cela est invisible à leurs yeux. Le monde réel avance, avec ses logiques complexes et ses calculs prudents, tandis que ces « experts en expertises » continuent à hurler sur des plateaux télévisés ou d’internet, convaincus qu’ils lisent l’avenir dans des graphiques obsolètes et des clichés idéologiques surannés. Dans leur univers mental figé, chaque événement doit impérativement confirmer le scénario qu'ils ont déjà écrit. Aucune place pour l'incertitude, aucune place pour l'hypothèse alternative.

C’est donc bien l’absence d’opposition réelle, informée et responsabilisée qui a produit ce que nous vivons aujourd’hui en France. Pendant des décennies, les discours médiatiques ont été dominés par des experts de pacotille, des commentateurs plus soucieux de dramatiser que de comprendre. Les véritables analyses, les débats courageux, les contre-pouvoirs éclairés ont été étouffés, relégués au silence ou réduits à des micro-interventions ponctuelles. Ce qui eut pour réultat un État affaibli, une économie mal préparée, un peuple mal informé, livré à l’incertitude et à l’inquiétude. Les décisions stratégiques – énergétiques, industrielles, diplomatiques – ont été prises dans un vide critique, sans que personne ne s’assure que l’intérêt national réel, et non le spectacle médiatique, soit protégé. Aujourd’hui, nous payons le prix de cette vacance de l’opposition avec un déclassement industriel inouï, une perte totale de souveraineté et une désorientation collective massive.

C’est ce vide qui rend possible que les grandes puissances et leurs stratégies complexes avancent presque hors de portée des regards, tandis que nos élites et nos commentateurs ne font que répéter en boucle des versions simplifiées, sensationnalistes et catastrophistes de réalités qu’ils ne comprennent pas.

Les vieux gardiens du récit continueront sans doute quelque temps encore à annoncer l'apocalypse et à défendre un ordre qui se fissure. Mais l'histoire est rarement tendre avec ceux qui refusent de voir le monde changer. Et c'est peut-être cela qui les inquiète le plus en  découvrant que le siècle qui commence ne leur appartient déjà plus. Ces experts autoproclamés, qui ne réforment jamais leur logiciel de pensée, continueront donc à tirer des plans sur la comète, à imaginer des complots nucléaires, et à transformer chaque conflit en show médiatique sensationnel. Pendant ce temps, le monde bouge réellement, sous nos yeux, bien au-delà de leurs prévisions alarmistes et de leurs tweets hystériques.

En définitive, le véritable sujet n'a jamais été la Russie, la Chine, l'Iran, Trump, l'Ukraine ou même les multiples crises qui secouent le monde. Le véritable sujet est notre incapacité collective à regarder au-delà du récit prémâché qui nous est servi quotidiennement. Une civilisation ne décline pas parce qu'elle manque de ressources, d'intelligence ou de talents. Elle décline lorsqu'elle renonce à comprendre le réel pour lui préférer le confort des slogans, des dogmes et des peurs fabriquées.

Tandis que les géopolitologues de plateau continueront à vendre leurs scénarios catastrophes comme d'autres vendaient jadis des élixirs miracles sur les places de marché, le monde poursuivra sa transformation. Les alliances évolueront, les centres de puissance se déplaceront, les équilibres se recomposeront et les peuples chercheront, comme ils l'ont toujours fait au cours de l'histoire, les chemins leur permettant d'assurer leur prospérité, leur sécurité et leur souveraineté.

La question n'est donc plus de savoir si les prophètes de malheur se trompent. Ils se sont déjà trompés mille fois et continueront à le faire. La véritable question est de savoir combien de temps encore nous accepterons de confondre information et agitation, expertise et récitation, analyse et propagande. Car le monde de demain n'appartiendra ni aux idéologues, ni aux bureaucrates, ni aux marchands de peur. Il appartiendra à ceux qui auront conservé une qualité, devenue trop rare, de penser par eux-mêmes. Et c'est précisément cette liberté d'esprit que redoutent le plus ceux dont l'autorité ne repose que sur l'ignorance qu'ils entretiennent.

Phil BROQ.

Blog de l'éveillé




Commentaires

  1. Gaza, le Liban, l'Ukraine, rien à voir avec l'apocalypse. Les émeutes au Royaume Uni, pas grave. La censure et le contrôle chaque jour plus envahissants, une vue de l'esprit. Les USA en permanente guerre civile, RAS. Trump et sa tribu d'"initiés", des apôtres à la vision claire d'un horizon civilisationnel de long terme.
    L'affaire Epstein, juste une petite tache sur cette perspective immaculée de tout péril majeur. Ayons confiance et suivons le Guide !!!

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    1. Et vive l'emblématique Donald Duck !!!

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    2. Un papier PH, une preuve par neuf et par ses habits, pour le coup pas très neufs, d'Empereur de l'hallucinatoire Cité perdue,
      et cela il faut être aveugle pour ne l'avoir pas vu ...

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    3. "Alors oui, il est nécessaire d’annoncer clairement que le succès stratégique états-unien de Trump est réel" ...

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    4. Ou la talmudique '"Epsteinocratie" en décapilotade avancée ...

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    5. Coluche saurait, en regard, où porter la plume (...) pour moquer pareille mascarade,
      rétablissant ainsi l'ordre véritable de l'institutionnelle bouffonnerie au regard de sa
      hiérarchie inversée d'un monde de catastrophique et permanente inversion ...

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    6. Merci pour votre commentaire, qui ouvre une réflexion intéressante. C’est justement le sens premier du mot « apocalypse » : non pas seulement la catastrophe annoncée, mais la révélation, la levée du voile. Certaines affaires, comme celle d’Epstein et les ramifications qui l’entourent, ont déplacé des sujets qui relevaient auparavant de la rumeur ou de la spéculation vers un questionnement public fondé sur des faits établis, même si toutes les interprétations ne se valent pas. Mon propos n’est pas partisan mais porte sur des réalités observables et sur leurs conséquences. Les conflits, les tensions sociales, les restrictions de libertés ou les crises institutionnelles méritent d’être examinés sans aveuglement idéologique, quel que soit le camp concerné. L’enjeu n’est pas de suivre un « guide », mais de conserver une capacité de discernement face aux événements qui façonnent notre époque.
      Merci pour cette référence à Coluche, dont l’ironie avait justement cette capacité rare à révéler les contradictions d’une époque en faisant tomber les masques. La satire joue souvent un rôle essentiel : elle met en lumière les décalages entre les discours officiels, les postures de pouvoir et la réalité vécue par les citoyens. Au-delà du rire, elle rappelle que l’esprit critique reste une condition nécessaire à toute société vivante. C’est justement ce qui donne à certaines de ses formules une étonnante longévité. Quarante ans plus tard, beaucoup de mécanismes qu’il tournait en dérision — le décalage entre les élites et les citoyens, la communication politique, les incohérences institutionnelles — continuent d’alimenter le débat. Ce qui a changé, ce sont les outils, les contextes et les acteurs ; ce qui demeure, c’est cette nécessité permanente d’interroger le pouvoir, ses discours et ses responsabilités. Merci pour ce rappel, car la satire est parfois un excellent révélateur des continuités de l’histoire. Bien à vous.

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  2. "L'idéaliste pense quand le réaliste connaît". Point n'est besoin de tomber dans le piège absurde de la sublime intellectualisation, grossièrement tendu par cet arrière petit-fils du baron de Münchausen, tout enflé de son hallucinatoire rhétorique. Les meurtres de masse provoqués, commis ou autorisés avec jubilation par ce pitre cynique, au total rebours de supposés engagements de campagne qui n'ont été névrotiquement reçus que par une "base" en constant déclassement, témoignent in concreto, s'il en est, de la réalité d'un naufrage qui n'a pas besoin d'être savamment expliqué à ceux qui en subissent cruellement les conséquences urbi et orbi. Le monde entier n'a pas fini de réaliser la toxicité (in)existentielle que projette l'Empire judéo-protestant.
    Après les Twin Towers, voilà l'irrésistible chute de la Trump Tower, dont le fracas, pour n'être qu'un tragique épicentre, est du registre très tangible de l'irréversible.
    Le monde est trop vaste pour ceux qui ont maladivement virtualisé à l'aune de fantasmagoriques échelles leurs spéculatives ambitions, telles que désormais réduites par l'épreuve du réel et de l'Histoire à rejoindre le cimetière des faillites.
    "To big to fall", voire ...

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    1. Fini la thalassocratie, pierre de touche du pétrodollar, la géographie et les empires/civilisations ont pris leur revanche.
      Bienvenue dans la cellule de dégrisement du krach obligataire (du shutdown ?) ...

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    2. Je comprends votre lecture, mais elle repose précisément sur une interprétation des événements qui mérite d’être confrontée aux faits vérifiables plutôt qu’aux récits dominants ou aux récits alternatifs qui s’y opposent. Ce que l’on observe aujourd’hui, c’est une remise en cause profonde de nombreuses structures issues de l’ordre mondial établi depuis plusieurs décennies, avec des recompositions géopolitiques majeures.
      Les dynamiques à l’œuvre ne peuvent être réduites à la seule personnalité d’un dirigeant ou à une lecture morale des événements car elles concernent des rapports de puissance, des intérêts économiques et des architectures institutionnelles. Pour comprendre ces mécanismes, il est nécessaire d’étudier les réseaux d’influence, les équilibres financiers et les stratégies de pouvoir qui ont structuré le monde contemporain.
      C’est dans cette perspective que je recommande la lecture de mon dernier livre "Les Barons voleurs du Nouvel Ordre mondial" (TheBookEdition), qui propose une analyse de cette architecture et des forces qui sont aujourd’hui profondément contestées. Le débat mérite d’être mené sur les faits et les mécanismes réels, au-delà des narrations préfabriquées, quelles qu’elles soient. Bien à vous.

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    3. "La nuance, la stratégie rationnelle, le souci du peuple…", on est en droit de se demander où vous avez vu cela, fût-ce "au-delà du récit prémâché qui nous est servi quotidiennement" et nonobstant le "fait" que "les dynamiques à l’œuvre ne peuvent être réduites à la seule personnalité d’un dirigeant", pour soutenir en regard que :
      " Alors oui, il est nécessaire d’annoncer clairement que le succès stratégique états-unien de Trump est réel" ...
      Bien à vous.

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    4. Merci pour votre commentaire. Justement, je ne l'ai lu nulle part. Ce que j'exprime est mon analyse personnelle, fondée sur les faits tels que je les interprète, et non sur le seul récit proposé par les médias dominants. À mes yeux, pour comprendre les événements actuels, il faut adopter une vision plus globale des mécanismes de pouvoir : les réseaux financiers transnationaux, les intérêts économiques, les rapports d'influence et les acteurs qui les servent. C'est dans ce cadre que j'interprète les actions de dirigeants comme Trump, Poutine ou Xi, que je vois comme convergeant, chacun selon ses intérêts et ses méthodes, vers une remise en cause de certains équilibres de pouvoir établis. J'utilise souvent l'image d'un cancer : lorsqu'un mal est profondément imbriqué dans un organisme, une intervention brutale peut mettre en péril l'ensemble du corps. Selon cette lecture, certaines évolutions géopolitiques relèvent davantage d'une stratégie progressive que d'un affrontement frontal, précisément pour éviter un chaos généralisé. L'Iran ne fait pas exception. Comme dans beaucoup d'États, je considère que le pouvoir est traversé par des intérêts divergents, des luttes internes et des acteurs aux agendas parfois contradictoires. C'est également ainsi que j'interprète les relations entretenues par certaines factions avec différentes administrations américaines, qu'il s'agisse d'Obama, de Clinton ou de Biden. Vous êtes libre de ne pas partager cette lecture, mais elle ne procède pas d'un argument d'autorité ni d'un simple relais médiatique. Elle résulte d'une grille d'analyse plus large des rapports de force internationaux. C'est dans ce sens que j'affirme que le succès stratégique de Trump me paraît réel, indépendamment du jugement que chacun peut porter sur sa personne. Bien à vous.

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    5. "Pour éviter un chaos généralisé", Cf. l'action ou l'inertie concurrentes et jumelées des fusionnels occidentaux (avec ou sans Trump) à Gaza, "blanchie" jusqu'aux tréfonds de son sous-sol de toute vie humaine, en Ukraine métastatique, s'il en est, de corruption en bande organisée au corps non défendu de son miséreux propre peuple, en Iran massivement bombardé sous toutes ses coutures et dans toutes ses vitales infrastructures, où "la nuance, la stratégie rationnelle, le souci du peuple" (...) sont manifestement, et pleinement, à l'oeuvre ...

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    6. En cela, s'il est parfaitement clair qu'avancer que "les dynamiques à l’œuvre ne peuvent être réduites à une lecture morale des événements" relève de la pure litote, mettre en évidence "les faits et les mécanismes réels, au-delà des narrations préfabriquées", s'apparente très concrètement, très prosaïquement, à juger un arbre à ses fruits, en l'occurrence délits d'initiés en bande organisée, flambées spéculative à répétition des cours du pétrole, prospérité inébranlable, mais toujours inquiète, de toute l'infrastructure du complexe militaro-industriel made in US si "cher" à l'Etat profond, étouffement sans véritables heurts systémiques des méga-scandales (Epstein et autre Big Pharma) appauvrissement de la population des "sans dents", inflation socialement dévastatrice, classiques du genre chez des yankees férocement reliés par leur abrasive religion du Dieu (pétro)Dollar. Le tout, bien évidemment, au son du canon and "with God on their side" (Bob Dylan), soit rien de nouveau chez les (judéo)protestants, qu'ils soient hypocrites puritains démocrates ou bas du front red necks républicains. God bless América and Donald the Greatest !!!

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    7. Maintien de l'imperium par le conflit militarisé pouvant aller jusqu'au dernier degré, délibérément ouvert et non moins âprement sanglant, quand l'Empire se sent menacé de ne plus disposer de la domination (géo)politique, qu'elle soit d'ordre économique, matériel, financier, technologique ou symbolique.
      Pari risqué (pour qui ?) d'un âpre "jeu" géopolitique à somme nulle (quand l'un avance, l'autre recule), mais à dividendes certains et constants pour ceux qui, privatisant les bénéfices et socialisant les pertes (toujours cruellement humaines), n'auront jamais à assumer d'aucune manière le chaos ainsi provoqué et entretenu pour prolonger l'enfer originel du massacre impérialiste, sauvagement indexé en l'espèce sur la captation des voies de navigation et des ressources en matières premières éminemment privatisées par l'oncle Sam, à rebours de tout principe prétendument libéral du mythique, et tout autant irénique, "doux commerce".
      Rien de nouveau chez les sectateurs néocons, depuis, à tout le moins, l'invasion parfaitement illégale, pour être industriellement meurtrière, de l'Irak et la fallacieuse (et juteuse) martingale de l''indiscernable "axe du mal" tel qu'incessamment prétexté par un marmoréen Etat profond, solidement ensouché dans sa perpétuelle politique de prédation par ses mafieuses ramifications, dont la rhizomique organicité en perpétuelle recomposition, celle des pragmatiques intérêts, assure sans faille, par delà les (très) archaïques querelles de clan, la diabolique pérennité.
      Cela s'appelle, pour un magnat de l'immobilier rompu à la crapuleuse prise illégale d'intérêt et désormais en association avec de tels mortifères initiés par le fait d'une satanique collusion (certainement scellée et consolidée en dernier ressort par les éléments de l'affaire Epstein) allant jusqu'à lui faire prétendre à une délirante nobelisation (...), jouer cyniquement sur du velours ...
      Et c'est par le truchement d'une telle psychopathologique inversion que la Légende est en marche ...

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    8. Je pense que ce que vous décrivez est votre lecture des événements, mais elle est très éloignée de la mienne. De mon point de vue, sans Donald Trump, la planète serait probablement déjà engagée dans une guerre mondiale ouverte. Les véritables affrontements se jouent aujourd'hui davantage dans les salons diplomatiques, les négociations et les rapports de force géopolitiques que sur les champs de bataille, même si ces derniers restent tragiquement bien réels.
      Ce que j'observe, c'est surtout que l'impérialisme anglo-saxon, ainsi que ses prolongements géopolitiques, dont Israël fait partie selon mon analyse, sont mis à mal par les actions de Trump. Là où vous voyez un acteur s'inscrivant dans la continuité de l'Empire, je vois au contraire quelqu'un qui bouscule certains équilibres établis depuis des décennies et remet en cause des intérêts qui semblaient jusqu'ici intouchables. Nous avons donc des grilles de lecture radicalement différentes. Vous interprétez ses décisions comme la poursuite d'une logique impérialiste ; j'y vois plutôt une tentative de rompre avec une partie des mécanismes qui ont conduit à des interventions militaires répétées et à une escalade permanente des tensions internationales. Le temps dira laquelle de ces lectures se rapprochera le plus de la réalité, mais il est important de distinguer les faits de leur interprétation. Bien à vous.

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    9. Malheureusement, la méthode classique qui consiste à déclarer la victoire et à se retirer ne sera pas utilisable cette fois au Moyen Orient, singulièrement "mis à mal" par le si démiurgique Trump, en totale rupture avec tout sens (commun ?) de réalités géopolitiques, et géo-historiques, qui n'ont de cesse que de tragiquement saillir par leurs effets à l'échelle mondiale, quand force est de constater on ne peut plus matériellement que le dévastateur conflit OTAN/Russie, incessamment (ré)alimenté depuis la fin de la guerre froide, et plus spécifiquement depuis février 2014, après dix ans d'échec consommés en Irak, en toute continuité des inflexibles plans inhérents à l'invariable stratégie de l'hégémonique Oncle Sam, n'aura pas été réglé "dans les 2 jours" de l'accès à la présidence du susnommé, éminemment ravi de maintenir dans la sujétion, la dépendance, la pénurie, et l'inflation tout un sous continent européiste réduit dès lors (avec le zélé consentement de ses "dirigeants" tant félons que corrompus) à l'infamant rôle de dépotoir/exutoire .
      Ou quand le théâtral barnum d'essence éminemment performative, tout autant médiatique que messianique, bute sur ses limites, contre lesquelles s'échoue une arrogante architecture organiquement née de la violence, par la violence, pour la violence, y compris à l'adresse de ses pitoyables vassaux "européens", invariablement soumis à un privilège juridictionnel d'"extraterritorialité", de fait ouvertement étiquetés de la "qualité" de colonies/proxis dorénavant à soumettre ou à compromettre par tous moyens au service d'une sauvage industrie de guerre savamment pilotée par "L'Etat profond" comme diaboliquement et indissolublement indexée, à l'instar de l'intouchable Big Pharma, sur le couple satanique formé par la "Tech" et la Haute Finance, concurremment ensouchées sur un existentiel pétrodollar, historiquement aliéné au gré incontournable d'un indispensable, et tout autant artificieux, pacte faustien plus que jamais porteur de tous les bellicismes en actes comme en puissance.
      Et cela, désormais se manifeste, se constate, et ainsi s'identifie comme jamais, dans sa caricaturale et meurtrière grossièreté, incidemment attestée dans la tangible réalité "des faits" par une portée génocidaire tous azimuts et des "réseaux" (...) infectés jusqu'aux tréfonds d'une insondable, et tout autant moderne, inhumanité, bien au delà des "salons diplomatiques" et, ainsi dorénavant, de tout Soft Power.
      Quand les faits bruts se distinguent et font congruence, toute interprétation se trouve saisie par l'empire de la force de leur seul objet ...
      Bien à vous.

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    10. Symbole satanique des plus tangibles, s'il en est, du continuum de l'infernale Matrice judéo-protestante en acte(s), foncièrement indexée sur une commune, très utilitariste et si âpre Utilité, la cynique validation sans réserve par le si sérénissime Président Trump du "pardon" institutionnel proposé en matière d'opportun blanchiment, dès lors en bande organisée, par l'ectoplasmique, et non moins népotique, Biden de l'éminent docteur Fauci, lequel n'aura ainsi, en réalité, aucunement à répondre de sa permanente (et très lucrative) forfaiture, de la sorte juridiquement couverte par une si solennelle Constitution, dont l'essence si vertueusement biblique parfume irrésistiblement, et si utilement, l'irrésistible, et si propitiatoire, métaphysique (néo)libérale.
      Hideux émule de pratiques, pour le moins paganiques, et tout autant mafieuses sous les hyper-puissants auspices de l'hydre délibérément infectieuse connue sous le vocable indéfini de "Big Pharma", laquelle sortira, bien évidemment et comme toujours, indemne de tous ses continuels forfaits.
      Hideux personnage, si emblématique, que l'ont croyait pouvoir espérer désormais relever des pires chapitres de l'Histoire telle qu'on pouvait être en droit de la croire enfouie et révolue dans le passé totalitaire le plus sombre.
      Mais, malgré Assange, malgré Snowden, malgré Charly Kirk, malgré Eisenhower, malgré (tous) les Kennedy, malgré les Pentagone's Papers, malgré le mensonge frontal sans "déni plausible" au ressort de l'illégale invasion de l'Irak, malgré les Epstein's files, malgré le génocide industriel au ciel ouvert de Gaza, l'Etat profond usera (et abusera) de tous les "narratifs" et veillera, sans fléchir et par tous moyens (...), à la continuité singulièrement vermoulue du fil ininterrompu de ses métastatiques, et non moins méphistophéliques, hégémoniques intérêts.
      Trump ou pas ...

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    11. Le Dieu Dollar, ou la diabolique cristallisation d'un créationniste artefact tenant lieu de religion première et dernière pour un infernal Hégémon, se vivant immémorialement comme tel et faisant payer à un monde non élu le mortifère décret de ses permanentes projections génocidaires.
      Tragique Sabbat, s'il en est, d'une hyper-modernité en acte(s) aux incessantes, et non moins terrifiantes, voies de fait ...

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    12. La preuve, en son temps, si besoin était, par le fabuleux Henry Kissinger, cynique tueur de masse et pour autant prix Nobel de la paix 1973 malgré la démission de deux membres du comité éponyme en guise de protestation.
      En la matière, seule "victoire stratégique" sur un héroïque petit peuple de paysans d'une délirante hyperpuissance carburant au mensonge et à la manipulation, sortie, selon son si probe Président/commandant en chef, " dans l'honneur" (Nixon ...) d'un mortifère bourbier tel qu'enfanté et industriellement propagé par de singulières, et non moins expérimentales, défoliations de portée génocidaire dont les inextinguibles relents persistent à perfuser une si incisive et si résonnante actualité ...

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    13. "Behind the curtain there is the pantomime" ... Avant de tirer le rideau sur un constat d'échec ayant pour effet de se projeter bien au-delà de sa triste réalité tant matérielle que stratégique, Trump "commandant en chef" aurait dû mesurer et recevoir les arguments, circonstanciés s'il en était, de Wesley Clark sur toute folie expéditionnaire (excursionniste ?) à l'endroit de l'Iran, laquelle révèle in fine jusqu'au plus abrasif de l'absurde, tel qu'il suit le fil constamment tendu des nihilistes boursouflures d'un ubuesque ego, la pathétique mise à nu d'un délirant, et non moins eschatologique, projet impérial ayant ainsi exposé urbi et orbi ses pathétiques limites.
      Anyway, "show must go on", quand tout ce qui est, pour le moins, excessif s'avère immanquablement dérisoire ...

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    14. La matérialité la plus rude, celle très réelle du "terrain" des réserves, très physiques, en pétrole et en munitions contre lesquelles l'Empire devenu fou se cogne, fait exploser le cours d'une si obèse et arrogante virtualité purement et simplement spéculative, celle des "marchés" délibérément déconnectés de prosaïques et si tragiquement persistantes réalités qu'elle entendait performativement recouvrir et dissimuler à l'intention d'un piètre dessein d'ordre organiquement népotique et foncièrement ploutocratique, pour des métastatiques fins tant éminemment privatives que criminellement parasitaires.
      Bref, le satanique piège israélien se referme sur une piteuse "administration Trump" qui n'a de cesse que de donner de la bande par cette damnation même, et fait saillir on ne peut plus puissamment des arrêtes de plus en plus nettes et prononcées au désormais si impérieux protocole d'accord "signé" avec l'Iran.
      Les arbres ne poussent pas jusqu'au ciel, quand les "bulles" trouvent toujours à se précipiter vers l'enfer qu'elles ont malignement configuré sur le dos cyniquement meurtri des peuples de sang ...

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    15. Souhaitons que le pathétique nez rouge de cet Ubu, fait roi d'une superstructure tragiquement devenue folle, tienne lieu d'ultime catharsis et, bien au-delà, sonne, en matière même d'apocalyptique Kaïros, la fin de partie d'un monstre systémique né pour indéfiniment survivre à ses diaboliques utilités ...

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    16. Utilités au rang desquelles se découvrent, à leur corps nationaux (non)défendus, ceux qui se croyaient les "alliés" de cette structure incessamment mise à nu au regard de la protéiforme escroquerie de prédation, continuellement produite et industriellement scénarisée depuis le puissant prétexte de racines électives pseudo-évangéliques si chères aux si virulents néo-cons, que ne peuvent plus dissimuler au monde si violemment dessillé aucun "gaslighting" ou autre "brainwashing".
      Diabolique et polymorphe structure qui n'hésite pas, au demeurant, à utiliser ses propres troupes pour tenir lieu de "leurre" afin de permettre la cauteleuse, et non moins calamiteuse, "exfiltration" d'un "président" si héroïquement "patriote" qui, en la très prosaïque et si révélatrice (apocalyptique ?) occurrence, a donné à voir la réalité piteusement désenflée d'un pathétique "Boss", illustre "commandant en chef", en totale décapilotade depuis son statut d'institutionnel mâle Alpha.
      Où le "rêve américain", par le choc de la réalité réservée au commun ("gens qui ne sont (plus)rien"...), (ré)inaugure ipso facto un convulsif, et tout autant rabique dépit/ressentiment américain qui n'augure rien de bon, sauf peut-être, comme toujours, pour les 0,001% des sataniques initiés pour le moins indifférents à tout intérêt général (in)considéré en tant que tel.
      And that's all folks ...

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    17. En un mot et en deux questions, la monumentale escroquerie financière made in USA, aiguisée à visage ouvert par l'Entité sioniste et ses diaboliques parrains, pour le Dieu Dollar, et par le Dieu Dollar, de la perpétuelle guerre impériale, pour la guerre et par la guerre, jusqu'à quand et à quelle terrifiante hauteur d'un si mortifère tribut d'essence délibérément génocidaire, "with God on their side" ?...

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    18. Bref, les habits neufs de l'Empereur se sont rendus pour le moins visibles, comme dérisoirement lisibles, de leur grossière transparence au regard même de l'immature enfant gâté (à tous les sens du terme) "occidental", lequel, à son corps éminemment non défendu, risque de plus en plus tangiblement, et à très court terme, de faire l'épreuve tragiquement incarnée, historiquement dévastatrice et génocidaire s'il en a récurremment été, de la belliciste réalité portée par la fallacieuse et mortifère illusion ("la grande"...), diaboliquement dynamique comme machiavéliquement manipulatoire, du si noble, impérieux, solennel et progressiste concept/avatar de "modernité".
      Démocratie(s) disiez-vous, ou le règne de l'infernale permanence de l'irrésistible impermanence ...

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    19. Il faut bien que tout change pour que rien ne change au profit des fameux 0,001%, un classique identifiant ce Diable, lequel s'est toujours singularisé par le fait de faire croire qu'il n'existe pas, à l'instar de l'Enfer de domestication organique par lequel, incessamment, il se commet.
      "Sympathy for the Devil", ou l'insidieuse mise en musique du consentement à l'irrésistible Chronique d'un crime parfait contre l'humanité ...

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    20. Si ce crime parfait le restera à ciel ouvert à défaut d'institution à nouveaux frais d'un quelconque "Nuremberg", jamais applicable à un "Nouveau monde", nouvelle Jérusalem pourtant désormais dépouillée des mystificateurs oripeaux de sa pseudo "innocence/pureté" originelle, l'effet boomerang, immanquablement généré par un impitoyable, et non moins scarificateur, "retour d'expérience" cristallisé dans le prosaïque quotidien d'un peuple "élu" de sa prédestination et incessamment bafoué par de si cyniques et mortifères instrumentalisations, dessinera très concrètement de très limitatifs, et tout autant cruels, confins aux dérisoires projections, illusoirement métaphysiques, de délirantes et chimériques "nouvelles frontières".
      La seule question qui vaille : comment va se manifester, et à quelle échelle/monde, cette brutale crise de dégrisement ?
      On peut craindre que la réponse, à défaut d'être précisément contenue dans la question, désigne d'ores et déjà, tous azimuts, ses innombrables multitudes expiatoires, au son lancinant d'un résonnant "Paint it black" d'obscure réminiscence, donnant corps et actualisation au tragique précédent d'une crépusculaire "Apocalypse Now".
      "I look inside myself and see my heart is black ... It's not easy facing up when your whole world is black"...
      En regard d'une telle abrasive résonance, tant d'impact intime qu'organiquement réticulaire, toute explication risque désormais de s'affirmer comme dérisoirement superfétatoire au regard d'un pathologique Réel que ne dépassera jamais aucune fiction.
      Ceci d'autant plus qu'en l'occurrence les piteux scénaristes aux manettes (issus de la télé-réalité ?...), à l'instar des sinistres acteurs (non)mis en cause par les manipulatoires épisodes cyniquement actés au fil des pathétiques "Pentagone's papers", n'aurons jamais posé un pied dans le désert obscur du satanique, et définitif, marasme dont ils sont les criminels auteurs ...
      MAGA (!!!) scandaient-ils à tue-tête, et à prix bruyamment promotionnel, en tête de gondole de leur barnum électoral ...

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    21. Barnum électoral qui aura du mal à reproduire ou renouveler son tonitruant "narratif", quand il est apparu au plus net que la transition de l'hypocrite illusion de nature strictement performative du "droit" vers la brutale emprise mafieuse d'une pure force prédatrice d'assise militaro-industrielle et d'adossement géo-pétrolier ne se réalisait in concreto qu'au profit purement spéculatif de quelques endogamiques élus/initiés ploutocratiquement perfusés au cynisme le plus pur de toute fadaise patriotique ou autre idéaliste naïveté.
      Moment de vérité du "réalisme" judéo-protestant", au regard du point d'acmé de l'expression la plus aboutie de sa plus vive et carnassière alacrité, probablement essentielle, eu égard à une incontestable métaphysique prédestination, à l'optimum de l'écosystème mondial tel qu'ontologiquement subordonné et assujetti à une si impérieuse, et non moins solennelle, "destinée manifeste" ...
      L'Hégémon déplaçant unilatéralement ses "vecteurs" et ses points d'appui géopolitiques, entend clairement, au gré d'un prédateur pari sur la seule "puissance", exclusif de tout ancrage ou autre velléité diplomatique, rester l'Hégémon.
      Certes à l'abri (?...) de deux océans et de son arrière cour de "légitime" appropriation (...), mais désormais sans horizon mystique, sans réelle adhésion foncièrement démocratique, et sans alliés autres que ceux ayant passivement consenti à la dégradante condition de vassaux/partenaires éminemment corrompus, dépourvus de la sorte de toute authentique "garantie" autre que celle d'être redevable d'un Empire mafieux désinhibé de toutes limites, et cela les pétromonarchies du Golfe l'ont cruellement bien compris ...
      Gigantesque pari qui, en tout état de cause, n'aura pour objet et effet que de classiquement faire porter le risque aux malheureux "clients" captifs d'un tel Empire, tel que notre si anxiogène actualité de "cocus systémiques" en atteste et nous le rappelle.
      Cocus par vocation et organique corruption, et non par fatalité ...

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    22. Cher anonyme, le problème n’est peut-être pas que ton propos ait forcé le trait un temps soit peu « littéraire » ou « révolutionnaire », mais qu’à force de vouloir tout dire dans une seule phrase, tu finisses par ne plus rien rendre véritablement compréhensible. La densité lexicale ne fait pas nécessairement la profondeur de l’analyse, pas plus que l’accumulation de concepts, de qualificatifs et de références ne constitue à elle seule une démonstration. Ces commentaire semble défendre une thèse assez simple : derrière les grands récits de droit, de démocratie, de diplomatie et de puissance, se jouerait une reconfiguration beaucoup plus brutale des rapports de force au profit d’intérêts oligarchiques et militaro-énergétiques. C’est une thèse qui peut parfaitement être discutée — et même vigoureusement — sans l’envelopper dans une logorrhée où « métaphysique prédestination », « acmé », « assujettissement ontologique », « alacrité carnassière » et « pétromonarchies » se disputent la vedette. À mon sens, la véritable portée d’une pensée critique n’est pas de paraître plus complexe que le réel, mais de parvenir à le rendre plus intelligible. Sinon, on ne renverse pas l’hégémonie du discours dominant : on lui substitue simplement une autre forme de jargon.

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    23. Il ne s'agit aucunement de "paraître plus complexe que le réel" mais de s'efforcer de le scruter en essayant de le mettre en perspective pour se le représenter, sachant que l'on restera toujours à la lisière d'une inaccessible objectivité.
      Ceci, sans bien évidemment prétendre présomptueusement, et non moins artificiellement, le "démontrer", étant bien entendu que le réel ne se démontre pas par une illusoire résolution logique, quand il est un Tout "complexe" en regard duquel seule peut valoir une subjective approche de stricte ambition analytique sur la base, et sous la contrainte, des seuls constats disponibles.
      Or, en l'occurrence, c'est bien ce réel qui se montre foncièrement "révolutionnaire", sans avoir besoin d'être "densifié" ou de faire l'objet d'une quelconque thèse, puisque, justement, il pose dans les actuelles circonstances un plan de réalité on ne peut plus abrupt où se constate sans ambages la force brute de la violence militaro-industrielle, laquelle, contrairement à la restitution à laquelle vous procédez, se montre précisément désinhibée d'une quelconque nécessité d'être diplomatiquement maquillée par aucuns "grands récits de droit, de démocratie, de diplomatie et de puissance".
      Par ailleurs, "concepts, qualificatifs et références" sont les seuls moyens humains, depuis l'âge classique, pour aborder, certes toujours subjectivement, une quelconque problématique réalité, y compris et fort heureusement, dans le domaine juridique, régalien s'il en est, séculièrement ordonnancé et positivement structuré par ce que l'on désigne sous le vocable d'Etat de droit.
      Aussi, si cette réalité la plus brute, et la plus brutale, ne nécessite nullement d'être "'enveloppée dans une (quelconque) logorrhée", l'éclat de son écho de portée géopolitique, géostratégique, voire anthropologique, ne saurait se réduire à une "thèse assez simple" qui en éluderait le choc par le truchement d'une langue d'atténuation qui, en épousant les seuls canons de la froide description distante et péremptoire, enrobage patenté de la vertueuse langue de bois des pseudo-experts, évacuerait la dramaturgie des peuples, laquelle, si elle n'a que faire de toute "forme de jargon", se doit d'être identifiée et qualifiée à hauteur d'homme.
      Scrutation qui sera toujours moins incisive que la sordide réalité de son objet, en regard de laquelle, nonobstant toute dérisoire coquetterie de style, nous ne disposons que des mots ...
      Bien à vous

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    24. En politique, s'il est vain de se payer de mots, il l'est tout autant de s'en priver et de tomber ainsi dans l'ignominie de l'immonde nasse relativiste, dûment stigmatisée en son temps par Camus, selon lequel "mal nommer les choses c'est ajouter du malheur au monde".
      En l'occurrence ce sont les mots qui, dans cet âpre et cynique théâtre géopolitique, permettent et permettront de juger sur pièces ce qui peut apparaître encore comme insondable dans un brouillard de guerre qui se dissipe malgré tout pour dévoiler de monstrueux ressorts.
      Les mots et leur action en termes de force vitale de sursaut, tels qu'ils ont au reste d'ores et déjà eu pour effet, on ne peut plus positif et concret, fussent-ils justement dépourvus d'aucune projection d'arrogante toute puissance, de rétablir une réalité effective où le supposé "discours dominant" n'est précisément plus du tout "hégémonique".
      Les mots, matière même de "liberté d'esprit" comme de substrat à toute défensive contre-mesure de premier et dernier lieu à l'encontre d'aucuns "idéologues, bureaucrates, ou marchands de peur", en regard de laquelle, fort justement, Zola, Camus, Soljenitsyne, ou tant d'autres, "littéraires" s'il en a été, n'ont jamais mesquinement oeuvré à "se disputer la vedette" au regard, éminemment glacé, du Réel ...

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    25. Je vous rejoins pleinement car en effet, il ne nous reste que les mots pour tenter de décrire un réel qui, aussi noir soit-il, se doit d’être nommé et exprimé avec force et talent. Et c’est précisément ce que vous faites ici, avec une assiduité dont je vous remercie sincèrement. Lorsque le réel devient difficilement soutenable, le risque serait de l’édulcorer par les précautions du langage, jusqu’à le rendre méconnaissable. Les mots ne sont certes pas la réalité, mais ils permettent de la regarder en face, de la nommer et, peut-être, de préserver cette indispensable liberté de jugement. Merci donc pour cette constance et pour cette exigence : dans le brouillard des événements, mettre les mots justes sur les choses demeure déjà une manière de ne pas renoncer à la lucidité. Bien à vous.

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    26. Cher anonyme qui répond a un autre anonyme, ( n'hésitez pas a utlisier un pseudo a mettre en cliquant sur NOM/URL, ce qui sera plus pratique pour tous) . Je comprends la critique de la forme, et chacun est évidemment libre de juger un style trop dense, trop littéraire ou une argumentation trop chargée à son goût. Mais c’est précisément ici que la liberté d’expression prend tout son sens : elle ne saurait être conditionnée à ce que le style, le vocabulaire ou même l’idéologie exprimée demeurent conformes aux convictions de ceux qui la lisent. On peut contester vigoureusement une thèse, démonter un raisonnement, réfuter des références ou juger certains propos excessifs. C’est même le principe du débat. Mais censurer ou faire taire une parole au seul motif qu’elle heurte, dérange ou déplaît reviendrait précisément à renoncer à cette liberté que nous prétendons défendre. La liberté d’expression n’a de valeur que lorsqu’elle protège aussi les paroles qui nous irritent, nous bousculent ou nous paraissent excessives. Le débat contradictoire est préférable au silence imposé : répondons donc aux idées par d’autres idées, aux arguments par d’autres arguments, et laissons chacun exercer son propre jugement. Bien à vous.

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  3. Malheureusement, c'est bien le réel qui hurle et se montre tragiquement excessif, en regard de quoi l'expression critique d'un esprit se voulant libre et citoyen se trahit si elle ne campe pas un auguste cri dont la virulence se doit d'objecter au plus vif à l'institutionnel silence retors des réelles, et ainsi tant véritablement hégémoniques qu'immarcesciblement taiseuses, structures effectives de commandement.
    Structures diffuses de déni permanent, plausible ou pas, tant organique que systémique de sourde et gourde euphémisation, qui ne sont éventuellement "gênées" dans leur cynique architecture de pur et froid fonctionnement opératoire que quand elles sont inlassablement scrutées, caractérisées, identifiées, mises au jour et crûment nommées en toute clarté pour l'essence qu'elles révèlent, et ainsi pour ce qu'elles sont à travers même de ce qu'elles font.
    Le Diable aimant crapuleusement à faire croire qu'il n'existe pas, le notable précédent du mémorable "J'accuse" n'a pas eu de trop de sa lettre, de son esprit, de son souffle, ainsi intimement inspirés depuis les transcendants tréfonds d'un talent pour le coup brutalement agacé, pour être dûment expiré au fil d'or d'une intime conscience faisant montre au plus près, s'il en est, de l'éruptive puissance des mots.
    "Alea jacta est", se résigne-t-on souvent à dire, alors qu'avant de les " jeter" encore faut-il véritablement, et authentiquement, les jouer en son nom les précieux dés dont on dispose ...
    Bien à vous

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    1. Au demeurant et en regard, est-il encore besoin de souligner la perversité suintante de notre époque en matière de régressif moment de bascule, laquelle a incidemment fait émerger, tels de (très) réducteurs contrepoints vertueusement drapés d'objectivité, le moment délibérément percutant d'auto-proclamés "fact chekers", véritables juges/arbitres stipendiés des élégances conformes en termes de sourcilleux, et non moins impérieux, pontifes faisant hautement profession d'éthique, au fil d'une si prégnante, et si totalisante, didactique visant prétendument à rendre le réel absolument plus "simple", plus "intelligible" par le biais même d'une constante, et tout autant dissociative, mécanique de péremptoire réduction du champ lexical, perfidement consubstantielle à une réelle opération de pathétique, voire pathologique, appauvrissement sémantique.
      Ou quand l'"Absolu" verse dans l'absolutisme ...

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    2. Insipide absolutisme confinant en réalité au totalitarisme le plus insidieux, le plus oblitérateur, et à son insigne cortège de mécanique novlangue, rédhibitoire en regard de la restitution la plus fidèle, la plus incarnée, la plus abrasive des épineuses arrêtes du réel, dont il est éminemment jugé subversif, et désormais potentiellement illégal, au motif éminemment arbitraire d'"ingérence", de rendre compte.
      Totalitarisme arasant ainsi de sa sinistre défoliation toute perspective historique et culturelle portée par la richesse en acte de la langue, ultime substrat d'autonomie, d'enracinement et de liberté, individuels comme collectifs, vis à vis duquel Aldous Huxley, Georges Orwel, Viktor Klemperer, Ray Bradbury n'ont cessé, entre autres, de prévenir par de saisissantes, et non moins confondantes, similitudes foncièrement anticipatrices du fait même d'anachroniques, et non moins tragiques, précédents ...

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